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Mercredi
26 mai 1999, M. Anderson Nziakianda est arrêté
par un groupe de militaires sur ordre d'un
commandant des Forces Armées Congolaises (FAC)
non autrement identifié et conduit au bureau II,
service des renseignements du Groupe Spécial de
Sécurité Présidentielle (GSSP) , sis immeuble
ex GLM/Gombe. L'arrestation de M. Anderson
Nziakianda est liée à une tentative de
spoliation de la villa de son oncle, M. Lutumba
wa Diazo, en voyage. Cette villa, située dans
la commune de Gombe a été acquise en 1975 et
enregistrée sous le numéro cadastral Q. 370
folio 113 à
124, volume CCCXXV. M. Anderson Nziakianda
demeure en détention jusqu'à ce jour.
Vendredi
28 mai 1999, vers 18h30', plusieurs membres du
parti politique Union pour la Démocratie et le
Progrès Social (UDPS) sont arrêtés par les éléments
de la police nationale congolaise au domicile de
M. Lubanzila, 1er vice-président cellulaire de
l'UDPS, quartier Mbwala, commune de Kimba-nseke.
Il s'agit de messieurs Hassan Kabengele,
Lubanzila et son fils Lubanzila âgé de 15 ans,
Bikuta Vital, Felly Mawila, Vianga Mwena, Jeef
Mafuta, Simon Mbengi Baseya, Mampasi et Gérard
Lukoki. Ils ont été directement acheminés au
commissariat de la police de Kimbanseke où ils
ont été présentés au public comme des
voleurs. Des coups de fouets leur ont été
administrés. Ils ont été ensuite dénudés et
jetés au cachot. Lors de leur arrestation, les
policiers ont emporté des biens de valeur : une
moto Yamaha 125 cc, quatre chaises en plastique,
etc. Samedi 29 mai 1999, ils ont été transférés
au cachot de l'Inspection Provinciale de la
Police de Kinshasa (IPK, ex Circo).
Samedi
29 mai 1999, vers 15 heures, M. Laurent Kantu
Lumpungu, président de l'association des cadres
pénitentiaires du Congo (ACPC) est arrêté au
centre pénitentiaire et de rééducation de
Kinshasa (CPRK) à Kinshasa/ Selembao où il
s'est rendu en mission de service de l'ACPC. Il
a été acheminé le même jour, vers 18h30,' à
l'Inspection Provinciale de la Police de
Kinshasa (IPK, ex Circo). Il est reproché au président
de l'ACPC, M. Laurent Kantu Lumpungu, d'avoir
fait une déclaration " mensongère "
sur les conditions carcérales au CPRK à une
correspondante d'une radio étrangère diffusée
à la Voix de l'Amérique (VOA) la veille de son
arrestation. Des mesures restrictives de visites ont été prises à son
endroit. A l'issue d'une visite de la délégation
des ONG congolaises de défense et promotion des
droits de l'homme, M. Laurent Kantu Lu-mpungu a
été placé en garde à vue.
Mercredi
10 mars 1999, vers 12h45', Mme Ouaneh Mputu
Honorine, responsable du bureau de change "
La bourse ", sis avenue du Plateau, commune
de Gombe et sa
caissière Sambasi Annette sont arrêtées
et acheminées au bureau des services spéciaux
de la police, sis immeuble ex Kin-Mazière dans
la commune de Gombe par deux policiers à la
suite d'une fausse déclaration d'un client
insolite qui les a accusées de pratiquer un
taux de change autre que celui fixé
officiellement par la banque centrale du Congo (BCC).
A
l'issue d'une audition sur PV par le commandant
Muanza, elles ont été obligées de payer une
amende de 200 $ US, laquelle sera perçue sans
quittance. Les deux victimes ont été ensuite
envoyées dans le bureau d'un autre commandant
qui a ordonné leur bastonnade. Dénudées,
elles ont reçu des coups de fouet à l'aide
d'un câble électrique avant de recouvrer leur
liberté le même jour.
Mardi
16 mars 1999, à l'arrivée d'un vol de la
Sabena à Kinshasa/N'djili, une délégation de
la Fondation britannique " Christian Aid
", composée de messieurs Dominic Stokrow (Program
Funding Officer) et Lewis Sida (Emergencies
Co-Ordinator) est interpellée par le service
d'immigration, Direction Générale de Migration
(DGM). Ils ont été retenus pendant deux jours
et gardés dans le bureau de la DGM/Direction
provinciale de Kinshasa à Gombe (en face de
l'immeuble ex Kin-Mazière) avant d'être expulsés
vendredi 19 mars 1999 sur un vol de la Sabena de
22heures. Pour cause, il a été constaté un
visa de séjour au Rwanda apposé dans un des
passeports.
Jeudi
18 mars 1999, vers 4 heures du matin, quatre
hommes en tenue militaire munis d'un ordre de
mission se sont introduits par effraction au
domicile de M. Jean Pierre Siki Yale, sis Cité
Mama Mobutu dans la commune de Mont Ngafula. Il
lui est exigé la présentation de certains
documents dont notamment : agenda, extraits de
compte bancaire en RDC et en Europe avant de se
voir ensuite acheminé à l'Agence Nationale de
Renseignements/Département Sécurité Extérieure
(ANR/DE) où il a été détenu. Jeudi 22 avril
1999, M. Jean Pierre Siki Yale a été soumis à
un interrogatoire essentiellement axé sur son
emploi du temps sdu 01 au 15 mars 1999. Le procès-verbal
d'audition n'a pas été signé par la victime
à qui aucun grief n'a été porté à sa
connaissance. L'état de santé de la victime se
révèle déficient
et précaire compte tenu de sévices subis dont
70 coups de fouet.
Lundi
22 mars 1999, vers 12h30', M. Laurent Liyonge,
chauffeur au volant d'une voiture de l'ambassade
des Etats-Unis (USA) en compagnie de M. Patrick
Mpiana Kadima, journaliste au " Forum des
écoliers " sont interpellés par des éléments
des Forces Armées Congolaises (FAC) en faction
à la barrière installée à la hauteur du
ministère
des affaires intérieures
et la banque centrale du Congo (BCC). Ils
ont été conduits auprès du chef de poste qui
les a acheminés au Groupe Spécial de Sécurité
Présidentielle (GSSP), sis Palais de la Nation
à Kinshasa/Gombe. Pris pour des suspects, M.
Patrick Mpiana Kadima est assimilé à un sujet
tutsi et le commandant
qui les a accueillis a ordonné sans plus
tarder que le journaliste soit bastonné. Une
centaine de coups de fouet lui ont été
administrés avant d'être soumis à un
interrogatoire. Il leur est reproché de
stationner à un endroit stratégique. Les deux
victimes ont été relâchées le même jour.
Vendredi
23 avril 1999, à 16 heures, Mme Safi Kazadi, présidente
du comité de pouvoir populaire (CPP), quartier
résidentiel, commune de Limete a été
interpellée par des agents des services spéciaux
pendant qu'elle
participait aux travaux du congrès des CPP
organisé au Palais du Peuple à Kinshasa.
Suspectée de vouloir inciter les congressistes
à la révolte, Mme Safi Kazadi a eu à
expliquer à M. Jacob Sakombi Inongo, conseiller
du chef de l'Etat en matière de communication
le désir des femmes de porter le pagne CPP à
la clôture du congrès. Cette démarche a été
jugée tardive du fait que la proposition a été
formulée seulement à la veille de la clôture
du congrès. Rentrée dans la salle, Mme Safi a
été quelque temps après invitée à l'extérieur
où son macaron de participation a été
subitement arraché par un agent de sécurité.
Taxée de meneuse, elle s'est vu refuser le
droit de rentrer dans la salle où elle devait récupérer
son sac à main. Après une virulente
discussion, Mme Safi
a été embarquée dans une Jeep de
patrouille de la police et conduite à
l'immeuble ex Kin-Mazière, siège des services
spéciaux de la police où elle a passé la
nuit. Elle a été libérée samedi 24 avril
1999, à 14 heures. Son appareil de
communication Télécel confisqué lui a été
restitué deux jours plus tard.
En
mai 1999, M. Mbaki Dimbedi Placide, pompiste à
Mobil Oil/station Memling-Gombe et représentant
des pompistes auprès de l'employeur se trouve
dans une situation d'insécurité pour avoir dénoncé
au nom de ses collègues la multiplicité de
retenues salariales opérées abusivement par
l'employeur (frais pour achat tenue uniforme des
pompistes, frais de vaccination et le déficit
sur le versement journalier). M. Placide Mbaki a
été suspendu par la gérante, Mme Nzita Kuba
et a été entendu par le commandant Papy
Mukobelwa à l'Inspection Provinciale de la
Police de Kinshasa (IPK, ex-Circo). Ce dernier
l'a menacé d'arrestation pour avoir fait des déclarations
subversives sur les antennes d'une radio périphérique
(La voix de l'Amérique) au sujet du débat
national.
Mardi
11 mai 1999, à la salle paroissiale Notre Dame
de Fatima, une conférence de presse du "
Forum Démocratique des Forces Progressistes du
Congo " que devait animer le docteur
Jean-Baptiste Sondji, ancien ministre de la santé
publique du gouvernement de la RDC a été
interdite par les agents de l'Agence
Nationale de Renseignements (ANR) au
motif que ladite réunion n'avait jamais obtenu
une autorisation écrite de l'hôtel de ville.
Les organisateurs, quant à eux, affirment avoir
saisi l'hôtel de ville ainsi que la présidence
de la république. Cette conférence avait pour
thème "la transition et nous les
progressistes du Congo".
Jeudi
13 mai 1999, à l'aéroport de Kinshasa/N'djili,
M. Charles Mfuamba, secrétaire général de
l'ONG CEFOP, en partance pour Mbuji-Mayi, chef
lieu de la province du Kasaï Oriental a été
empêché de voyager par les agents de la
Direction Générale de Migration (DGM) lors des
formalités d'embarquement. Il lui est reproché
la détention dans ses bagages d'un lot d'imprimés
de la Déclaration Universelle des Droits de
l'Homme et quelques rapports d'activités de
l'ONG dénommée " Les Amis de Nelson
Mandela pour la défense des droits de l'homme
" (ANM). M. Charles Mfuamba s'est vu traité
de complice avec les rebelles et ennemi du chef
de l'Etat, monsieur Laurent Désiré Kabila. Il
a été jeté
au cachot de l'aéroport de N'djili de 10h00' à
19h00'. La documentation des ANM destinée à
leur coordination de Mbuji-Mayi a été saisie
par la DGM. Il a été relâché sur caution
morale d'une tierce personne.
Jeudi
20 mai 1999, vers 16 heures, sur le boulevard du
30 juin, à la hauteur de la banque commerciale
du Congo (BCDC), M. Bruno Tshauke wa Tshauke, au
volant de sa voiture BMW en partance pour la
commune de Kintambo s'est vu interpellé par les
gardes-corps de M. Bruce Kifua, fils de M.
Celestin Kifua, inspecteur général de la
police nationale. Il lui est reproché d'avoir
effectué un dépassement de la voiture de celui
que les gardes appellent " fils du chef
". M. Bruno Tshauke wa Tshauke a été immédiatement
arrêté et conduit au bureau de M. Bruce
Kifua où 50 coups de fouets lui ont été
infligés et ses biens de valeur, trouvés sur
lui, confisqués. Il s'agit notamment d'une
voiture BMW série 3, un appareil télécel, des
lunettes et bijoux en or, 150 $ US et 1990
francs congolais (FC). Il a été ensuite
acheminé au commissariat de la
police de Gombe où il a été entendu
sur procès-verbal par le commandant Muepu qui,
à défaut des faits infractionnels a saisi M.
Kasongo, directeur national des services spéciaux
de la police. Ce
dernier est intervenu rapidement et la
victime a été aussitôt libérée et sa
voiture restituée, sauf les autres biens. La
victime garde encore des traces des coups de
fouet lui assenés aux fesses. Vendredi 21 mai
1999, les mêmes policiers, gardes de corps de
volant d'une voiture de l'ambassade des
Etats-Unis (USA) en compagnie de M. Patrick
Mpiana Kadima, journaliste au " Forum des
écoliers " sont interpellés par des éléments
des Forces Armées Congolaises (FAC) en faction
à la barrière installée à la hauteur du
ministère
des affaires intérieures
et la banque centrale du Congo (BCC). Ils
ont été conduits auprès du chef de poste qui
les a acheminés au Groupe Spécial de Sécurité
Présidentielle (GSSP), sis Palais de la Nation
à Kinshasa/Gombe. Pris pour des suspects, M.
Patrick Mpiana Kadima est assimilé à un sujet
tutsi et le commandant
qui les a accueillis a ordonné sans plus
tarder que le journaliste soit bastonné. Une
centaine de coups de fouet lui ont été
administrés avant d'être soumis à un
interrogatoire. Il leur est reproché de
stationner à un endroit stratégique. Les deux
victimes ont été relâchées le même jour.
Vendredi
23 avril 1999, à 16 heures, Mme Safi Kazadi, présidente
du comité de pouvoir populaire (CPP), quartier
résidentiel, commune de Limete a été
interpellée par des agents des services spéciaux
pendant qu'elle
participait aux travaux du congrès des CPP
organisé au Palais du Peuple à Kinshasa.
Suspectée de vouloir inciter les congressistes
à la révolte, Mme Safi Kazadi a eu à
expliquer à M. Jacob Sakombi Inongo, conseiller
du chef de l'Etat en matière de communication
le désir des femmes de porter le pagne CPP à
la clôture du congrès. Cette démarche a été
jugée tardive du fait que la proposition a été
formulée seulement à la veille de la clôture
du congrès. Rentrée dans la salle, Mme Safi a
été quelque temps après invitée à l'extérieur
où son macaron de participation a été
subitement arraché par un agent de sécurité.
Taxée de meneuse, elle s'est vu refuser le
droit de rentrer dans la salle où elle devait récupérer
son sac à main. Après une virulente
discussion, Mme Safi
a été embarquée dans une Jeep de
patrouille de la police et conduite à
l'immeuble ex Kin-Mazière, siège des services
spéciaux de la police où elle a passé la
nuit. Elle a été libérée samedi 24 avril
1999, à 14 heures. Son appareil de
communication Télécel confisqué lui a été
restitué deux jours plus tard.
En
mai 1999, M. Mbaki Dimbedi Placide, pompiste à
Mobil Oil/station Memling-Gombe et représentant
des pompistes auprès de l'employeur se trouve
dans une situation d'insécurité pour avoir dénoncé
au nom de ses collègues la multiplicité de
retenues salariales opérées abusivement par
l'employeur (frais pour achat tenue uniforme des
pompistes, frais de vaccination et le déficit
sur le versement journalier). M. Placide Mbaki a
été suspendu par la gérante, Mme Nzita Kuba
et a été entendu par le commandant Papy
Mukobelwa à l'Inspection Provinciale de la
Police de Kinshasa (IPK, ex-Circo). Ce dernier
l'a menacé d'arrestation pour avoir fait des déclarations
subversives sur les antennes d'une radio périphérique
(La voix de l'Amérique) au sujet du débat
national.
Mardi
11 mai 1999, à la salle paroissiale Notre Dame
de Fatima, une conférence de presse du "
Forum Démocratique des Forces Progressistes du
Congo " que devait animer le docteur
Jean-Baptiste Sondji, ancien ministre de la santé
publique du gouvernement de la RDC a été
interdite par les agents de l'Agence
Nationale de Renseignements (ANR) au
motif que ladite réunion n'avait jamais obtenu
une autorisation écrite de l'hôtel de ville.
Les organisateurs, quant à eux, affirment avoir
saisi l'hôtel de ville ainsi que la présidence
de la république. Cette conférence avait pour
thème "la transition et nous les
progressistes du Congo".
Jeudi
13 mai 1999, à l'aéroport de Kinshasa/N'djili,
M. Charles Mfuamba, secrétaire général de
l'ONG CEFOP, en partance pour Mbuji-Mayi, chef
lieu de la province du Kasaï Oriental a été
empêché de voyager par les agents de la
Direction Générale de Migration (DGM) lors des
formalités d'embarquement. Il lui est reproché
la détention dans ses bagages d'un lot d'imprimés
de la Déclaration Universelle des Droits de
l'Homme et quelques rapports d'activités de
l'ONG dénommée " Les Amis de Nelson
Mandela pour la défense des droits de l'homme
" (ANM). M. Charles Mfuamba s'est vu traité
de complice avec les rebelles et ennemi du chef
de l'Etat, monsieur Laurent Désiré Kabila. Il
a été jeté
au cachot de l'aéroport de N'djili de 10h00' à
19h00'. La documentation des ANM destinée à
leur coordination de Mbuji-Mayi a été saisie
par la DGM. Il a été relâché sur caution
morale d'une tierce personne.
Jeudi
20 mai 1999, vers 16 heures, sur le boulevard du
30 juin, à la hauteur de la banque commerciale
du Congo (BCDC), M. Bruno Tshauke wa Tshauke, au
volant de sa voiture BMW en partance pour la
commune de Kintambo s'est vu interpellé par les
gardes-corps de M. Bruce Kifua, fils de M.
Celestin Kifua, inspecteur général de la
police nationale. Il lui est reproché d'avoir
effectué un dépassement de la voiture de celui
que les gardes appellent " fils du chef
". M. Bruno Tshauke wa Tshauke a été immédiatement
arrêté et conduit au bureau de M. Bruce
Kifua où 50 coups de fouets lui ont été
infligés et ses biens de valeur, trouvés sur
lui, confisqués. Il s'agit notamment d'une
voiture BMW série 3, un appareil télécel, des
lunettes et bijoux en or, 150 $ US et 1990
francs congolais (FC). Il a été ensuite
acheminé au commissariat de la
police de Gombe où il a été entendu
sur procès-verbal par le commandant Muepu qui,
à défaut des faits infractionnels a saisi M.
Kasongo, directeur national des services spéciaux
de la police. Ce
dernier est intervenu rapidement et la
victime a été aussitôt libérée et sa
voiture restituée, sauf les autres biens. La
victime garde encore des traces des coups de
fouet lui assenés aux fesses. Vendredi 21 mai
1999, les mêmes policiers, gardes de corps de
M. Bruce Kifua sont entrés de force au domicile
de M. Bruno Tshauke wa Tshauke à
Kinshasa/Barumbu dans le but de le
reprendre. Ils en ont été dissuadés face à
la résistance et protestation énergiques des
membres de famille présents.
Atteintes
à la liberté de presse
Mardi
30 mars 1999, M. Gustave Kalenga, éditeur
responsable du journal " La Flamme du Congo
" a été condamné par défaut par le
tribunal de paix de Gombe à huit mois de prison
pour diffamation à l'endroit du président
administrateur délégué (PAD) de la minière
de Bakwanga (MIBA) suite à la publication par
son journal d'un article où il mettait en cause
le PAD de la MIBA. Actuellement, M. Gustave
Kalenga est détenu au centre pénitentiaire et
de rééducation de Kinshasa
(CPRK).
Mardi
30 mars 1999, M. Thierry Kyalumba Kabonga,
directeur de publication du journal Vision est
condamné à 4 ans de servitudes pénales
principales (SPP) par un arrêt de la Cour
d'Ordre Militaire (COM).Pour rappel, monsieur
Thierry Kyalumba Kabonga a été arrêté le 12
janvier 1999 par le comité de sécurité d'Etat
(CSE, ex Conseil National de Sécurité, CNS),
et transféré le 16 janvier 1999 à la Cour
d'Ordre Militaire (COM) avant d'être acheminé
au centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK,
ex prison centrale de Makala). Depuis le 17 mai
1999, monsieur Thierry Kyalumba Kabonga a été
évacué à l'hôpital général de Kinshasa
pour une intervention chirurgicale d'ur
gence suite à une crise d'appendicite aiguë
qui a considérablement étérioré sa santé.
Dimanche
09 mai 1999, monsieur Stéphane Kitutu Oleontwa,
ancien président directeur général de la
Radio et Télévision Nationale et actuel président
de l'Union de la Presse du Congo (UPC) est arrêté
et détenu au cachot de la police judiciaire des
parquets à Kinshasa - Gombe. Le grief retenu à
sa charge est " complicité dans l'outrage
aux membres du gouvernement " constaté
dans un article paru dans le satirique
" pot-pourri " indiquant le siège
de l'UPC comme étant son siège malgré la
demande du comité directeur de l'UPC depuis le
22 avril 1998 à une quinzaine des journaux
paraissant dans le pays de cesser de renseigner
abusivement l'UPC comme leur siège et de se
conformer à la loi en se dotant de leur propre
siège.
Suite
à la diffusion de l'émission " Droit à
la Parole ", émission d'analyse et débat
politique, diffusée par la chaîne de télévision
privée Antenne A et animée par monsieur
William M. Kalengay, directeur des informations,
le journal télévisé a été suspendu suite à
l'interview que le journaliste William M.
Kalengay avait accordée à monsieur François
Lumumba, homme politique congolais, le dimanche
16 mai 1999. Monsieur William M. Kalengay a été
interdit d'antenne et son émission supprimée.
Vendredi
14 mai 1999, vers 8 heures, au domicile de l'éditeur
du journal " la Manchette ", six éléments
armés non identifiés a procédé à la
fouille des chambres de la maison et
emporté des ordinateurs, une voiture et un sac
contenant des documents personnels. Les éléments
armés ont procédé aussi à l'arrestation du
journaliste François Mada, assistant de l'éditeur
et de l'épouse de l'éditeur, madame
Monique Ndinga Okila. Ils ont été détenus
respectivement au cachot des services spéciaux
de la police, sis immeuble ex Kin-Mazière/Gombe
et à l'Inspection Provinciale de la Police de
Kinshasa (IPK,
ex circo), commune de Lingwala.
Lundi
24 mai 1999, monsieur Joseph Mbakulu Pambu Diamo,
journaliste et directeur des programmes à la
Radio Télévision Matadi (RTM), province du
Bas-Congo a totalisé sept mois de détention
sans jugement d'une juridiction compétente
depuis qu'il a été appréhendé à Matadi au
Bas-Congo et transféré le même jour à
Kinshasa par avion. Le 16 mars 1999, monsieur
Joseph Mbakulu Pambu Diamo a été informé par
la Cour d'Ordre Militaire (COM) qu'il lui est
reproché de n'avoir pas fermé la chaîne de la
RTM lors de la prise de ville de Matadi par la rébellion.
Il est en détention au centre pénitentiaire et
de rééducation de Kinshasa (CPRK) jusqu'à ce
jour.
Assassinats
Mercredi
03 mars 1999, à 19h45', un massacre est perpétré
par un soldat dans la famille Marius Mohoke,
domiciliée sur avenue Kwilu, quartier Mikondo,
commune de Kimbanseke. Cet acte a occasionné la
mort de M. Marius Nsimba, de son épouse, Mme
Amba Mohoke et de leur enfant Mputu. Leur fille,
mademoiselle
Mpia a été touchée à l'épaule et
leur fils Bohute atteint à la cheville. Après
avoir perpétré son forfait pour se venger
contre sa concubine, membre de cette famille,
qui venait subitement de rompre les liens de
cohabitation avec le militaire pour s'enfuir à
une destination inconnue, le soldat meurtrier
s'est donné également la mort en se tirant une
balle.
Jeudi
18 mars 1999, monsieur Eugène Diomi Ndongala
Nzo Mambu, président du Front pour la Survie
de la Démocratie (FSD) a été séquestré
de 13 heures à 18 heures dans les installations
des services spéciaux de la police nationale
congolaise, sises immeuble ex Kin-Mazière à
Kinshasa/Gombe. Par ailleurs, M. Tshobo, également
membre du FSD a été appréhendé le même jour
et interrogé à la police de Kalamu avant d'être
relâché alors que M. Kishwe Maya, vice-président
du même parti a été visité à son domicile
par un inspecteur de la police samedi 13 mars
1999.
Mardi
23 mars 1999, un soldat des Forces Armées
Congolaises (FAC), nommé Nzuzi, âgé de 25 ans
est abattu d'une balle dans la poitrine lui tirée
au quartier Mikonga, commune de N'sele par un
groupe de militaires du Groupe Spécial de Sécurité
Présidentielle (GSSP) et de la Police Militaire
(PM) après qu'il ait refusé de déposer son
arme. Il venait de terrifier tous les quartiers
environnants par des coups de rafale en l'air
qui ont suscité sa poursuite par les militaires
assurant la sécurité dans ce secteur. Le soldat a rendu l'âme à proximité d'une boulangerie
appartenant à un certain monsieur Toto. Ce
dernier a été interpellé par la police du
sous-commissariat de Mikonga pour y être
entendu. On signale par ailleurs qu'une
certaine Mireille, 2ème femme de Nzuzi,
s'étant fait avortée est morte 2 jours après
cet incident.
Jeudi
08 avril 1999, M. Kwata Tati, âgé de 22
ans, recrue au sein des Forces Armées
Congolaises (FAC) et domicilié sur avenue
Dispensaire, quartier II, commune de Masina est
abattu de deux balles tirées à bout portant
par de militaires des FAC. Il lui est reproché
de n'avoir pas obtempéré à l'ordre de déposer
son arme. Après avoir commis leur forfait, les
deux militaires ont disparu dans la nature.
Vendredi
07 mai 1999, le révérend abbé Juakali Paul,
prêtre du diocèse de Goma, paroisse de Mweso,
village de Kalembe a été abattu par les
rebelles du Rassemblement Congolais pour la Démocratie
(RCD) au Nord-Kivu au cours d'une embuscade. Le
prêtre faisait l'objet des menaces de la part
des rebelles qui l'accusaient de divulgation des
informations tendancieuses sur la situation dans
la partie de la république démocratique du
Congo (RDC) sous occupation.
Insécurité
Dans
la nuit du 31 mars au 01 avril 1999, des voleurs
ont débarqué dans la boutique appartenant à
l'Union des Veuves Africaines au Congo Démocratique
(UVACD), sise avenue Losso, quartier Lokari dans
la commune de Masina. Ils ont emporté plusieurs
articles dont tricots, T-Shirt, une machine à
écrire de l'association ainsi que divers
produits. Une paire de lunettes appartenant au
vendeur de cette boutique a été également
emportée.
Dans la même nuit, à quelques parcelles
de là, ces voleurs ont soutiré des fûts et
deux chaises au domicile de M. Bokasa, président
cellulaire du comité de pouvoir populaire (CPP).
Dans
la nuit du 03 au 04 avril 1999, la boutique
"CHIC" ,sise avenue Kingwendi,
quartier III, commune de Masina a fait l'objet
d'un vol. Les voleurs ont emporté un lot
important de divers produits.
La
concession Général Motors (GM), située dans
la commune de Masina, quartier 1 est devenue une
zone d'insécurité permanente. Des abus sont
commis par de personnes non identifiées, et
pourtant, de militaires du Groupe Spécial de Sécurité
Présidentielle (GSSP) sont en cantonnement sur
ce terrain pour y assurer la sécurité. C'est
le cas, par exemple, le dimanche 04 avril 1999,
vers 22 heures, où MM Mayamba Ibula et
Emminence Tokobi, domiciliés dans la commune de
Masina ont été appréhendés par de militaires
du GSSP installés sur le terrain GM, arrêt
Bitabe. Avant d'être libérés, une paire des
chaussures et une somme de 15 francs congolais
leur ont été extorquées.
Mercredi
05 mai 1999, pendant la nuit et sous la pluie, 6
éléments de la police nationale se sont
introduits dans la parcelle de M. Wata, sise
avenue Ndinga au quartier II, commune de Masina.
Ils sont venus rechercher son fils appelé Kela
qui avait volé
deux pièces de wax chinois, sotexki et
du poisson fumé. Ayant trouvé le présumé
voleur, ces policiers se sont entretenus discrètement
avec lui. A l'issue de leur tête-à-tête, ces
éléments ont simplement emporté les biens volés
et laissé M. Kela tranquille.
Vendredi
07 mai 1999, au terminus du petit marché de
l'Institut Pédagogique National (IPN), un
chauffeur du bus GESAC a échappé à la mort grâce
à la rapidité d'un ancien militaire ex-FAZ
retraité qui a réussi à désarmer un
militaire du Groupe Spécial de Sécurité Présidentielle
(GSSP) qui voulait l'abattre. Il lui est reproché
le refus opposé à ce militaire de GSSP d'accéder
à bord du bus par la portière réservée au
conducteur.
Lundi
10 mai 1999, une patrouille de la police
nationale, composée d'une cinquantaine d'éléments
a investi la parcelle de M. Dens Ngotota
Musungayi, sise avenue RTNC, quartier Sans Fil,
commune de Masina. Ces éléments ont déclaré
être à la recherche de monsieur Musengi Louis,
ingénieur électronicien ainsi qu'une station
de radio dénommée
" Radio Masina Sans Fil (RMSF). A
son absence, M. Clovis Mulinda a été arrêté
et conduit au sous-commissariat de la police où
il a été contraint de révéler le lieu où se
trouve monsieur Louis Musengi. Aussitôt informé,
celui-ci, accompagné de M. Dens Ngotota
Musungayi se sont présentés au
sous-commissariat de la police où ils ont subi
un bref interrogatoire de cinq minutes avant d'être
relâchés. Une partie de leurs matériels ainsi
que l'émetteur ont été confisqués par la
police jusqu'à ce jour.
Monsieur
Marcel Shomba, dit
" Photo Shako ", photographe du
journal " la Référence Plus " a été
interpellé ce lundi 17 mai 1999, vers 13
heures, à l'entrée de la 10ème rue à Limete
résidentiel, commune de Limete par des éléments
de la police d'intervention rapide (PIR) en
faction. Ils lui ont confisqué son appareil
photo, sa carte de presse, un stylo à bille et
un exemplaire du journal " la Référence
Plus ". Les policiers lui ont affirmé
qu'ils avaient été instruits de ne laisser
passer aucune personne munie d'un appareil de
communication ou tout autre instrument pouvant
servir à un enregistrement aux alentours de la
10ème rue où se trouve la résidence de M.
Etienne Tshisekedi, président du parti
politique Union pour la Démocratie et le Progrès
Social (UDPS).
Jeudi
13 mai 1999, à 6 heures du matin, sept hommes
non autrement identifiés dont quatre en tenue
militaire avec armes de guerre et trois autres
en tenue civile, venus à bord d'une jeep de
marque Nissan, plaque non identifiée ont débarqué au domicile de monsieur Bosange
Yema Gilbert, éditeur du journal L'Alarme, sis
avenue Lokolama, quartier Matonge, commune de
Kalamu. Dès leur arrivée, deux éléments ont
pris position devant la grille tandis que cinq
autres se sont précipités devant la grande
maison. Ils
ont déclaré qu'ils sont venus chercher un
membre de cette famille œuvrant pour le compte
du parti politique Union pour la Démocratie et
le Progrès Social (UDPS). Après l'avoir manqué,
ils ont procédé à la fouille systématique
dans les chambres où les valises ont été forcées.
Ayant vainement tenté de mettre la main sur les
grands garçons de la famille qui venaient de
d'enfuir à leur irruption, ces hommes ont déversé
leur colère sur le petit garçon Junior Bosange,
âgé de 13 ans à qui ils ont infligé des sévices
corporels à l'aide de cordelettes. Avant de
partir, ces éléments ont emporté un micro
ordinateur, une imprimante et des effets
personnels.
SUITE
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