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LA
VOIX DES SANS VOIX
Bulletin
D'INFORMATION POUR LA DEFENSE
ET
PROMOTION DES DROITS DE L'HOMME
Toute
personne a droit à un niveau de vie suffisant
pour assurer sa santé, son bien-être et ceux
de sa famille, notamment pour l'alimentation,
l'habillement, le logement, les soins médicaux
ainsi que pour les services sociaux nécessaires
; elle a droit à la sécurité en cas de chômage,
de maladie, d'invalidité, de veuvage, de
vieillesse ou dans les autres cas de perte de
ses moyens de subsistance par suite de
circonstances indépendantes de sa volonté.
(Art
25, alinéa 1. DUDH)
LE
GOUVERNEMENT
TOUJOURS
INCAPABLE
D'ASSURER
LE BIEN-ETRE SOCIAL DE LA POPULATION
Ont
contribué à la réalisation de ce bulletin :
Eguyna
Khady Mangiau,
Justin Chiba Sengey, Peter Ntumba, Dolly
Ibefo Mbunga, Olivier Kungwa Murhandikire, Honoré
Kapuku Mushila, Léon Kasongo Omasumbu, Timothé
Dikuiza Benze, Floribert Chebeya Bahizire,
Micheline Mapangala Pemba
Avec
nous, apprenez à mieux connaître et défendre
les
Droits de l'Homme, vos droits.
ATTEINTES
AUX DROITS CIVILS ET POLITIQUES
La
population
congolaise avide de la paix
Après
la signature de l’Accord de Lusaka relatif au
cessez-le-feu, la population congolaise espère
vivre la réalisation de ses aspirations à la
restauration de la paix. Mais celle-ci n’est
toujours pas là. La société civile congolaise
multiplie par conséquent ses actions d’appel
à la paix en république démocratique du Congo
(RDC). C’est ainsi qu’elle a tenu du 04 au
09 octobre 1999 un atelier national en prélude
au dialogue intercongolais. Cet atelier organisé
par la société civile et les Eglises a réuni
les représentants
des provinces occupées et non occupées
de la RDC. Compte tenu du tableau alarmant de la
situation socio-économico-politique, les
propositions de l'atelier traduisent la volonté
de tous de restaurer la paix et de reconstruire
le pays.
Conformément
à l’Accord de Lusaka, le 20 septembre 1999,
les facilitateurs du dialogue intercongo-lais
sont arrivés à Kinshasa pour effectuer des
consultations en vue de préparer les négociations.
Il s'agit de père Matteo Zuppi de la communauté
Catholique sant’Egidio, M. Emile Derlin Zinsou
(pour le compte de la Francophonie) et M. Edem
Kodjo (pour le compte de l’OUA). Leur séjour
à Kinshasa rentrait dans le cadre de « formalisation
de la facilitation ». Ils ont rencontré
le gouvernement et les forces vives.
Le
manque de garanties pour la sécurisation du
personnel de la Mission de l’ONU au Congo
(MO-NUC) et les tergiversations des belligérants
qui se sont évertués à l’activisme
militaire a poussé l’ONU à différer
l’envoi de 500 observateurs, chargés de contrôler
le cessez-le-feu en RDC. La MONUC a, dans sa
première phase dont le mandat couvrait 3 mois
c’est-à-dire du 6 août au 6 novembre 1999,
déployé 90 membres du personnel
militaire de liaison dans les capitales des
Etats signataires de l’Accord de Lusaka et au
quartier général provisoire de la commission
militaire mixte. A l’expiration du premier
mandat, 500 autres observateurs prévus devaient
être déployés.
Le
01 septembre 1999, la commission militaire
conjointe a tenu une réunion à laquelle ont
pris part des représentants des belligérants,
de l’ONU et de l’OUA. La commission mixte se
charge d’établir les positions des unités au
moment du cessez-le-feu, faciliter des liaisons
entre les parties au processus de désengagement
des forces et enquêter sur toutes les
violations de l’Accord de Lusaka.
En
dépit de tentative de recherche de la paix, la
guerre a continué à l’Equateur faisant des
victimes. Avec ses conséquences néfastes, la
guerre a augmenté le nombre des déplacés
(internes et des réfugiés),
la famine, les maladies…
Le
dialogue intercongolais piétine. Les
facilitateurs désignés par la francophonie et
l’OUA sont rejetés par la partie rebelle. Le
14 décembre 1999, Sir Kethumile Masire, ancien
président botswanais a été désigné
formellement au cours d'une réunion convoquée
par le secrétaire général de l’OUA à
Addis-Abeba comme facilitateur du dialogue
intercongolais.
***
ATTEINTES
AUX DROITS CIVILS ET POLITIQUES
De
septembre à décembre 1999, il a été observé
des atteintes aux droits civils et politiques
caractérisées par la répression des activités
des partis politiques avec les arrestations et détentions
de leurs militants, la restriction de la liberté
de la presse, arrestations et détentions des défenseurs
des droits de l’homme, journalistes,
syndicalistes, religieux, etc. L’insécurité
accrue s’est généralisée à
l’instauration du couvre-feu. Il a été déploré
des cas des meurtres, viols, extorsions, enlèvements,
etc.
Mauvais
traitements infligés aux militants du PALU
Dimanche
12 septembre 1999, vers 15 heures, plusieurs éléments
de la police nationale à bord de trois véhicules
ont fait irruption sur rue Ngangwele au quartier
Kingasani Terminus, commune de Kimba-nseke où
une rencontre des membres du Parti Lumumbiste
Unifié (PALU) axée sur le dialogue
intercongolais a eu lieu aux environs de 13
heures. Sans avoir trouvé les participants sur
le lieu, les policiers ont pris position aux
différents points stratégiques de la parcelle
où les occupants ci-après ont été arrêtés :
M. Jules Kibudila, père de famille et son fils
aîné Jules Kibudila ainsi que M. Hubert Nguzu,
un autre membre de cette famille. Sur la rue
Mayulu
dans le même quartier, ils ont procédé aux
bastonnades des femmes rencontrées dans une
parcelle. Il s’agit de : Chantal Mayinza,
Gina Kalunga, Hélène Mazita, Muzinga Kalunga,
toutes de la même famille. Elles ont été
conduites sur rue Ngangwele avant d’être relâchées.
Sur la même rue Mayulu, madame Germaine Lumengo,
mariée et mère de six enfants trouvée en
train de griller du poisson frais à vendre a
subi des brimades. Comme c’est à cet endroit
que le drapeau du PALU est hissé du lundi à
samedi, elle a été considérée par les
policiers comme la femme du responsable local du
PALU. Menacée d’arrestation, elle a été libérée
quelques temps après. Au même lieu, M. Namu
Ernest a été arrêté au moment où il voulait
rentrer dans sa maison tandis que son voisin M.
Hiller Kamoke a été enlevé en pleine sieste
par les policiers. De violents coups des bottes
et cordelettes leur ont été administrés avant
de rejoindre trois autres victimes sur rue
Ngangwele, à savoir M. Jules Kibudila et son
fils, M. Jules Kubudila ainsi que M. Hubert
Nguzu qui ont été acheminés à l’Inspection
Provinciale de la Police de Kinshasa (IPK, ex
Circo) où ils ont passé deux jours, à
l’agence nationale de renseignements (ANR)/Lemera
où ils ont passé également deux jours et au
centre pénitentiaire et de rééducation de
Kinshasa (CPRK, ex prison centrale de Makala) où
ils ont été détenus aux pavillons 4 et 10.
Ils ont été entendus sur procès - verbal (PV)
pour la première fois le 18 septembre 1999.
MORT
EN PRISON D'UN MILITANT DU PALU
Lundi
11 octobre 1999, monsieur Christophe Nsangu
Matembi, âgé de 57 ans, père de huit enfants,
veuf, domicilié dans la commune de Ngaba,
chef du bureau cellulaire du parti politique
Parti Lumumbiste Unifié (PALU) est décédé au
centre pénitentiaire et de rééducation de
Kinshasa (CPRK, ex prison centrale de Makala) où
il était en détention.
Il
avait été arrêté le 19 juillet 1999 vers 14
heures par les éléments de la police nationale
congolaise, commissariat de Ngaba. M. Christophe
Nsangu Matembi avait été dénoncé par
monsieur Willy Nkuku, membre du comité de
pouvoir populaire (CPP), commune de Ngaba de
hisser le drapeau du PALU dans sa parcelle où
fonctionnerait le bureau de son parti alors que
les activités des partis politiques sont
suspendues en république démocratique du Congo
(RDC). Il souffrait d’asthme aggravé par le
manque des soins médicaux adéquats et la
carence alimentaire durant sa détention prolongée.
Pour les mêmes motifs, 90 autres militants du
PALU avaient été arrêtés et détenus sans
jugement au CPRK. Ils ont été libérés le 15
décembre 1999 sur mesure de clémence du
gouvernement congolais. Par ailleurs, d’autres
cas d’arrestations ont été signalés à
Kikwit et Gungu, province de Bandundu.
Dimanche
20 novembre 1999, vers 16 heures, monsieur
Boniface Ngala, serviteur de Dieu au sein de
l’Assemblée Réveil
Spirituel au Congo, domicilié rue Bumba,
quartier III, commune de Masina a été confondu
aux militants du Parti Lumumbiste Unifié (PALU)
et appréhendé par un élément en uniforme de
la police nationale congolaise sur le boulevard
Lumumba à la hauteur de l’arrêt du quartier
II/Masina. La police avait voulu ce jour-là
surprendre les militants de PALU dans une réunion
à caractère politique non loin de l’endroit
où le serviteur de Dieu a été arrêté. M.
Boniface Ngala a été acheminé au commissariat
de la Police de la commune de Masina et s’est
vu transféré quatre jours après audition sur
PV à l’Inspection Provinciale de la Police
(IPK, ex Circo) où il a passé cinq jours en détention.
Entendu également sur PV à l’IPK, il a été
conduit et placé en détention à l’agence
nationale de renseignements (ANR)/
Kinshasa-Gombe.
Arrestation
des membres de l’udps
Monsieur
Tabu Kalala, président fédéral du parti
politique Union pour la Démocratie et le Progrès
Social (UDPS)/fédération du Katanga ;
professeur Kambaji wa Kambaji, vice-président fédéral
et M. Tshivuadi Mukwa Lukusa, secrétaire fédéral
ont été arrêtés en juillet 1999 à
Lubumbashi, province du Katanga et transférés
à Kinshasa où ils ont été détenus sans
droit de visite au département de sécurité
extérieure de l’agence nationale de
renseignements (ANR/DSE), sise avenue Nguma, Ma
Campagne/Ngaliema. Ils ont été arrêtés pour
leur activisme au sein de l’UDPS.
Arrestations
arbitraires et detentions illegales
En
septembre 1999, commandants Jonathan Mubawa
Munyere et Mbusa Bihande, des forces armées
congolaises (FAC), auprès de la détection
militaire des activités anti-patrie (DEMIAP),
viennent de totaliser une année de détention
sans jugement depuis qu’ils ont été arrêtés
le 10 août 1998, de suite de l’agression de
la république démocratique du Congo par la
coalition des armées du Rwanda-Burundi-Ouganda.
Détenus dans des conditions inhumaines au
cachot de la 7ème
région militaire des forces armées congolaises
(FAC), camp militaire Kokolo, commune de
Bandalungwa, ils sont soumis à un régime
d’enfermement dans la cellule sans droit de
visite, y compris celle des membres de famille,
avocats, médecins, défenseurs des droits de
l’homme et font l’objet des traitements
inhumains, cruels et dégradants. Suite aux
mauvaises conditions de détention, leur état
de santé s’est considérablement détérioré.
Le
09 septembre 1999 est inter-venue sur ordre du
commandant Etienne Kabundi, commandant du groupe
spécial de sécurité présidentielle (GSSP) la
libération de M. Lutundula Apala Christophe, président
du Mouvement de Solidarité pour la Démocratie
et la Paix (MSDD). Il a été arrêté dans la
nuit du 14 au 15 juillet 1999 vers 01 heure du
matin par de militaires du groupe spécial de sécurité
présidentielle (GSSP). Il fut conduit
directement au cachot GSSP, section II,
renseignements sis immeuble ex GLM/Kinshasa -
Gombe où il a été détenu au 7ème
étage. Il était arrêté pour avoir donné son
opinion sur la situation socio-politique du
pays, notamment sur la commission des réformes
institutionnelles, le comité de pouvoir
populaire et le débat national au cours d’une
émission télévisée intitulée « A vous
la parole », diffusée par la chaîne de télévision
privée « Raga TV » jeudi 22 juillet
1999 à 22 heures.
Vendredi
10 septembre 1999, dans la soirée, monsieur
Kianzila Elbusi Bonaventure, collaborateur de
l’ex-ministre, monsieur Etienne Richard Mbaya
et membre du parti politique « Mouvement
National Congo-lais (MNC)»
a été enlevé par quatre agents de
service de sécurité sans mandat ni autres
titres devant la terrasse de l’hôtel Matonge,
commune de Kalamu et conduit à l’agence
nationale de renseignements (ANR), avenue Lemera,
commune de Gombe. Jusqu’à sa libération,
deux semaines après, les motifs de son
arrestation ne lui avaient jamais été
communiqués. De suite de cette arrestation, son
épouse, madame Kianzila est tombée gravement
malade et est décédée le 23 septembre 1999
pour n’avoir pas supporté le choc de
l’arrestation de son mari. M. Kianzila Elbusi
a été libéré le 18 septembre 1999.
Mercredi
06 octobre 1999, monsieur Passou Lundula,
journaliste et écrivain résidant à
Lubumbashi, province du Katanga est arrêté par
l’agence nationale de renseignements
(ANR)/Katanga. Il lui est reproché d’avoir écrit
un livre intitulé « Destin du Congo »
paru en septembre 1999 dans lequel il relève au
chapitre 13, les erreurs commises par le président
Laurent Désiré Kabila, notamment la tendance
à la tribalisation de l’appareil de l’Etat.
Transféré à Kinshasa le 23 octobre 1999, il
sera détenu à l’agence nationale de
renseignements (ANR)/avenue de la Justice et sa
libération est intervenue le 11 novembre 1999.
Par manque des titres de voyage pour retourner
à Lubumbashi, province du Katanga, il a été
contraint de demeurer durant plus d’un mois
dans les locaux de l’ANR.
Samedi
16 octobre 1999, un crash d’un avion DC8
d’une compagnie aérienne belge affrété par
les Lignes Aériennes Congolaises (LAC) a eu lieu à l’aéroport de
Kinshasa-N’djili. De suite de ce crash, les
membres du comité de redressement de la Régie
des Voies Aériennes (RVA) dont le président,
professeur Justin Okana Siavi ont été arrêtés
le 19 octobre 1999 tandis que le commandant de
l’aéroport de Kinshasa-N’djili, M. Léonard
Batende Ruhanga a été également arrêté le
22 octobre 1999. Ils seront tous détenus au
cachot de la Légion de la Police d’Intervention
Rapide (PIR)/Police Nationale Congolaise, sise
avenue Victoire, commune de Kasa-Vubu. Le 23
octobre 1999, ils seront entendus par une
commission mixte composée des responsables du
comité de sécurité d’Etat (CSE) et de
l’agence nationale de renseignements (ANR) sur
ce crash. En début décembre, les autres co-détenus,
en l’occurrence MM. Emmanuel Mukoko, (ancien
président du comité de gestion), Michel
Lungudi, Samuel Semeli Bonui et Jean Ngalamulume
Mukundayi (membres du comité de redressement)
ont été relâchés à l’exception du
professeur Justin Okana et du commandant Léonard
Batende. A la demande du 25 novembre 1999 du
procureur général du parquet général près
la cour d’appel d’obtenir le transfert des
procès verbaux dressés dans l’affaire Okana
et consorts, le chef de département de
renseignements de la Légion Nationale de la PIR
refusera et demandera au procureur général de
se référer au président de la république
car, lui seul, est habilité à donner suite à
cette affaire. Ils sont en détention jusqu’à
ce jour.
Mardi
03 novembre 1999, monsieur Xavier Chiribanya
Chirimwami, ancien secrétaire particulier de
l’ancien conseiller spécial en matière de sécurité
du chef de l’Etat, commandant Anselme Masasu
Nindaga, a été arrêté vers 2 heures du matin
à son domicile par un groupe d’éléments armés
dont huit policiers et deux agents de l’agence
nationale de renseignements
(ANR) venus à bord de deux jeeps et
ayant brandi sans le présenter un document
d’ordre de mission. Sa maison située dans la
commune de Ngaliema à Kinshasa a été
perquisitionnée de fond en comble et certains
documents ont été emportés. M. Xavier
Chiribanya Chirimwami a été menotté et immédiatement
acheminé à l’ANR/ avenue de la Justice,
commune de Gombe où il a été détenu. Lors
d’interrogatoires, les questions ont été axées
sur ses rapports avec une religieuse catholique,
sœur Antoinette Farhi, chargée des œuvres
sociales dans les milieux pénitentiaires dont
la prison de Buluwo, et un de ses amis, en
l’occurrence monsieur Héritier Hilal, sujet
libanais. Auparavant, ils auraient été aperçus
tous trois ensemble par les services de sécurité.
L’arrestation de M. Xavier Chiriba-nya a entraîné
celle de ses amis, notamment, M. Héritier Hilal
et monsieur Georges Mirindi, militaire du groupe
spécial de sécurité présidentielle (GSSP) et
garde du corps du président Kabila. Il est fait
état d’une lettre subversive qui aurait été
envoyée par M. Masasu à ses anciens proches en
vue de déstabiliser le régime en place. Lors
de la perquisition chez M. Héritier Hilal,
cette lettre aurait été décelée dans ses
effets par les services de sécurité. M. Xavier
Chiribanya Chiri-mwami a été libéré le 09 décembre
1999.
Vendredi
05 novembre 1999, sœur Antoinette Farhi,
religieuse catholique, assistante sociale en
milieux pénitentiaires dont la prison de Buluwo
dans la province du Katanga a été arrêtée
par les éléments de services de sécurité à
Likasi au Katanga. Elle a été transférée le
même jour à l’agence nationale de
renseignements (ANR)/Lubumbashi où elle a dû
passer trois jours en détention avant d’être
acheminée ensuite à l’ANR/Kinshasa sur
avenue de la Justice dans la commune de Gombe.
Aucun grief connu n’a été porté à sa
connaissance. Elle a été libérée le 07 décembre
1999.
Jeudi
25 novembre 1999, le commandant Anselme Masusu
Ninda-ga, ancien conseiller spécial du chef de
l’Etat en matière de sécurité, vient de
totaliser deux ans de détention depuis qu’il
avait été arrêté à Kinshasa le 25 novembre
1997 et transféré à la prison de haute sécurité
de Buluwo, province du Katanga où il est en détention
jusqu’à ce jour. Accusé de « haute
trahison, atteinte à la sécurité intérieure
et incitation des militaires à commettre des
actes contraires à la discipline militaire »,
il a été condamné à Lubumbashi le 19 mai
1998 par la Cour d’Ordre Militaire (COM) à 20
ans de réclusion criminelle. Un de ses proches,
monsieur Mikobi, accusé de complicité avec le
commandant Anselme Masasu a été lui aussi
condamné à 15 ans de prison ferme par la COM.
Suite aux mauvaises conditions de détention,
leur état de santé s’est détérioré considérablement.
Jeudi
25 novembre 1999, monsieur Cléophas Kamitatu
Massamba, membre du parti politique « Parti
Démocrate et Social Chrétien (PDSC) » a
été arrêté par le parquet général de la république
et transféré le 26 novembre 1999 au centre pénitentiaire
et de rééducation de Kinshasa (CPRK) où il a
été incarcéré au pavillon n° 6, destiné
aux criminels et autres condamnés à mort.
Statuant en matière de détention préventive,
la Cour Suprême de Justice en date du 16 décembre
1999, l’a assigné en résidence surveillée
conformément à l’article 104 de l’ordonnance-loi
n° 82-017 du 31 mars 1982 relative à cette
procédure. Mais contre toute attente, le
procureur général de la république a décidé
par sa lettre n° 3880/RMP.V/074/PGR/TSHM*99 du
20 décembre 1999 adressée au responsable du
CPRK, le maintien en détention de M. Cléophas
Kamitatu au CPRK où il croupit jusqu’à ce
jour.
mesure
de clémence aux détenus politiques et
d’opinion
En
décembre 1999, une mesure de clémence du
gouvernement congolais a été accordée à 153
personnes qui étaient en détention au centre pénitentiaire
et de rééducation de Kinshasa (CPRK, ex prison
centrale de Makala). Ces personnes étaient arrêtées
soit pour leurs opinions, soit pour leur
activisme au sein de leurs mouvements et partis
politiques en rapport avec la mesure
gouvernementale de suspension des activités
politiques en république démocratique du Congo
(RDC), soit pour leurs actions de défense et de
promotion des droits de l’homme. Cette vague
de libération, commencée mercredi 15 décembre
1999, s’est poursuivie jusqu’au 31 décembre
1999. Parmi les bénéficiaires de cette mesure
de clémence, l’on peut citer à titre
illustratif.
*
Les membres des partis politiques :
-
90 membres du parti politique « Parti
Lumumbiste Unifié (PA-LU) » arrêtés
pour avoir soit hissé le drapeau soit porté
des insignes du parti soit exhibé les affiches
de PALU. Ils ont été détenus depuis plusieurs
mois sans jugement au CPRK en passant par les
postes de détention de la police ou de services
de sécurité.
Les
membres de l'Union pour la Démocratie et le
Progrès Social (UDPS) dont MM. Joseph Kapika
Ndji Kanku (arrêté le 18/02/1999 pour
propagande subversive), Mbala Camille (arrêté
le 20/04/1999 pour offense au chef de l'Etat),
Alidor Mwamba Ntita (arrêté le 12/05/1999 pour
atteinte à la sûreté d'Etat) et Raymond
Kabala Bieka ( arrêté le 12/05/1999 pour
atteinte à la sûreté d'Etat).
-
4 prévenus, membres du Royau-me d'Union Kongo
arrêtés pour atteinte à la Sûreté d'Etat.
Il s'agit de MM. Kumbu Ngoma (arrêté le
27/02/1999), Mayangi Za-bilo (arrêté le
27/02/1999), Mafuta Mabua (arrêté le
12/03/1999) et Tedika Lelo (arrêté le
27/02/1999). 30 autres membres du Royaume
d'Union Kongo arrêtés pour le même motif et
condamnés à de lourdes peines sont restés en
détention au CPRK.
*
défenseurs des droits de l'homme: M. Laurent
Kantu Lumpungu, président de l'Association des
Cadres Pénitentiaires du Congo (ACPC), arrêté
le 29/05/1999 et détenu sans jugement pour
avoir fait le 28 mai 1999 une déclaration à un
correspondant de la Voix de l’Amérique (VOA)
sur les conditions carcérales au CPRK (ex
prison centrale de Makala). Il a été libéré
le 29/12/1999.
Autres
bénéficiaires :
M.
Beyeye Djema (politicien et proche de l'ex-président
Mobutu).
M.
Salim Evariste (conseiller politique de M.
Bizima Karaha).
INTERDICTIONS
DE VOYAGE ET RETENTION DES VISITEURS A LA PRISON
Samedi
11 septembre 1999, mon-sieur Modeste Mutinga
Mutuishayi, éditeur du journal « Le
Potentiel », président de l’ONG
« Médias pour la Paix » et président
du conseil de la « campagne pour la paix
durable » est empêché de voyager par les
agents de la direction générale de migration (DGM)/aéroport
de Kinshasa-N’djili lorsqu’il voulait se
rendre en Grande - Bretagne et au Canada pour
participer à une conférence respectivement à
Londres du 13 au 17 septembre 1999 sur « les
défis de la gouvernance » et au Québec
du 23 septembre au 03 octobre 1999 à l'assemblée
annuelle de la fédération des journalistes
canadiens. Le même scénario s’est répété
dimanche 12 septembre 1999 au moment où
M. Modeste Mutinga voulait embarquer à bord
d’un avion de la compagnie aérienne Swissair.
Cette fois-ci, les agents de l’agence
nationale de renseignements (ANR/aéro Ndjili)
ont saisi ses titres de voyage sur ordre de la
hiérarchie.
Le
28 octobre 1999, certains visiteurs ont été
gardés de 16 heures à 18 heures au centre pénitentiaire
et de rééducation de Kinshasa (CPRK, ex prison
centrale de Makala) sur ordre du directeur de
CPRK. L’horaire du centre autorise les visites
de 11 heures à 16 heures. Il est à noter qu’à
l’approche de l’heure de fin de visite, les
policiers passent généralement prévenir les
visiteurs. Exceptionnellement ce jour-là, aucun
signal n’a été donné. Une dizaine des
visiteurs distraits a
été empêchée de sortir du CPRK pour
être retenue jusqu’à 18 heures dans le
couloir des bureaux administratifs. Vu
l’anomalie, le commandant du CPRK a ordonné
leur libération vers 18 heures soit deux heures
après le timing prévu sur l’horaire.
ABANDON
DES VICTIMES D'ACCIDENTS PROVOQUES PAR L'ARMEE
Les
autorités saisies des cas d’accidents de
circulation provoqués par des véhicules
militaires semblent moins se préoccuper du sort
des victimes en ce qui concerne leurs droits à
la vie, au travail, à la sécurité sociale en
cas d’handicap physique. En abandonnant des
victimes indigentes à leur triste sort, le
gouvernement congolais porte atteinte à leurs
droits légitimes aux soins médicaux,
l’assistance sociale et à l’indemnisation
pour le préjudice subi. Tantôt c’est la
mort, tantôt c’est l’invalidité
(inaptitude physique ou psychique) qui frappe,
par exemple, un père ou une mère assurant la
survie de toute la famille.
Dimanche
05 septembre 1999, vers 15 heures 30’, un
camion des forces armées congolaises (FAC) est
entré en collision avec un taxi-bus de marque
Kombi transportant des passagers. Des cas de
morts ont été signalés et cinq rescapés,
parmi lesquels M. Polycarpe Kazadi et son épouse,
madame Bibola Kabeya grièvement blessés.
M. Polycarpe Kazadi s’en est tiré avec
deux jambes fracturées et hospitalisé à l’hôpital
général de Kinshasa. Quant à madame Bibola,
elle s’est retrouvée avec une fracture à la
jambe gauche au niveau du tibia et péroné et a
été internée aux cliniques Ngaliema. En dépit
de promesses faites par l’Etat-Major Général
des Forces Armées Congolaises (EMG-FAC) de
prendre en charge les frais médicaux, les
victimes continuent difficilement de se prendre
en charge jusqu’à ce jour. Mme Antoinette
Mbemba et son enfant Emwana Ntuku sont morts sur
place.
répression
d’une marche
pacifique des musulmans à
kinshasa
Vendredi
17 septembre 1999, vers 9 heures, la communauté
islamique de Kinshasa a organisé une marche
pacifique de protestation contre le pasteur
Fernando Kutino, fondateur de l’Eglise Armée
de la Victoire. Les musulmans lui reprochent
d’avoir brûlé les écrits sacrés du Coran
en direct sur sa chaîne de télévision
« Radio-Télé Message de Vie (RTMV) ».
Cette marche est partie de la mosquée AL
HIDAYAT, quartier Citas, commune de Barumbu vers
le centre ville. Pour empêcher la
manifestation, la police a érigé des barrières,
notamment, à la hauteur de l’Hôtel de poste
et le building de la Regideso où les
manifestants ont essuyé le gaz lacrymogène de
grenades leur lancées. Une débandade en résultera,
des coups de feu tirés en l’air ont crépité.
Des bastonnades, coups de cordelettes et
matraques s’en suivront avec l’arrestation
dans la mêlée de plusieurs manifestants dont,
MM. Ramazani Bin Mutsapo, Iman Kunzuza, Abdul
Madjid, Mualimu Alfani Mulunga... Ils ont été
tous conduits successivement au siège des
services spéciaux de la Police sis, immeuble ex
Kin/Mazière à Kinshasa/Gombe, au commissariat
de Barumbu et ensuite à l’Inspection
Provinciale de la Police de Kinshasa (IPK, ex
Circo) où leur libération est intervenue aux
environs de 19 h 00’. Le même jour, les
policiers des services spéciaux se sont rendus
à la mosquée précitée pour présenter leurs
excuses à la suite de la répression de cette
marche pacifique dont la tenue a été précédemment
décommandée.
ATTEINTES
A LA LIBERTE DE LA PRESSE
Vendredi
17 septembre 1999, monsieur Jean-Luc Merlin
Mualu Kenzu, journaliste au biheb-domadaire
congolais d’informations « The Post »
a été surpris par les policiers en train de
prendre notes en déchiffrant les écrits sur
les banderoles brandies par les manifestants
lors de la marche pacifique de protestation des
musul-mans contre le Pasteur Kutino Fernando.
Les éléments de la police l’ont appréhendé
immédiatement et de coups violents de botte et
crosse lui ont été infligés en dépit de la
présentation de sa carte de presse. Il s’est
vu contraint de circuler avec les policiers pour
recouvrer sa liberté le même jour vers 17
heures. Au cours de ces traitements cruels,
inhumains et dégradants, M. Jean-Luc Merlin
Mualu Kenzu a perdu une bande cassette et ses
notes sur la manifestation. Il s’en est tiré
avec des égratignures, une tempe gonflée et
des habits salis. Suite aux sévices, le
journaliste a souffert une semaine après sa libération
d’une inflam-mation dans sa partie intime. A
cette même occasion, M. Useni Yuma, cameraman
d’une télévion privée « Télevision
Kin/Malebo (TKM) » a été également arrêté
et sa bande vidéo confisquée.
Mercredi
22 septembre 1999, monsieur Clovis Kada,
journaliste directeur de publication du journal
« Alarme » et membre de l’ONG
Ligue Nationale pour les Elections Libres et
Transparentes (LINELIT) a été appréhendé
dans une cabine téléphonique à Matonge par
des militaires et conduit manu militari à l’Etat-Major
Général des forces armées congolaises
(EMG-FAC), sis à Kinshasa-Ngaliema. Après un
interrogatoire serré qui a tourné autour de
l’article publié dans le journal Alarme, édition
n° 168 du 21 septembre 1999 relatif à la
guerre au lac Mukamba, province du Kasaï
Oriental, le commandant Kasonga a ordonné avant
de relâcher le journaliste de lui administrer
cinquante-sept coups de fouet.
A
la fin de la bastonnade, le commandant a prévenu
la victime de ne jamais dénoncer ce traitement
subi sous peine de représailles beaucoup plus sévères.
Auparavant, le chauffeur de la LINELIT a été
pris le même jour pour M. Clovis Kada et
interpellé par les militaires avant d’être
relâché.
Le
29 septembre 1999, un groupe de militaires a
assiégé le bureau de la LINELIT, situé à
Kinshasa-Gombe en vue d’arrêter M. Clovis
Kada. Le 21 octobre 1999, le journaliste a été
invité à l’ANR/Hôtel de ville de Kinshasa où
il a été soumis à un interrogatoire serré
pendant trois heures sur l’atelier autorisé
par le gouvernement de la RDC et organisé par
le groupe d’action pour la démobilisation et
la réinsertion des enfants soldats (GADERES).
Samedi
25 septembre 1999, deux journalistes de
l’hebdomadaire « Le Lushois », en
l’occurrence, M. Ngoy Kikungula (éditeur) et
M. Bella Moko (directeur de publication), ont été
libérés sur ordre du chef de l’Etat
congolais, M. Laurent Désiré Kabila suite à
la requête de l’Association Journaliste en
Danger (JED) qui avait organisé à Lubumbashi
un séminaire de formation juridique à
l’attention des journalistes. Les deux
journalistes étaient en train de purger une
peine de 8 mois de prison ferme à la prison
centrale de Kasapa à Lubumbashi, conformément
au verdict prononcé par la Cour d’Ordre
Militaire (COM) à leur charge. Il leur était
reproché la propagation de faux bruits,
calomnies et mensonges pour avoir accusé
le gouverneur Katumba Mwanke dans leurs éditions
n° 421 et n°422 « d’être de mèche
avec la
rébellion et d’avoir fait arrêter les deux
journalistes pour les livrer aux agresseurs ».
Lundi
27 septembre 1999, un groupe de militaires a
effectué une descente à l’imprimerie Biaka
située dans la commune de Kalamu et a procédé
à l’arrestation de deux membres du journal
l’Alarme. Il s’agit de M. Feu-d’Or Bosange
(chef de rubrique Musique) et M. Kalala (service
de production). Ils ont été conduits à la résidence
du général Faustin Munene, chef d’Etat Major
des FAC, dans la commune de Nga-liema où
ils ont été détenus. Ensuite, ils ont été
transférés au bureau du groupe spécial de sécurité
présidentielle (GSSP), sis immeuble ex-GLM,
commune de Gombe. Ils sont libérés le 07
octobre 1999 sur ordre du commandant Etienne
Kabundi sans connaître les motifs de leur
arrestation.
Samedi
06 novembre 1999, vers 4 heures du matin, M.
Polycarpe Honsek
Honkwoy, éditeur responsable du journal
« La Solidarité » a été appréhendé
à son domicile par huit éléments armés de la
police judiciaire des parquets. Il a été
auparavant détenu au tribunal de grande
instance de la Gombe (TGI/Gombe) et transféré
le 12 décembre 1999 au centre pénitentiaire et
de rééducation de Kinshasa (CPRK) à
Kinshasa-Selembao. Le tribunal de Paix de
Kinshasa/Ngaliema siégeant en chambre du
conseil en date du 17 novembre 1999 au CPRK a établi
en sa faveur une ordonnance de mise en liberté
provisoire sous le n° 379/99 et a exigé et
obtenu de sa part une caution d’un montant de
cinquante francs congolais (50 FC). Par la
suite, le TGI/Gombe siégeant en chambre du
conseil au degré d’appel en date du 26 décembre
1999 au CPRK a constaté que le dossier de M.
Polycarpe Honsek Honkwoy ne contenait pas un
acte d’appel contre l’ordonnance de sa mise
en liberté provisoire ni une quelconque pièce
ordonnant son maintien en détention provisoire.
Autrement dit, le dossier de l’éditeur de
« La Solidarité » était simplement
vide. Mais contre toute attente, M. Honsek
Honkwoy demeure en détention au CPRK.
Le
07 novembre 1999, monsieur Djodjo Kazadi Mbayo,
éditeur du journal « La Palme d’or »
a été enlevé à son domicile à 03 heures du
matin par des éléments armés de l’agence
nationale de renseignements (ANR) et conduit à
ANR/ Département de sécurité extérieure
(ANR/DSE), sise avenue Nguma, Binza/Ma Campagne,
commune de Ngaliema où il a été détenu.
Il lui est reproché la publication le 04
novembre 1999 par son journal d’un article
intitulé « les ressortissants
du Kivu veulent traduire Laurent-Désiré
Kabila en justice ». La
visite des proches et membres de famille,
avocats, défenseurs des droits de l'homme, médecins
lui est interdite.
Mercredi
08 décembre 1999, messieurs Gaspard Baïla et
Jacques Balolo, agents vendeurs du journal
satirique « Pot-Pourri » ont été
arrêtés par des agents de service de sécurité
et conduits successivement au commissariat de la
police de Kalamu, commune de Kalamu, à la Légion
de la Police d’Intervention Rapide
(PIR)/Police Nationale Congolaise, sise avenue
Victoire, commune de Kasa-Vubu avant d’être
transférés le même jour à l’agence
nationale de renseignements, département de sécurité
extérieure (ANR/DSE), avenue Nguma, Ma
Campagne, commune de Ngaliema où ils ont été
détenus. Arrêtés suite à la publication par
le satirique « Pot-Pourri » n°053
du 08 décembre 1999 d’un article intitulé
« le S.I.D.A. au palais de la nation »,
le sigle S.I.D.A. signifiant "Système Impénitent
de Détournement d’Argent". Dans
cet article, il était fait état des
magouilles au palais de la Nation, cabinet du président
de la république. Durant leur détention, les
agents vendeurs du journal ont fait l’objet de
mauvais traitements ponctués par une bastonnade
de 35 coups de fouets chaque jour,
l’interdiction de toutes visites, etc. M.
Jacques Balolo a été libéré 24 heures après
tandis que M. Gaspard Baïla est resté en détention
pour avoir été soupçonné d’être le cousin
de M. Achile Ekele wa Ekele, directeur de
publication du journal « Pot – Pourri ».
En réaction à cet article, les services de sécurité
ont menacé d’arrêter tous les journalistes
de l’organe de presse les mettant ainsi dans
une situation d’insécurité pendant plusieurs
mois.
Vendredi
31 décembre 1999, tôt le matin, monsieur
Freddy Loseke Libambu, éditeur du journal
« La Libre Afrique » a été arrêté
par un groupe de personnes en tenue civile
conduit par le commandant Iduma. Acheminé à la
7ème
région militaire des forces armées congolaises
(FAC), sise au camp Kokolo, commune de
Bandalungwa, il a fait l’objet de mauvais
traitements sous forme des coups de botte lui
administrés par le commandant Hilaire Muland
Kapend, comma-ndant T2 de la 7ème
région militaire. Des menaces de mort lui ont
été proférées avant d’être placé en détention
jusqu’à ce jour. Il est arrêté pour avoir
publié dans son journal du 29 décembre 1999,
un article intitulé : « Un général
katangais veut assassiner Kabila ».
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