Cest avec satisfaction
que la Voix des Sans-Voix pour les droits de lhomme (VSV) salue louverture, ce
vendredi 15 mars 2002, du procès par la Cour dOrdre Militaire (COM) au Centre
pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK, ex Prison Centrale de Makala) sur
lassassinat le 16 janvier 2001du président de la république, feu Laurent Désiré
Kabila, dans sa résidence officielle sise Palais de Marbre, avenue Nguma, Ma Campagne,
commune de Ngaliema.
Cette disparition brutale du chef de lEtat,
feu Laurent Désiré Kabila a conduit à linvestiture à la magistrature suprême le
26 janvier 2001 du nouveau président de la république, le général major Joseph Kabila.
Le 23 février 2001, le chef de lEtat, le général-major Joseph Kabila a institué
une commission denquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
En rapport avec la mise en place de la commission
denquête, environs une centaine de personnes civiles et militaires présumées
être impliquées dans laffaire ont été mises à la disposition de la commission
et placées en détention depuis une année respectivement au cachot de service de
sécurité présidentielle, sis immeuble ex Groupe Litho Moboti (ex GLM) à
Kinshasa/Gombe, avant dêtre transférées au CPRK, suite à la mesure
présidentielle du 08 mars 2001 portant fermeture du GLM et des cachots ne dépendant pas
des parquets.
Gardées auparavant au pavillon 8 du CPRK, toutes
ces personnes ont été déplacées au pavillon 1, totalement isolé des autres pavillons
du CPRK et gardé longtemps sans droit de visite par des militaires zimbabwéens
lourdement armés.
Il convient de rappeler que, M. Luhonge Kabinda
Ngoy, procureur général de la république et président de la commission denquête
a présenté mercredi 23 mai 2001 au Grand Hôtel de Kinshasa les résultats
préliminaires des travaux de la commission qui ont laissé la population dans la soif de
la vérité et de justice sur ce qui sétait réellement passé au Palais de Marbre
le 16 janvier 2001.
Aussi faut-il dénoncer louverture dun
procès aussi important sans que les dossiers des prévenus naient été déposés
au greffe au moins 48 heures avant et sans que les avocats des prévenus naient
été autorisés dentrer en contact physique avec leurs clients.
Par conséquent, la VSV sollicite un report
dau moins 48 heures afin de permettre aux avocats de prendre connaissance des
dossiers au greffe de la COM et réitère son souhait de voir le procès se tenir
dune manière équitable et impartiale dans un lieu public accessible avec
lappui technique et médiatique susceptible de faciliter à la population de suivre
en direct son déroulement.
Fait à Kinshasa, le 14 mars 2002