| COMMUNIQUE DE PRESSE N°007/RDC/VSV/CD/2002
Le procureur près la COM
victimise la famille du commandant Anselme Masasu Nindaga
La Voix des Sans Voix pour les droits de
lhomme (VSV) dénonce lacharnement dont continue à faire lobjet la
famille Masasu Nindaga de la part du procureur militaire près la Cour dordre
militaire (COM), le lieutenant-colonel Charles Alamba Mongako, après lexécution du
commandant Anselme Masasu Nindaga par les forces armées congolaises (FAC) dans la nuit du
23 au 24 novembre 2000 au village de Kantonia à 25 km de la localité de Mpweto, province
de Katanga.
En effet, ce jeudi 10 janvier 2001 vers
6h30, trois militaires des FAC sous la conduite du substitut du procureur près la
COM, commandant Ngbonga Esdo-Mbengana ont fait irruption au domicile de la famille du
commandant Anselme Masasu Nindaga sis au n° 26, avenue Bosembo, quartier Industriel,
commune de Limete. Sans mandat ni autres titres, le commandant Ngbonga informe le père du
commandant Masasu, M. Nindaga quil est envoyé sur place par le président de la
COM, le lieutenant-colonel Tim Mukunto Kiyana afin de prendre et conduire à la COM, M.
Justin Nindanga, petit frère du commandant Anselme Masasu Nindaga. Après vérification
par téléphone, le président de la COM, étonné, déclare navoir pas ordonné
pareille mission.
Devant la résistance manifestée par les membres
de famille, lun des militaires en appelle au renfort. Aussitôt, vers 8 heures, une
Jeep de larmée débarque sur le lieu avec à son bord sept autres militaires
provenant du parquet près la COM qui terrorisent la famille du commandant Anselme Masasu
en leur brandissant des armes et en leur couvrant des injures.
Vers 9 heures, le commandant Ngbonga ordonne la
perquisition du domicile. Voulant empêcher les militaires de pénétrer dans la maison,
un membre de la famille Masasu, M. Doudou Mutahama est tabassé et piétiné à
laide des chaussures militaires ; des coups de cordelettes lui sont assenés
par quatre militaires qui, avant de partir, embarquent la victime jusquau parquet
près la COM.
Après avoir perquisitionné de fond en comble le
domicile, et nayant rien trouvé de suspect, les militaires emportent un paquet de
cigarettes et exigent la clé de contact de la voiture Mercedes 280 S de couleur brune
immatriculée KN 9968 B remise à la famille Massasu par le président de la république.
Buté à la résistance des membres de famille qui
ne veulent pas remettre la clé de contact, les militaires forcent les portières de la
voiture et la tracte au moyen de leur Jeep jusquau parquet près la COM.
Confondu à M. Justin Nindaga, M. Albert Ndabio,
domestique de la famille Masasu revenant du marché, et encerclé par les militaires est
placé à bord de la Jeep.
A larrivée des victimes au parquet près la
COM, le procureur militaire, le lieutenant-colonel Charles Alamba Mongako ordonne la
libération de M. Albert Ndabio après sêtre rendu compte de lerreur commise
sur la personne recherchée et ordonne séance tenante la détention de M. Doudou Mudahama
pour " correction " sous prétexte davoir agressé des
militaires en mission.
Quant à M. Justin Nindaga, absent de la maison
lors des faits, il a été appréhendé dans la mi-journée par les policiers de police
nationale congolaise (PNC) à sa recherche et placé actuellement en détention aux
Services spéciaux de la police sis immeuble ex Kin-Mazière à Kinshasa/Gombe.
Jusquà présent la famille du commandant
Anselme Masasu Nindaga ignore les motifs de lacharnement dont elle continue à faire
lobjet de la part du lieutenant-colonel Charles Alamba Mongako.
Tout en sinterrogeant sur les mobiles réels
de cet acharnement et autres victimisations antérieures contre la famille du commandant
Anselme Masasu Nindaga de la part du procureur militaire près la COM, le
lieutenant-colonel Charles Alamba Mongako, la VSV demande au gouvernement congolais :
dordonner la libération pure et simple des
membres de la famille du commandant Anselme Masasu qui sont actuellement en détention en
loccurrence MM. Justin Nindaga et Doudou Mutahama et la restitution de la voiture
familiale ;
garantir la sécurité des membres de famille en
leur accordant des facilités de voyage pour Bukavu, province du Sud-Kivu ;
mettre un terme à la politique dimpunité
consacrée en traduisant enfin en justice les auteurs de la victimisation et de
lacharnement contre la famille Masasu Nindaga en dédommageant les victimes et en
les remettant dans leurs droits.
Fait à Kinshasa, le 11 janvier 2002
LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE LHOMME
(VSV)
Pour la Voix des Sans Voix pour les droits de
lhomme (VSV)
Floribert CHEBEYA BAHIZIRE
Président.
Adresse de contact : VOIX DES SANS VOIX
POUR LES DROITS DE LHOMME (VSV)
3858, avenue des Ecuries, Kinshasa-Ngaliema
Téléphone : (243) 88 40394 Téléphone : (243) 12 50832 Fax : (243.88) 01.826
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