La Voix des Sans-Voix pour les droits de
lhomme (VSV) suit avec inquiétudes les incidents survenus ce mercredi 15 août 2001
au Grand Marché de Kinshasa et qui ont coûté la vie à un enfant de rue.
En effet, ce mercredi 15 août 2001, un enfant de
rue a été tué par trois balles lui tirées au niveau de la hanche et du ventre par un
policier devant le pavillon 6 du Marché Central. La victime poursuivit par un policier
pour avoir volé de largent dune femme, lenfant de rue a tenté de
sopposer à son arrestation en aspergeant de leau chaude sur policier.
Ayant constaté la mort dun des leurs, les
autres enfants de rue, en colère se sont mobilisés et se sont pris aux policiers. Ils
ont saccagé le bureau du commissariat de la police du Marché Central où tous les
documents ont été brûlés et les portes des cachots détruites laissant
séchapper tous les détenus qui y gardés. Quant au commandant du commissariat de
la police du Marché Central, il a été molesté et grièvement blessé par un couteau
derrière la tête. Il est conduit en compagnie dautres enfants de rue blessés à
lHôpital Général de Kinshasa.
Cet incident a provoqué une panique
généralisée des vendeurs et acheteurs qui ont perdu leurs biens au moment où les
enfants de rue jetaient des bouteilles dans toutes les directions.
Quelques temps après, des agents de la police
militaire (PM), à bord de deux camions, ont débarqué sur les lieux. Avant de maîtriser
la situation, ces agents de la police militaire (PM) ont procédé à des arrestations des
enfants de rue.
Une dizaine denfants de rue a été
appréhendée et amenée aux services spéciaux de la police nationale Kin-Mazière, mains
ligotées derrière le dos avant quils ne soient conduits au cachot. Dautres
enfants ont été conduits à lEtat-Major Commandement du Bataillon Mobile Kin-Ouest
de la police situé près de lHôpital Général de Kinshasa. Dautres encore
seraient emmenés au camp Kokolo.
Il faut rappeler que le mardi 14 août 2001,
devant lhôtel Memling un enfant de rue a été atteint dune balle à la
jambe. Cette balle aurait été tirée par un militaire au volant dune voiture
Mercedes à bord de laquelle se trouverait la mère du chef de lEtat. Cet incident
est arrivé pendant que les enfants. Ayant remarqué la présence de la mère du chef de
lEtat, les enfants se seraient approchés et attroupés pour mendier. Juste après
le forfait, le militaire aurait démarré la voiture et disparu dans la nature ;
lenfant blessé aurait été conduit à lHôpital Général de Kinshasa.
Tout en condamnant ces scènes de violences et de
mort, la VSV invite le gouvernement :
douvrir une enquête sur ces incidents en vue
détablir les responsabilités et poursuivre les personnes mises en cause.
de prendre toutes les mesures nécessaires pour
assurer lencadrement des enfants de rue dont le nombre ne cesse daugmenter de
plus en plus.