| COMMUNIQUE DE PRESSE
N°074/RDC/VSV/CD/2001
Les fermiers de la commune agricole de N'sele
en proie aux pillages
Les fermiers de la commune
agricole de Nsele se trouvent actuellement confrontés au climat dinsécurité
instauré et entretenu dans la contrée depuis le mois daoût 2001 par des hommes en
uniforme qui viendraient du centre militaire dentraînement de Kibomango.
Les informations en notre possession font état du ravage des champs
occasionnant ainsi la perte de plusieurs tonnes des boutures de manioc et des semences de
maïs dont la population environnante aurait pu bénéficier pendant la campagne agricole
2001-2002.
Les actes de pillage et terreur perpétrés dans les fermes au village
Kindobo de la part ces hommes armés des baïonnettes non seulement découragent les
hommes de bonne volonté déterminés à uvrer dans le secteur agricole, mais aussi,
fait planer la peur et lincertitude aux travailleurs qui ne savent pas dans ce
contexte vaquer paisiblement à leurs activités productrices, socle de tout
développement durable. Parmi les fermes dévastées, il y a : fermes Carlos, Silo et
Mubiangata.
Il convient de relever la visite effectuée le mercredi 24 octobre 2001
vers 2 heures du matin, par plus dune vingtaine dhommes armés qui ont investi
la ferme Carlos et ont pillé les maisons en emportant : cinq (5) chèvres, douze
(12) canards, plus ou moins vingt (20) poules, deux (2) wax super Soso, une (1) montre
homme, un (1) poste radio à deux (2) piles, mille cinq cents francs congolais (1.500 FC)
et quelques autres effets personnels des travailleurs et leurs familles. Les travailleurs
trouvés dans la ferme ont été ligotés et tabassés. Il sagit dun certain
Albert (sentinelle), Léon, Franck, Mboma et Bianga Konde.
Dans la ferme Silo, il a été enregistré lextorsion des biens
ci-après : huit (8) canards, sept (7) poules, trois (3) bêches, quatre (4)
machettes, deux milles francs congolais (2.000 FC) et les vêtements du couple Mvunza
(travailleur de la dite ferme).
Auparavant, précisément en début octobre 2001, la ferme Mubiangata
quant à elle voit ses deux (2) porcs emportés par un groupe dhommes en tenue
militaire et armés de baïonnettes venus vers 2 heures du matin.
Selon des victimes, des présomptions pèseraient sur les recrues du
centre de formation Kibomango qui seraient à la base de tous les actes
dinsécurité observés dans la contrée.
Tout compte fait, la Voix des Sans Voix pour les droits de lhomme
(VSV), fustige avec inquiétude la persistance des pillages et le climat de terreur dans
la contrée.
La VSV invite enfin les autorités militaires en général et le
gouvernement congolais en particulier à :
Mettre un terme au climat dinsécurité dans les fermes dans la
commune agricole de Nsele.
Mettre hors détat de nuire les auteurs de ces actes inciviques
par lamélioration et le renforcement de mesures dencadrement.
Diligenter une enquête en rapport avec la situation dinsécurité
de manière à établir les responsabilités, identifier les coupables et les sanctionner.
Fait à Kinshasa, le 07 novembre 2001
LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE LHOMME
(VSV)
Pour la Voix des Sans Voix pour les droits de
lhomme (VSV)
Floribert CHEBEYA BAHIZIRE
Président.
Adresse de contact : VOIX DES SANS VOIX
POUR LES DROITS DE LHOMME (VSV)
3858, avenue des Ecuries, Kinshasa-Ngaliema
Téléphone : (243) 88 40394 Téléphone : (243) 12 50832 Fax : (243.88) 01.826
E-mail vsv@ic.cd Site web : www.congonline.com/vsv/
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