La Voix des Sans Voix pour les droits de
lhomme (VSV) exprime ses vives inquiétudes suite à lescalade
darrestations, à laube de la tenue des travaux du comité préparatoire du
Dialogue inter-congolais, des acteurs et militants des partis politiques de
lopposition interne non armée en république démocratique du Congo (RDC).
En effet, il revient à la VSV que M. Constant
Tshibadi Matambwa Kadinga, président sectionnaire du parti politique " Forces
novatrices pour lunion et la solidarité (FONUS) a été appréhendé dans la nuit
de vendredi 27 au samedi 28 juillet 2001 vers 1 heure du matin par quelque vingt policiers
sans mandat ni autre titre . Ces derniers ont seulement brandi à la victime deux
exemplaires dun tract demandant à la population kinoise dadhérer massivement
à la marche de paix et de soutien au dialogue inter-congolais initié par cinq partis et
organisations politiques dopposition, à savoir lUDPS, les FONUS, le MPR/Fait
privé, le MNC/L et les pionniers de lindépendance, prévue lundi 30 juillet 2001
sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa/Gombe.
Lors de lacheminement du militant des Fonus
au sous-commissariat de la police de la commune de Kinshasa, les policiers auraient exigé
à son épouse, madame Ebondo Kalombo Maguy, la somme de USD 200,00 (dollars américains
deux cents) pour obtenir sa libération. Arrivé au sous-commissariat de la police,
monsieur Constant Tshibadi Matambwa Kadinga y a été extrait quelques instants après et
conduit dans la nuit à lInspection provinciale de la police de Kinshasa (IPK, ex
Circo) Kinshasa, Lingwala.
Suite à la visite que le rapporteur spécial des
Nations Unies sur les droits de lhomme en RDC, monsieur Roberto Garreton, devait
effectuer à lIPK samedi 28 juillet 2001, le président sectionnaire des Fonus
/commune de Kinshasa a été extrait de sa cellule et transféré le même jour dans la
matinée au sous-commissariat de la police de Lemba, à linsu des membres de sa
famille.
Les recherches menées par les responsables des
Fonus ainsi que les membres de famille de M. Constant Tshibadi Matambwa Kadinga sont
restées vaines jusquà mercredi 01 août 2001 où la victime a été retrouvée,
par son épouse, en détention au sous-commissariat de la police de la commune de Lemba.
Dans la foulée de linterview portant sur
les circonstances de larrestation de son mari que madame Ebondo Kalombo Maguy a
accordée à la Radio France Internationale (RFI) au moment où elle se trouvait dans les
locaux de la police mercredi 01 août 2001, elle est aujourdhui recherchée et
menacée darrestation par des policiers en tenue et en civil. Ces derniers la
surveillent constamment, créant linsécurité sur lavenue Songololo, dans la
commune de Kinshasa où elle habite avec ses quatre (4) enfants.
Après cette interview, M. Constant Tshibadi
Matambwa a été déplacé de son lieu de détention et transféré jeudi 02 août 2001 au
sous-commissariat de la police de la commune de Selembao où il demeure en détention
jusquà ce jour sans droit de visite, ni possibilité de se laver, etc
Les
transferts successifs de la victime se feraient sur ordre des responsables de lIPK,
qui seraient aussi à la base du durcissement des conditions carcérales.
Les interrogatoires du militant des Fonus aux
différents lieux de détention tournent autour de sa responsabilité dans la rédaction
et la distribution à travers la ville de Kinshasa des tracts ci-haut cités.
La VSV saisit cette opportunité pour dénoncer
les manoeuvres de certains responsables de lIPK qui recourent à des subterfuges
pour occulter larrestation arbitraire et la détention illégale du militant des
Fonus et demande aux autorités du pays :
dordonner la mise en liberté sans condition
de M. Constant Tshibadi Matambwa Kadinga à linstar dautres membres des partis
politiques dont lUDPS,
de veiller au strict respect des délais de garde
à vue des détenus
tels que prescrits par la loi,
Fait à Kinshasa, le 07 août 2001