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CommuniquE
DE PRESSE N° 013/RDC/VSV/CD/2000
Pour
une application sans condition de l'amnistie générale.
La Voix des
Sans-Voix pour les droits de l'homme(VSV) salue
l'initiative du président de la république
accordant l'amnistie générale par son décret
n°017/2000 du 19 février 2000.
Par cette
occasion , la VSV exprime sa gratitude au chef
de l'Etat ainsi qu'à toutes les personnes
morales, physiques, congolaises et étrangères
qui ont contribué à la prise de cette mesure
d'amnistie générale afin de permettre à tous
les congolais de contribuer librement au règlement
des problèmes d'exercice du pouvoir politique,
de souveraineté et d'intégrité du territoire
en vue de recouvrir la paix et remettre ainsi
le processus démocratique, en panne, sur
les rails pour la bonne marche du pays.
Par ailleurs la
VSV attire l'attention de l'opinion tant
nationale qu'internationale sur le caractère général
de cette amnistie qui stipule à son article
1er, alinéa a que tous les congolais poursuivis
ou condamnés par un arrêt ou jugement coulé
en force de chose jugée du chef d'atteinte à
la sûreté intérieure de l'Etat sont concernés
par cette mesure.
Cependant, la
VSV rappelle l'existence des centaines des
personnes arrêtées et poursuivies pour ce même
motif et qui sont en détention actuellement
dans différents cachots et prisons du
pays.
La VSV encourage
ainsi le président de la république
d'aller jusqu'au bout en ordonnant la libération
sans condition de tous ces détenus dont
certains sont encore poursuivis et d'autres
condamnés à mort ou à de lourdes peines.
A titre
illustratif:
* Journalistes
et détenus politiques et d'opinion:
-M. Cléophas
Kamitatu Massamba, membre du parti politique
"Parti Démocrate et Social Chrétien (PDSC)"
arrêté le 25 novembre 1999, deux jours après
son interview sur la Radio France Internationale
(RFI) où il donnait son point de vue sur la
situation actuelle du pays. Il est en détention
jusqu'à ce jour au Centre Pénitentiaire et de
Rééducation de Kinshasa (CPRK, ex prison
centrale de Makala).
-M. Louis Hamuli
Nyarubasa, opérateur politique, coordonnateur départemental
à l'information et communication de l'Alliance
des Forces Démocratiques pour la Libération du
Congo (AFDL), arrêté le 01/10/1998 et détenu
jusqu'à ce jour au CPRK.
-Messieurs
Justin Nindaga et Alphonse Kanseba, hommes
d'affaires, résidant à Bukavu, Sud-Kivu, arrêtés
le 06/12/1997 et transférés à Kinshasa le
06/01/1998 où ils sont en détention jusqu'à
ce jour au CPRK. Ils avaient été condamnés
par la COM à Bukavu à 20 ans de servitude pénale
principale (SPP) pour "tentative d'inciter
les militaires à poser les actes contraires à
leur discipline " pour avoir manifesté
contre l'arrestation du commandant Anselme
Masasu Nindaga en jetant des tracts dans la
ville de Bukavu.
-M. Freddy
Loseke, éditeur du journal "La Libre
Afrique", arrêté le 31 décembre 1999 et
détenu successivement au cachot de la 7ème
région militaire des Forces Armées Congolaises
(FAC) au camp militaire Kokolo dans la commune
de Bandalungwa et au centre pénitentiaire et de
rééducation de Kinshasa (CPRK) pour avoir dénoncé
dans un article de son journal un coup d'état
en préparation contre le régime de Kinshasa.
-Les membres de
l'Union pour la Démocratie et le Progrès
Social (UDPS) arrêtés à Lubumbashi, province
du Katanga en juillet 1999 et transférés à
Kinshasa où ils ont été détenus succèssivement
à l'agence nationale de renseignements/ Département
Sécurité Extérieure (ANR/DSE) et au CPRK. Il
s'agit du professeur Kambaji wa Kambaji, M.Tabu
Kalala Mwin Dilemb et de M.Tshivuadi Mukwa
Lukusa. D'autres membres de l'UDPS sont encore
en détention au CPRK et à l'ANR/DSI dont
notamment MM. Raphael Kapambu, Meta, l'Abbé,
etc.
- M. Madilaku,
membre du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) en détention
à l'agence nationale de renseignements/Département
Sécurité Intérieure (ANR/DSI) arrêté le 13
février 2000.
-Commandant
Anselme Masasu Nindaga, président du Mouvement
Révolutionnaire pour la Libération du Zaïre (MRLZ),
co-fondateur de l'Alliance des Forces Démocratiques
pour la Libération du Congo (AFDL) et ancien
conseiller du chef de l'Etat en matière de sécurité.
Arrêté à Kinshasa le 25/11/1997 et transféré
à la prison de haute sécurité de Buluwo au
Katanga où il est en détention jusqu'à ce
jour. Il est accusé de "haute trahison,
atteinte à la sûreté intérieure et
incitation des soldats à commettre des actes
contraires à la discipline militaire" par
la COM qui l'a condamné à Lubumbashi à 20 ans
de réclusion criminelle le 19 mai 1998.
* Détenus,
prisonniers et condamnés à mort pour atteinte
à la sûreté d'Etat, fuite devant l'ennemi,
trahison, rébellion,.....
-Les anciens
autorités politico-administratives et
militaires de la province du Bas-Congo dont
l'ancien gouverneur de province, M. Fuka Unzola
et consorts.
-Les
ex-officiers des forces armées Zaïroises (FAZ)
arrêtés à Kitona dont l'ex-colonel Izwa et
ses compagnons. Certains avaient été condamnés
à mort et d'autres à des peines lourdes pour
atteinte à la sûreté de l'Etat.
- Groupe des
ex-officiers des forces armées Zaïroises (FAZ)
arrêtés à Kinshasa à peu après l'entré de
l'AFDL et transférés en détention au Katanga.
c'est le cas notamment du colonel Gbato...
-Les commandants
Muzaliwa Maroy, Issa Yba et Onza Kada et les
civils Bukasa Musenga et Ngimbi Nkiama Gaby
condamnés à mort par la COM pour atteinte à
la sûreté intérieure et trahison pour avoir
commis les actes de sabotage par le vol, le détournement
et la destruction méchante en temps de guerre
ou pendant les circonstances exceptionnelles,
des armes, munitions, véhicules, effets et
autres objets destinés aux opérations
militaires.
-Les autorités
politico-administratives et militaires.
-Les militaires
congolais arrêtés aux différents fronts.
-Le commandant Léon
Tshiyombo, commandant bataillon Police Militaire
(PM), arrêté le 27 juillet
1998 et condamné à 15 ans de SPP par la
COM pour atteinte à la sûreté d'Etat et
trahison le
06 janvier 1999.
* Militaires
et officiers des ex Forces Armées Zaïroises
(FAZ)
- Commandants
Jonathan Mubawa Munyere et Mbusa Bihande, arrêtés
depuis le 10 août 1998 et en détention
respectivement au CPRK, au cachot
de la 7ème région militaire des FAC/camp
Kokolo, commune Bandalungwa et à la Détection
Militaire des Activités Anti-Patrie (DEMIAP),
commune de Kintambo.
- Commandant
Kamwanya Bora Uzima, arrêté le 01 janvier
1999, poursuivi pour atteinte à la sûreté d'Etat
pour soupçon d'avoir facilité un contact téléphonique
entre M. Beya Kasongo et M. Mudumbi Joseph,
ministre de l'intérieur de la rébellion
Rassemblement Congolais pour la Démocratie
(RCD)/Goma, Nord Kivu. Il est en détention
jusqu'à ce jour au CPRK.
* Autres
civils détenus en raison de guerre
- Messieurs
Gabriel Mudiandambo, Kassongo Wembo, Mbadu Situ
et Jean Baminisa (opérateur éconmique) d'une
part et d'autre part messieurs Mudiay wa Mudiay,
Tshishimbi Mbala et Tudienu (membres des cabinet
du ministère de pétrole) arrêtés le 05
juillet 1999 pour pratique illicite de prix et rétention
des produits pétroliers en temps de guerre.
Certains ont été condamnés à 12 ans de
prison et d'autres acquittés par la COM en décembre
1999, ils ont été encore repris en janvier
2000. Ils sont tous en détention au centre pénitentiaire
et de rééducation de Kinshasa (CPRK) jusqu'à
ce jour.
- Monsieur
Kambale Kabila Mututulo, ancien ministre des
mines du gouvernement de salut public arrêté
le 04 mai 1999 et détenu au CPRK sans jugement
jusqu'à ce jour.
- Mademoiselle
Jeannine Bouchez, arrêtée pour la même
affaire que le commandant Kamwanya Bora et détenu
au CPRK.
- Monsieur
Augustin Kikukama Binsamba.
Fait
à Kinshasa, le 29 février 2000
LA
VOIX DES SANS-VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME
(VSV) |