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COMMUNIQUE
DE PRESSE N° 039/RDC/VSV/CD/2000
Pasteur
Tshisumpa de la Fraternité des prisons au
Congo, Jonas Mukamba et ses autres convives aux
arrêts.
La
Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme
(VSV) informe l’opinion que Pasteur TSHISUMPA
TSHIAKATUMBA, président de la Société
Internationale pour les droits de l’homme
(SIDH) et monsieur Jonas MUKAMBA KADIATA NZEMBA,
ancien président administrateur délégué
(PAD) de la Miba
et les invités de ce dernier ont été
arrêtés le vendredi 23 juin 2000 et placés en
détention au cachot de la détection militaire
des activités anti-patrie (DEMIAP), sise dans
la commune de Kintambo.
En
effet, Pasteur TSHISUMPA TSHIAKATUMBA également
président et représentant légal de la
Fraternité Nationale des Prisons au Congo
(FNPC) a fait l’objet d’arrestation de la
part des militaires ayant escaladé les murs de
la clôture à leur sortie de la résidence de
monsieur Jonas MUKAMBA, autre membre de FNPC où
un dîner a été organisé.
Il
revient à la VSV qu’une trentaine des
personnes ont été arrêtées parmi lesquelles
il sied de relever entre autres : madame
MIEKE RANG, coordonnatrice du DOCU-CONGO basé
en Hollande, madame MIANDA TSHIMONA, épouse du
Pasteur TSHISUMPA qui allaite un bébé de 8
mois et monsieur KALOBO, chauffeur.
Aussi,
convient-il de souligner que le samedi 24 juin
2000, messieurs Sylvain TSHITENGE et Christophe
TSHIMONA tous membres de la FNPC se sont vus détenus
à la DEMIAP pour avoir tenté de vérifier
l’information au sujet de la détention des
personnes précitées.
En
outre, la Fraternité Nationale des Prisons au
Congo exprime ses vives inquiétudes quant à
l’insécurité et menaces pesant sur ses
membres et ceux des victimes en détention à la
DEMIAP.
Eu
égard à ce qui précède, la VSV réitère son
appel en direction du gouvernement congolais de
bien vouloir :
-
Ordonner la libération immédiate du
Pasteur TSHISUMPBA, Jonas MUKAMBA et consorts si
aucune charge valable n’est retenue contre
eux, le cas échéant les déférer devant une
juridiction civile compétente où les
conditions d’un procès équitable devront
leur être garanties.
-
Mettre un terme à toute forme de harcèlement,
menaces et toute autre violation des droits
humains à l’encontre des défenseurs des
droits de l’homme en particulier et toutes
autres personnes en général.
Fait
à Kinshasa, le 28 juin 2000
LA
VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME
(VSV) |