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COMMUNIQUE
DE PRESSE N°34/RDC/VSV/CD/2000
Encore
un coup contre la RTKM
Quelque
cinq militaires en tenue à bord d’une jeep
noire de l’Etat-Major Général des Forces Armées
Congolaises (FAC) ont fait irruption ce mercredi
17 mai 2000 vers 16h15’ à la direction générale
de la radio-télévision privée dénommée
Radio-Télé Kin Malebo (RTKM), sise avenue de
la paix n° 345, Kinshasa-Gombe où ils ont procédé
à l’enlèvement de deux journalistes, en
l’occurrence monsieur Pascal Amisi et monsieur
Mwin Murub Ferey.
Créant
une situation de sauve-qui-peut, les militaires,
particulièrement brutaux et péremptoires, ont
assené des coups de crosse aux journalistes en
leur d’infligeant autres traitements cruels,
inhumains et dégradants avant de saisir des matériels
(caméra…) et de les amener à une destination
inconnue.
Il
est reproché à l’équipe RTKM qui couvrait
la cérémonie officielle de commémoration du
troisième anniversaire
de la prise de pouvoir par l’Alliance
des Forces Démocratiques pour la Libération du
Congo (AFDL) sous la direction du président
Laurent Désiré Kabila d’avoir filmé les à
- côtés de la manifestation, précisément le
général Olenga…
Ce
grave incident intervient au moment où monsieur
Robert Ménard, secrétaire général de
Reporters Sans Frontières séjourne à Kinshasa
en république démocratique du Congo (RDC), où
il a exprimé ses vives préoccupations face à
la multiplication d’arrestations, détentions
et de tortures et autres mauvais traitements
infligés à la presse en l’espace de trois
ans au pouvoir par M. Laurent Désiré Kabila
dont le bilan est globalement négatif.
L’on
se rappellera que l’opinion tant nationale
qu’internationale s’est mobilisée en mars
2000 pour protester contre la tentative
gouvernementale d’expropriation et de mise de
l’entreprise RTKM sous contrôle de l’Office
des Biens Mal Acquis (OBMA).
La
VSV dénonce :
- L’acharnement
et l’intolérance dont est victime une
fois de plus la RTKM dont l’effort
d’information objective constitue un atout
majeur dans le processus de pacification, de
démocratisation et reconstruction du pays.
- La violation
de la liberté de presse et l’état
d’insécurité et de traumatisme
dans lequel vit actuellement
le personnel de la RTKM.
La
VSV exige :
- La mise en
liberté immédiate et sans condition de
deux journalistes et la restitution des matériels
confisqués (caméra…)
- Pour prévenir
la récidive et lutter contre l’état
d’impunité, la poursuite des militaires
et autres personnes mises en cause dans la
perpétration de ces violations des droits
de l’homme et leur sanction conformément
à la loi.
Fait
à Kinshasa, le 17 mai 2000
LA
VOIX DES SANS-VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME
(VSV)
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