COMMUNIQUE DE PRESSE N° 018/RDC/VSV/CD/2000

Répression du meeting du Front pour la Survie de la Démocratie (FSD)

Suite à la détermination de M. Eugène Diomi Ndongala, le coordonnateur du Collectif dénommé Front pour la Survie de la Démocratie (FSD) et président de la Démocratie Chrétienne (DC) de vouloir tenir un meeting populaire à la place Sainte Thérèse dans la commune de Ndjili ce jeudi 16 mars 2000 à 15 heures, un important dispositif policier y a été déployé dans la matinée.

En effet, des éléments de la Police d’Intervention Rapide (PIR) bien armés auxquels sont mêlés des policiers non autrement identifiés ont bouclé avant 10 heures le lieu du meeting et ses alentours, certains d’entre eux ont pris place dans les bistrots et arrêts bus environnants.

Il revient à la VSV que plus d’une vingtaine de personnes auraient été interpellées, appréhendées et séquestrées dans un container à la place Sainte Thérèse avant d’être conduites au bureau communal de N’djili. En outre, des membres de FSD venus à bord d’un taxi-bus de marque Kombi et portant le T-shirt à la mention « Front pour la Survie de la Démocratie, FSD » sur une face et Eugène Diomi Ndongala sur une autre, ont été interceptés et conduits immédiatement au bureau communal.

Selon le FSD, deux lettres anonymes proférant des menaces voilées à M. Diomi Ndongala en cas de tenue de son meeting ont été glissées l’une sous la porte de son bureau et l’autre à l’entrée de sa résidence un jour avant la tenue de cette manifestation pacifique.

Auparavant, le mardi 14 mars en cours, M. Eugène Diomi Ndongala a tenu une conférence de presse projetant la lumière sur les préoccupations de l’heure devant faire l’objet de son meeting dont la demande d’autorisation adressée à l’Hôtel de ville depuis le 28 février dernier demeure sans suite jusqu’à ce jour.  

Le FSD soutient par ailleurs que son coordonnateur a par la suite adressé une seconde lettre à l’autorité urbaine  en date du 06 mars courant pour remerciement de l’octroi d’office de l’autorisation.

La famille du leader et ses sympathisants politiques n’ont pour le moment aucune nouvelle sur la personne de M. Diomi Ndongala.

La Voix des Sans-Voix pour les droits de l’homme (VSV) réitère sa demande au gouvernement congolais de :

-         libéraliser les activités des partis politiques

-         libérer toutes les personnes arrêtées.

Fait à Kinshasa, le 16 mars 2000

LA VOIX DES SANS-VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV)

 

   Partenaire de Congonline: http://www.congonline.com/