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COMMUNIQUE
DE PRESSE N°013/RDC/VSV/CD/2000
La
VSV proteste contre la relégation de
Monseigneur E. Kataliko
La
Voix des Sans-Voix pour les droits de l’homme
(VSV) est vivement préoccupée par la relégation
de monseigneur Emmanuel Kataliko, archevêque du
diocèse catholique de Bukavu.
En
effet, monseigneur Emmanuel Kataliko revenait de
Kinshasa où il a participé à
la conférence Episcopale des évêques.
Parti de Nairobi par le vol régulier d’Uganda
Airline à destination d’Entebe là il s’est
envolé pour Bukavu à bord d’un avion TMK.
A
l’aéroport de Kavumu (Bukavu), l’avion a été
interdit d’atterrir en le sommant de retourner
à l’aéroport de Goma où l’Archevêque
sera enlevé le 12 février 2000 par des
militaires rwandais, membres du RCD. Il sera,
par la suite relégué à son village natal de
Butembo/Nord-Kivu où il se trouve assigné en résidence.
Monseigneur
E. Kataliko est accusé d’incitation à la
haine ethnique
du fait de sa lettre pastorale du 25 décembre
1999. Dans sa lettre, Mgr. E. Kataliko a dénoncé
les abus du pouvoir rwandais sur le peuple
congolais meurtre,
réclamait la justice, le respect de la
dignité humaine, la liberté et le retrait de
toutes les troupes étrangères.
Craignant
pour sa vie, la VSV rappelle au membres (étrangers
et nationaux) du RCD.
-
Que le mouvement de grève générale observé
à Bukavu du 31 janvier au 06 février 2000
n’est qu’une revendication sociale,
pacifique et légitime de la population. Ce
mouvement exprime le défoulement de
frustrations indignes essuyées depuis belle
lurette.
-
Que son agitation faisant de monseigneur E.
Kataliko de bouc-émissaire en l’accusant
d’incitation à la haine ethnique est un prétexte justifiant son incapacité de faire face aux
revendications sociales.
-
Que la relégation de l’Archevêque de Bukavu
rentre dans le cadre d’un Vaste complot des répressions
des autorités rwandaises par la faveur de
certains congolais contre la population
congolaise.
Eu
égard à la gravité de faits, la VSV
-
Condamne avec vigueur l’enlèvement, la relégation
de l’Archevêque de Bukavu, Mgr E. Kataliko.
-
Exige sa libération sans condition et son
retour dans son diocèse pour poursuivre ses
charges pastorales.
-
rend responsable le RCD de toutes les éventualités
néfastes qui arriveraient sur l’Archevêque.
Fait
à Kinshasa, le 16 février 2000
La
Voix des Sans-Voix pour les droits de l’homme
(VSV)
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