COMMUNIQUE
DE PRESSE N° 017/RDC/VSV/CD/2000
Pour
une libéralisation effective des activités des
partis politiques en RDC
Ce
mercredi 15 mars 2000, la police nationale
congolaise a tenté d’empêcher la tenue
d’une conférence de presse de monsieur Joseph
Olenghankoy, président national des Forces
Novatrices pour l’Union et la Solidarité (FONUS).
En
effet, des dizaines d’éléments de la police
de police (PP), de la police d’intervention
rapide (PIR)/police nationale congolaise (PNC)
armés, en tenue et arborant le badge à
l’effigie du président Kabila, ont bouclé
toutes les rues d’accès à la résidence du
président des FONUS, sise avenue Masikita n°
5077, Binza/IPN, Kinshasa-Ngaliema. Tous les
passants porteurs de sac à main et véhicules
ont été méticuleusement fouillés et
questionnés. A cette occasion, toutes les
personnes se rendant chez M. Joseph Olenghankoy
ont été repoussées.
Nonobstant
ce dispositif de la police, le président des
FONUS a quand même tenu la conférence devant
quelques journalistes qui ont réussi à joindre
la résidence.
Auparavant,
M. Joseph Olenghankoy a eu à s’adresser sur
la véranda de sa résidence à un groupe des
policiers venus lui faire part de
l’interdiction par les autorités congolaises
de la tenue de sa conférence de presse.
Préoccupée
par les entraves répétées aux activités des
FONUS et menaces sur son président et ses
membres…, la VSV réitère sa demande au
gouvernement de rendre effective la libéralisation
des activités des partis politiques en république
démocratique du Congo (RDC) en vue de décrisper
la situation socio-politique conformément à la
volonté et aux aspirations profondes de la
population
congolaise.
Fait
à Kinshasa, le 15 mars 2000
LA
VOIX DES SANS-VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME
(VSV) |