|
COMMUNIQUE
DE PRESSE N° 015/RDC/VSV/CD/2000
Arrestation
de 7 membres de la CPC/Kasaï Oriental
Dans
le cadre de ses liens de partenariat avec le
conseil régional des ONG de développement
(CRONGD)/Kasaï Oriental la Voix des Sans-Voix
pour les droits de l’homme (VSV) a été
saisir par monsieur Willy Kabamba, président de
CRONGD/Kasaï Oriental, en séjour actuellement
à Kinshasa pour participer aux travaux de la
consultation nationale (CN), de l’arrestation
samedi 04 mars 2000 de trois pasteurs en
l’occurrence MM. Tshiku Mutombo, Tshibangila
et Kasongo Musongela ; et quatre anciens
dont MM. Muponpa Tshibangu, Mulaja Kavuwa,
Musenga Tshuru et Makule Kanda Kanda (candidat
pasteur) de la 31ème communauté
presbytérienne au Congo (CPC) de l’Eglise du
Christ au Congo (ECC), synode Kasaï Oriental.
En
effet, suite à un écart de comportement de révérend
Tibere Tshibemba Tshimpaka, ex coordinateur du
campus pour Christ et pasteur de la Paroisse du
31ème CPC Diolu, Kasaï Oriental,
trois pasteurs et quatre anciens du CPC ont été
dépêchés sur décision de la 55ème
session du presbytere de Mbuji-Mayi tenue en février
dernier à Diulu pour l’entendre en vue de
statuer que la méconduite lui reprochée par
ses fidèle.
Pour
faire obstruction à la à la mission et détourner
l’attention des fidèle, le révérend
Tshibemba Tshimpaka a alerté les autorités
provinciales de l’agence nationale de
renseignements (ANR)/Kasaï Oriental de
l’infiltration rebelle dans sa paroisse de 04
mars 2000. Dépêchés
sur la place pour s’enquérir de la
situation, les agents de l’ANR ont procédé
à l’arrestation des trois pasteurs et quatre
anciens après les avoir copieusement tabassé
et humilié en leur infligeant du sévices
corporels et autres traitements inhumains cruels
et dégradants.
Ils ont été détenus au cachot de la
direction provinciale de l’ANR/Kasaï Oriental
leur libération est intervenue 24 heures après
sur ordre de l’administrateur général de
l’ANR sur demande de monseigneur Marini Bodho,
président national de l’ECC et vice-président
de la consultation nationale.
Tout
en protestant contre l’utilisation abusive de
l’ANR/Mbuji-Mayi, province oriental, la VSV
attire une fois de plus l’attention du
gouvernement congolais sur la nécessité
d’humaniser davantage les services de sécurité
pour qu’ils oeuvrent pour l’intérêt de la
population en garantissant plutôt le respect et
la promotion des droits de l’homme pour tous.
Fait
à Kinshasa, le 11 mars 2000.
LA
VOIX DES SANS-VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME
(VSV) |