COMMUNIQUE
DE PRESSE N° 033/RDC/VSV/CD/2000
Non
au calvaire des agents du Petro-Congo
La
Voix des Sans-Voix pour les droits de l’homme
(VSV) exprime ses vives protestations à la
suite de l’abandon à leur triste sort des
travailleurs du Petro-Congo.
En
effet, à l’issue de la dissolution en date du
09 août 1999 de l’entreprise publique dénommée
« Petro-Congo », les 315 agents
oeuvrant en son sein ont vu leurs contrats de
travail résiliés le 27 septembre 1999.
Il
a été crée par décret-loi n° 245 à la même
date du 09 août 1999 une nouvelle entreprise
publique dénommée « La Congolaise des
Hydrocarbures (COHYDRO) » en sigle.
Celle-ci a hérité l’objet social et le
patrimoine de l’entreprise dissoute.
La
VSV observe avec inquiétude l’impaiement
jusqu’à ce jour des décomptes finals dus aux
employés du Petro-Congo.
En
outre, il revient à la VSV que les agents
brusquement réduits au chômage se trouvent
confrontés aux graves difficultés socio-économiques
dont les répercussions néfastes ont fait des
nombreuses victimes dans leurs rangs :
foyers disloqués ou déguerpis, mort par manque
de soins médicaux requis faute d’agent, déscolarisation
des enfants expulsés des cours à la suite de
non-paiment des frais scolaires par les parents
clochardisés et rendus incapables de
s’acquitter de leurs charges sociales.
L’’exemple de M. Kitoko perdu coup sur coup
sa mère et ses trois enfants dans l’espace
d’un trimestre en est au passage
l’illustration d’un désastre humain.
Eu
égard à ce qui précède, la VSV recommande au
gouvernement de la république démocratique du
Congo (RDC) de verser le plus tôt possible des
décompte finals aux employés de l’ex
Petro-Congo car les conséquences de leur
impaiement constitue une insécurité sociale
dont il devra assurer les responsabilités.
Fait
à Kinshasa, le 06 mai 2000
LA
VOIX DES SANS-VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME
(VSV)
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