COMMUNIQUE DE PRESSE N° 032/RDC/VSV/CD/2000

M. Eugene Diomi Ndongala toujours victime de l'intolérance politique 

Ce mercredi 03 mai 2000 vers 7h30’ du matin, monsieur Eugène Diomi Ndongala, coordinateur du collectif « Front pour la Survie de la Démocratie (FSD) en république démocratique du Congo et président du parti politique « Démocratie Chrétienne, (DC) » a été appréhendé  par un groupe de militaires à sa résidence à Macapagne, commune de Ngaliema et conduit au camp Loano sis dans la même commune.

En effet, au moment où l’épouse de M. Eugène Diomi Ndongala s’apprêtait à déposer leurs enfants âgés respectivement de 6 ans et 4 ans, à l’école, un groupe d’hommes dont 3 en civil et 3 autres en tenue de la police nationale et armés ont fait irruption dans la parcelle du coordinateur du FSD. Muni d’une copie d’un document illisible, il ont procédé à des menaces, intimidations et harcèlement à l’égard de M. Diomi Ndongala ainsi que les membres de sa famille. Ayant qualifié leur opération de « procédure surprise », ces  hommes ont déclaré au président de la DC qu’ils sont venus saisir sa maison ainsi que les biens qui s’y trouvent suite à une condamnation à sa charge consécutive à une plainte déposée au tribunal de paix de la Gombe par un certain Antoine non autrement identifié. Faits que M. Diomi Ndongala et son épouse ignorent totalement.

A la même occasion, les membres de la famille du président de la DC ont été interdits de sortir de la parcelle et les enfants chassés de force de leur véhicule où ils avaient pris place pour se rendre à l’école. Obligés ainsi de rester à la maison, les enfants sont dans un état visible de traumatisme.

Les éléments de la Police Militaire (PM) venus sur place après avoir été alerté par la famille ont emmené M. Diomi Ndongala en compagnie de six personnes au camp Loano.

Dans le cadre de ses activités politiques, le coordinateur du FSD prépare la tenue d’une « marche pour la paix et la démocratie en RDC » prévue ce dimanche 08 mai 2000 sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa – Gombe. Ladite marche a été interdite par le gouverneur de la ville de Kinshasa, monsieur Théophile Mbemba Fundu par sa lettre du 15/04/2000 référencée n° SC/725/BGN/CAB/CCL/2000 adressée à M. Eugène Diomi Ndongala.

L’on se rappellera que depuis le 10 décembre 1997, le président de la DC a été soumis a des actes de harcèlement et d’insécurité qui l’ont conduit en détention respectivement au cachot de la 50ème Brigade des Forces Armées Congolaises (FAC) au camp lieutenant-colonel Kokolo à Kinshasa/Bandalungwa, dans une concession occupée par des militaires à  Mikonga avant de subir une intervention chirurgicale à la clinique Ngaliema sous haute surveillance militaire.

C’est l’occasion de rappeler que M. Diomi Ndongala Eugène fait systématiquement l’objet de plusieurs interpellations, séquestrations, interdictions de tenue des meeting politiques… et menaces d’expropriation de sa résidence sise avenue Allée verte n° 52, Binza Macampagne, Kinshasa – Ngaliema.

Préoccupée par les entraves répétées aux activités du Front pour la Survie de la Démocratie (FSD) et du parti Démocratie Chrétienne (DC) ainsi que de menaces sur  son président et ses membres…, la VSV réitère sa demande au gouvernement de rendre effective la libération des activités des partis politiques en république démocratique du Congo (RDC) en vue de décrisper la situation socio-politique conformément à la volonté et aux aspirations profondes de la population congolaise.

Fait à Kinshasa, le 03 mai 2000

LA VOIX DES SANS-VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV)

 

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