COMMUNIQUE
DE PRESSE N° 52/RDC/VSV/99
Pour
l’humanisation des conditions du couvre-feu
A
la suite du réaménagement ce mercredi 24
novembre 1999 par le chef de l’Etat congolais,
monsieur Laurent Désiré Kabila des heures du
couvre-feu décrété depuis le 13 novembre 1999
sur l’étendue de toute la république démocratique
du Congo (RDC) sous contrôle gouvernemental, la
Voix des Sans-Voix pour les droits de l’homme
(VSV) note un certain apaisement de la
population, plongée à l’approche des heures
de début et clôture du couvre-feu dans un état
de panique et de psychose générale.
En
effet, en ramenant les heures du couvre-feu de
22 heures à 5 heures du matin, cette mesure présidentielle
accède en partie aux préoccupations de la
population confrontée aux graves problèmes de
survie.
Face
à la persistance des difficultés de transport
à Kinshasa la VSV attire l’attention du
gouvernement sur les souffrances énormes que
continue à endurer la population, contrainte,
dans le cas d’espèce, d’effectuer de longs
trajets à pied ou d’attendre longtemps aux
arrêts de bus et taxis.
Eu
égard au comportement de certains militaires et
agents de l’ordre qui se servent abusivement
du couvre-feu pour se livrer aux bastonnades,
vols, viols, extorsions, coups et blessures, exécutions
sommaires et extra-judiciaires ... la VSV
encourage les autorités congolaises à
sanctionner sévèrement les auteurs de ces
traitements cruels, inhumains et dégradants à
l’encontre de la population.
Par
rapport aux difficultés chroniques de
transport, la VSV invite le gouvernement à
aligner un nombre conséquent de véhicules de
transport en commun, bus Gesac et City train le
soir vers 16 heures de manière à faciliter
l’évacuation de longues files d’attente
dans les grands carrefours, à savoir marché
central, gare centrale, marché Gambela, Place
Kintambo/Magasin, Bandal/Tshibangu, Place
Victoire, Rond-point Ngaba, IPN, Kingasani/Pascal
vers Mikonga, Nsele et Maluku.
Fait à Kinshasa,
le 24 novembre 1999.
la
Voix des sans-voix pour les droits de l’homme
(VSV).
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