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COMMUNIQUE DE PRESSE N° 019/RDC/VSV/CD/99
Les
membres de la société civile arrêtés, transférés
à la Cour d’ordre militaire (COM)
Au
moment où tout le monde s’attendait
incessamment à la libération de messieurs
Modeste Mutinga (journal Le Potentiel), André
Ipakala (journal La Référence Plus) et le Dr
Kabamba Mbwebwe (Parti Front Patriotique), la
direction extérieure de
l’agence nationale de renseignements (ANR),
sise avenue Nguma, Ma Campagne Kinshasa -
Ngaliema vient de transférer les victimes ce
mercredi 24 mars 1999 vers 14 heures au cachot
de la Cour d’Ordre Militaire (COM) à Kinshasa
- Gombe.
Ce
transfert intervient après une série
d’actions de lobbying
des ONG de la Société Civile congolaise
sur les autorités, plus particulièrement l’ANR/Direction
extérieure (D.E.) Jusqu'à ce jour, messieurs
André Ipakala, Modeste Mutinga et Dr Kabamba
Mbwebwe ne connaissent pas encore les griefs à
leur charge. Les procès verbaux établis après
audition à l’ANR/D.E. étaient axés sur leur
participation à la conférence de Prétoria,
organisée par l’ONG Sud-Africaine « ACCORD »
du 9 au 11 mars 1999.
On
leur reproche
d’avoir été en contact avec les
mobutistes en exil, les membres de la rébellion
RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie)
et les pays agresseurs (Ouganda, Rwanda,
Burundi).
Arrêtés
dimanche 14 mars 1999 à l’aéroport de
Kinshasa - N’djili, messieurs André Ipakala,
Modeste Mutinga, Dr Kabamba Mbwebwe et Mme Marie
- Ange Lukiana Lufwa Nkol ont été acheminés
directement à l’ANR/D.E. où Mme Lukiana a été
mise en liberté provisoire samedi 20 mars 1999.
Tout
en réitérant les préoccupations en ce qui
concerne le manque de contrôle du gouvernement
sur les services de sécurité, la VSV demande
au chef de l’Etat d’ordonner la libération
de trois détenus conformément à sa
communication du 16 mars 1999 au cours de
laquelle il avait dit : « ...j’espère
qu’ils ont déjà regagné leur
liberté ... ».
Fait
à Kinshasa, le 24 mars 1999
La
Voix des Sans-Voix pour les droits de l’homme
(VSV)
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