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COMMUNIQUE DE PRESSE N°011/RDC/VSV/CD/99
Monsieur
Diomi Ndongala
arrêté
Ce
mardi 16 février 1999 vers 10 heures du matin,
monsieur Eugène Diomi Ndongala, président du
Front pour la Survie de la Démocratie en république
démocratique du Congo (FSD) a fait l’objet
d’un enlèvement en compagnie de monsieur
Kishwe Maya, vice-président du FSD, par un
groupe de militaires à Kinshasa - Gombe au
moment où il sortait de sa Jeep de marque
Pajero.
Le
secrétaire ayant réussi à se sauver de
justesse, messieurs Eugène Diomi Ndongala et
Kishwe Maya ont été conduits manu militari à
la police d’intervention rapide (PIR)/ex - Kin
Mazière à Kinshasa - Gombe.
Selon
la PIR, la police a libéré les victimes vers
16h30’ ; cependant, M. Diomi Ndongala Eugène
demeure introuvable. En effet, sa famille et les
membres du FSD et proches continuent à le
chercher sans succès.
Dans
le cadre de ses activités politiques, le président
du FSD se préparait à rendre publique une
proposition de paix du FSD qui aurait déjà été
transmise aux Nations Unies.
Déjà,
depuis le 10 décembre 1997, M. Eugène Diomi
Ndongala a été soumis a des actes de harcèlement
et d’insécurité qui l’ont conduit en détention
au cachot de la 50ème brigade des
forces armées congolaises (FAC) au camp
Lieutenant Kokolo à Kinshasa/Bandalungwa, puis
en détention dans une concession occupée par
des militaires à Mikonga, avant de subir une
intervention chirurgicale à la clinique
Ngaliema sous haute surveillance militaire.
C’est l’occasion également de rappeler des
interpellations, des séquestrations et menace
d’expropriation par le service de sécurité dénommé
détection militaire des activités anti-partie
(DEMIAP) de sa résidence sise avenue Allée
verte n° 52, Binza Macampagne à Kinshasa/Ngaliema.
Fait
à Kinshasa, le 16 février 1999
La
Voix des Sans-Voix pour les droits de l’homme
(VSV)
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