La Voix des Sans-Voix pour
les droits de lhomme (VSV) informe lopinion quelle vient dêtre
saisie de larrestation tôt le matin à son domicile sis commune de Ngiri-Ngiri le
vendredi 19 avril 2002, de monsieur NSii Luanda, président du Comité des
Observateurs des droits de lhomme (CODHO).
Selon les informations en notre possession, le
président du CODHO a été interpellé à son domicile par deux inspecteurs de la Cour
dOrdre Militaire (COM) muni dun mandat damener comprenant trois noms
dont entre autres celui de M. NSii Luanda et précisant comme motif trahison. Le
document porte la signature du magistrat Mutombo.
Avant de lemmener, les inspecteurs de la COM
ont procédé à la fouille systématique de la maison et la saisie des documents dont les
listes des détenus que M. NSii Luanda détiendrait dans le cadre de ses activités
de promotion et défense des droits de lhomme.
A lissue de la perquisition domiciliaire, le
président du CODHO a été embarqué dans la Jeep et acheminé directement à la
COM.
Vers 23 heures, M. NSii Luanda est soumis à
un interrogatoire axé essentiellement sur le fonctionnement de son organisation, la
provenance des financements, ses partenaires, la destination de ses rapports de service,
son voyage à Genève, le financement de son voyage, ainsi que la présence de M. Bisimwa,
étudiant à lUniversité protestante de Kinshasa (UPC) jadis détenu à la Cour de
Sûreté de lEtat (CSE) avant son incarcération au Centre pénitentiaire et de
rééducation de Kinshasa (CPRK) pour " atteinte à la sûreté de
lEtat ".
En outre, la COM a également cherché à
connaître les liens qui unissent le président du CODHO à M. Bisimwa quil héberge
depuis sa libération du CPRK.
Il convient de relever que lors de son récent
retour de Genève, M. NSii Luanda a été surpris dapprendre que M.
Bisimwa a été repris le 08 avril 2002 et gardé en détention au Parquet près la COM.
Le samedi 20 avril 2002, le président du CODHO a
été soumis à un second interrogatoire par deux magistrats qui après son audition
nont pas pu décider sur son sort et attendraient visiblement un mot dordre de
la part du procureur général près la COM, colonel Charles Alamba Mongako.
Il revient à la VSV que M. NSii Luanda a
passé la nuit à même le sol et na pas été autorisé à prendre la douche bien
quil ne soit pas frappé par la restriction de visite.
Pour rappel, M. NSii Luanda a été arrêté
auparavant le 05 mai 2001 et placé en détention à la Détection militaire des
Activités anti-patrie (DEMIAP/Extérieure)
Eu égard à ce qui précède, la VSV demande au
gouvernement congolais de libérer sans délai la victime ou la présenter devant une
juridiction compétente en cas de griefs sérieux à charge.