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ar2-r.gif (1769 octets) ENTREPRISES COMMERCIALES
Recherche minière
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La République démocratique du Congo dispose d'immenses ressources minérales qui en font l'un des plus grands pays miniers du continent africain. Ses ressources minérales comprennent le cuivre, le cobalt, le zinc, le cadmium, le diamant, l'or, l'étain, le tungstène, le niobium et le manganèse, qui sont actuellement mis en valeur.

Toutefois, ces potentialités ne traduisent pas le niveau de production dont la baisse, commencée en 1986, s'est accentuée entre 1991 et 1993. longtemps épine dorsale de l'économie, grand pourvoyeur de devises, le secteur minier contribuait, en 1986, à hauteur de près de 13 % à la formation du PIB. La Gécamines, qui exploite les gisements de cuivre, de cobalt et de zinc, fournissait, à elle seule, près de 70 % des recettes d'exportation en devise et participait à plus ou moins 30 % aux recettes de l'Etat. En 1995, la contribution du secteur minier n'était plus que de 5,9 %. L'indice de production minière et métallurgique, qui était de 7,8 points en 1991, est passé à 3,9 points en 1994, pour remonter légèrement à 41,5 points en 1995. Les situations les plus dramatiques concernent le cuivre, dont la production est passée de 442.828 t. en 1989 à 33.946 t. en 1995 (soit 7 % du volume de 1985), le zinc dont la production n'était plus que de 4.516 t. en 1995 contre 54.043 t. en 1989 et le cobalt dont la production est tombée à 3.967 t. alors qu'elle atteignait 9.311 t. en 1989.

D'une manière générale, l'ensemble de la production minière et métallurgique formelle s'est effondrée et le secteur enregistre une expansion considérable des activités aurifères et diamantifères informelles, à petite échelle.

Plusieurs facteurs sont à l'origine de cet effondrement. Outre les causes conjoncturelles telles que les troubles socio-politiques qu'a connus la République démocratique du Congo lors de la guerre au Shaba (Katanga) en 199à et des pillages en 1991 et 1993, les difficultés du secteur sont également d'origine structurelle. Elles sont liées à un environnement économique général dégradé et à une mauvaise gestion. Le secteur minier a souffert de la mauvaise qualité des infrastructures de transport (dont l'amélioration constitue une des priorités des nouvelles autorités), de problèmes techniques, mais surtout de la dégradation accélérée et du non-renouvellement de l'outil de production ainsi que d'une mauvaise gestion des unités de production. Il en a résulté un blocage des financements. En outre, la prospection et la recherche minières ainsi que le développement de nouveaux gisements ont été ralentis, compromettant l'expansion du secteur.

Le secteur est dominé par quelques entreprises d'Etat qui assurent l'exploitation des ressources minières.

Compte-tenu de l'importance que représente ce secteur dans l'économie du pays et du besoin en devises, la relance du secteur minier et son assainissement devront être au centre des préoccupations du gouvernement congolais. La stratégie de relance devra poursuivre trois objectifs principaux : la réhabilitation des infrastructures minières, la construction de nouvelles mines et la relance de la prospection et de la recherche minières. Le premier axe vise à mobiliser des capitaux pour renouveler l'outil de production devenu vétuste en vue d'atteindre progressivement la capacité de production maximale des sociétés minières existantes. Pour la mise en valeur de nouveaux gisements, il est impératif de créer des joint-ventures, associant les entreprises minières d'Etat ou mixtes et des partenaires privés étrangers. Dans le cadre de la relance de l'exploration, l'octroi de conventions minières à des compagnies minières étrangères est également en cours de négociation avec le gouvernement congolais. La réalisation de l'ensemble de ces objectifs nécessite la mobilisation d'importants capitaux. Les besoins d'investissement pour la réhabilitation et l'extension de l'outil de production des sociétés existantes sont évalués à près de 1,3 milliard $.

Toutefois, une relance effective du secteur minier dépend étroitement d'autres paramètres, tels que la réforme du cadre des investissements, de la mise en place d'une véritable politique minière et d'une stabilité politique.

  • Cuivre, cobalt et zinc

Les gisements de cuivre et des métaux qui lui sont associés, en particulier le cobalt et le zinc, sont exploités par la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines) et par la Société de Développement Industriel et minier au Zaïre (Sodimiza), créé en 1967 et racheté par la Gécamines en 1987. La Gécamines est une entreprise publique, dont le siège est situé à Lubumbashi, dans la province du Katanga; Elle constitue le plus grand complexe minier de la République démocratique du Congo. Sa concession minière (environ 18.000 km²) comprend des exploitations à ciel ouvert, des mines souterraines et de grandes usines de concentration des minerais et de métallurgie du cuivre, du cobalt et du zinc.

  • Diamant

La production de diamant était estimée à environ 22 millions de carats en 1995, en augmentation par rapport à 1994 (16,3 millions). Cette hausse résulte principalement de la production artisanale. Les gisements de diamant sont concentrés dans le Kasaï-oriental, près de Mbuji-Mayi, et dans le Kasaï-occidental. Alors que dans cette région, ils sont alluvionnaires, dans le Kasaï-oriental, ils sont à la fois alluvionnaires, éluvionnaires et primaires et étroitement liés à des cheminées souterraines de kimberlites. On trouve également du diamant dans le Bas-Congo, le Haut-Congo, le Maniema, l'Equateur et le Bandundu. Les premiers diamants ont été découverts vers 1909 dans le Kasaï.

L'exploitation industrielle du diamant est assurée par la Minière de Bakwanga (Miba) à Mbuji-Mayi. La Miba est une SEM, dont le capital est détenu à hauteur de 80 % par l'Etat congolais et de 20 % par la Sibeka. Les réserves connues étaient estimées à 148.769.147 carats. La capacité de la Miba est de 10.000.000 carats par an.

  • Or

L'or est présent dans la plupart des régions, plus particulièrement dans la province du Haut-Congo. Il est exploité industriellement par l'office des Mines d'Or du Kilo-Moto (Okimo). Cette entreprise publique, dont la capacité de production est de l'ordre de 6 t. par an, exploite des gisements situés dans le Haut-Congo. L'or est également exploité par la société mixte Kilo-Moto Mining International (Kimin) dans le Haut-Congo dont les réserves sont estimées à 124 t. La Société Minière et Industrielle du Kivu (Sominki) dont le capital est détenu à hauteur de 28 % par l'Etat congolais, de 36 % par la société Banro Resources et de 36 % par une compagnie belge. Mines d'Or du Congo exploite également l'or. Outre cette production industrielle, l'or est également exploité artisanalement. On estimait cette production à environ 717 kg en 1995.

  • Etain

La production d'étain, essentiellement sous forme de cassitérite, est d'environ 793 t., en nette diminution depuis 1989 où elle atteignait 2.282 t. L'exploitation est assurée par la Société Minière et Industrielle du Kivu (Sominki), une société d'économie mixte dont le capital est détenu par l'Etat congolais (28 %) et le groupe belge Empain. Elle exploite des gisements d'étain et autres minéraux lourds (colombo-tantalite, wolframite, monazite), ainsi qu'un peu d'or (398 kg en 1994) dans le Kivu.

  • Manganèse

La production de manganèse est arrêtée depuis 1993. L'exploitation du gisement de Kisenge, dans le Katanga, était assurée par l'Entreprise Minière du Kisenge (EMK-MN), une société d'Etat dont les capacités de production sont de 360.000 t. par an. La chute de la production est due à la fermeture du chemin de fer de Benguela en Angola, suite à la guerre civile dans ce pays. La relance de la production de piles sèches et de la transformation du minerai de manganèse en bioxyde de manganèse électrolytique nécessiteraient des investissements de 20 millions de $ (construction d'une usine d'une capacité de production de 250.000 t/an de bioxyde de manganèse) et de 6 millions de $ (réhabilitation de l'usine de piles sèches).

 

  • Commercial

Boulevard du 30 Juin

B.P. 13998 - Kinshasa 1

Tél.: 23.794, 23.795 et 23.625

Télex 21.591/21.207 GCM ZR

  • Exploitation

B.P. 450 - Lubumbashi

Tél.: 22.51.30 Télex 23.575 B

 

MACALZA
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B.P. 3394 - Lubumbashi

Tél.: 22.41.57 Télex 41129 MAC ZR

 

MIBA
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Place de la Coopération, 4

B.P. 377 et 378 - Mbuji-Mayi

Téles 21063 ZR Kinshasa

 

OKIMO Office des Mines d'Or de Kilo Moto
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Avenue des Sénégalais, 15

B.P. 8439 - Kinshasa

Tél.: 22.602 et 24.004 Télex 21541

 

C.N.E. Centre National d'Expertise des Substances Minérales Précieuses
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Building BCZ, 18ème étage

B.P. 7788 - Kinshasa

Tél.: 24.820 et 24.432 Télex 21333 ZR CNE

 

SODIMIZA
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B.P. 3853 - Lubumbashi

Tél.: 22.20.00 Télex 41078 SDMZ ZR

 

EMK-MN Entreprise Minière de Kinsenge "Manganèse"
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B.P. 3522 - Lubumbashi

Tél.: 3149

 

SOMINKI Société Minière et Industrielle du Kivu
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B.P. 2988 - Kinshasa