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Communiqué
026/2000
Médias Libres, Médias pour Tous
Journée mondiale de
la liberté de la presse
Mme Belmonde : “Aidez-moi
à retrouver mon mari”
*Freddy Loseke,
Jean-Bruno Kadima et José Moukanda toujours privés de liberté
La commémoration, ce
mercredi 3 mai 2000, de la journée mondiale de la liberté de la
presse, intervient dans un climat déletère pour les journalistes
de la Rdc :
1°) Pour la première
fois dans l’histoire du pays, des agents appartenant aux
services de renseignements se sont rendus dans une imprimerie
(Recto Verso du groupe Le Potentiel) pour censurer les articles à
paraître dans les journaux.
2°) Un journaliste,
Freddy Loseke, est maintenu inexplicablement en prison alors que
son cas tombe sous le coup de l’amnistie décrétée par le chef
de l’Etat.
3°) Jean-Bruno Kadima et
José Moukanda respectivement directeur de publication du journal
Umoja et agent technique sont détenus depuis neuf jours sans que
les faits qui leur sont reprochés soient portés à leur
connaissance.
4°) De nombreux
journalistes (Kalenga de La Flamme du Congo, Kasonga de l’Eveil,
Ipakala de la Référence Plus, Mutinga du Potentiel etc) sont l’objet
d’interpellation et/ou menacés pour avoir fait leur travail de
communicateur.
A cette liste, il
convient d’ajouter le cas poignant et inhumain de notre
confrère Belmonde Magloire Coffi Missinhoun, arrêté le 4
septembre 1998 et dont la famille est à ce jour sans
nouvelle.
Après vingt mois de
cruelle attente et de vaines recherches, Mme Marthe Belmonde se
tourne, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de
la presse, vers la communauté des journalistes et vers les hommes
épris de paix et de liberté pour formuler une seule demande :
“AIDEZ-MOI À RETROUVER MON MARI”. La phrase lâchée, elle
éclate en sanglots.
Le regard tourné vers
cette épouse en pleurs, l’oreille tendue vers les cris de
détresse des familles des confrères en détention ou vivant en
clandestinité, “Médias Libres, Médias pour Tous” lance un
appel pressant aux journalistes de la Rdc pour qu’ils soient
solidaires en vue de défendre l’espace de liberté acquis au
prix d’immenses sacrifices. Le même appel s’adresse aux
autorités du pays pour qu’elles libèrent les journalistes
arrêtés et mettent fin au harcèlement dont la presse est l’objet.
Fait à Kinshasa, le
03/05/2000
Polydor
F.Muboyayi Mubanga
Président
André
Ipakala Abeiye M.
Secrétaire
Général
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