La forêt congolaise, avec ses 125 millions d'hectares, couvre la moitié
du territoire. Elle représente 47 % du massif forestier tropical du continent africain et
6 % des réserves tropicales du monde. La Cuvette centrale, en grande partie recouverte de
forêt dense primaire, occupe, à elle seule, 100 millions d'hectares, soit 80 % de la
couverture forestière. Les réserves potentielles extrêmement élevées pourraient
permettre à terme une production annuelle de l'ordre de 6 millions de m³ de bois par an.
Selon le Service Permanent d'Inventaire et d'Aménagement forestier (SPIAF), il existe 708
essences forestières identifiées, regroupées en trois catégories :
- Classe 1 : essences exportables en grumes
- Classe 2 : essences utilisées localement, exportables aussi en grumes
- Classe 3 : essences non exploitées
Quinze essences sont exploites : le doussié, l'iroko, l'ébène, le tiama, le kosipo,
le sapelli, le sipo, l'acajou, le wenge, l'afromosia et le limba.
La région du Mayombé (Bas-Congo) a été l'une des premières zones exploitées au
début des années trente ainsi que le Bandundu. La Cuvette centrale n'a été mise en
valeur qu'à partir des années soixante-dix par des sociétés forestières qui
s'implantèrent dans le Bandundu et l'Equateur. Cette zone est aujourd'hui le centre
d'exploitation du bois. L'évacuation s'effectue principalement par voie fluviale (Congo
et Kasaï). |