GauGeographie.jpg (19378 octets) Droitebandeau.jpg (54419 octets)
 
HYDROGRAPHIE ar2-r.gif (1769 octets) Débit et régime
Débit et régime des cours d'eau
wpe141.jpg (679 octets)
La relation entre l'alimentation en eau des rivières et les précipitations apparaît clairement quand le bassin fluvial pris en considération se localise en entier dans une zone à régime pluviométrique homogène. La même relation devient cependant plus compliquée quand le bassin fluvial s'étend, chevauchant ainsi des zones à régimes pluviométriques différents. Dans ce cas, il y a d'abord l'étendue des bassins affluents qui intervient. En outre, comme le bassin du Zaïre s'étend à cheval sur l'Equateur, on sait que la répartition sur l'année des précipitations en hémisphère nord est inverse par rapport à celles dans l'hémisphère sud. Enfin, la relation entre le passage des hautes eaux vers les basses eaux et le régime des pluies est différente de celle entre le passage des basses eaux vers les hautes eaux et les précipitations. C'est ainsi que le passage des hautes eaux vers les basses eaux coïncide assez bien avec la fin de la saison des pluies. Il existe cependant une exception à cette règle générale dans le cas où l'eau souterraine intervient dans l'alimentation du cours d'eau. En effet, l'importante réserve en eau souterraine, stockée pendant la saison des pluies, peut alors être responsable d'un niveau d'eau de la rivière qui reste très élevé jusque tard dans la saison sèche. Il semble que ce phénomène se produit entre autres dans certains bassins de la partie orientale du Shaba. Par contre le passage de basses eaux vers les hautes eaux connaît un décalage important par rapport au début de la saison des pluies. Cela est dû au fait que les terrains desséchés des pentes de vallée absorbent,à ce moment de l'année, une grande partie des eaux de pluie au détrimentde l'écoulement superficiel vers le lit de la rivière.

L'influence du régime des affluents sur celui du cours d'eau principal ressort clairement d'une étude des variations de régime du Lualaba, rivière dont le drainage est S-N mais qui est alimenté par d'importants cours d'eau E-O. Le bassin se trouve ainsi dans des zones de plusieurs types du climat A de l'hémisphère sud et sa partie aval est située dans l'hémisphère nord. Le Lualaba en amont de Kindu connaît un régime subtropical de l'hémisphère sud. Le débit montre un maximum vers la fin d'avril et un minimum vers la fin octobre. Mais en aval de Kindu, l'influence du régime des affluents de droite se fait sentir. Autre fait important : pour beaucoup d'affluents, le minimum extrême est zéro, ce qui veut dire que dans ces cas, pendant une période de l'année, aucun apport d'eau n'arrive jusqu'au Lualaba.

Enfin, il faut tenir compte des crues exceptionnelles et imprévisibles dans le bassin du Lualaba (particulièrement dans le tronçon Kindu-Bubundu et dans le bassin de la Lowa). Il en résulte que le Lualaba en aval de Kindu est affecté par des fluctuations de niveau brutales et localisées entraînant une hausse du niveau à certains endroits alors qu'ailleurs, le niveau est en baisse.

Les crues exceptionnelles ne se limitent d'ailleurs pas au bassin du Lualaba et représentent un phénomène très répandu dans tout le bassin du Zaïre (entre autres dans le bassin du Kasaï). En plus, il faut rappeler que les précipitations se manifestent sous la forme de violentes averses qui provoquent un apport brutal d'eau aux rivières. Il apparaît cependant que dans cedomaine, l' Afrique tropicale humide n'occupe pas la position la plus dramatique, comparée à d'autres régions du monde. Pareille différence pourrait être due à la courte durée des averses en Afrique tropicale mais surtout au fait que les averses ne tombent pas simultanément, chaque averse affectant ainsi au moment où elle se produit une surface réceptrice peu étendue.