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ar2-r.gif (1769 octets) FORÊTS
Le long de la côte atlantique, en particulier le long du fleuve, s’étalent des forêts-galeries, bandes forestières croissant sur les rives des cours d’eau, et des mangroves, ces formations végétales aux pieds submergés à chaque marée et où poussent les palétuviers, étagés au-dessus de leurs racines aériennes.

Si la forêt du Mayumbe, de l’autre côté de Matadi, attire une certaine attention, c’est surtout la forêt équatoriale qui est la plus impressionnante. Elle s’étend sur près de la moitié septentrionale du pays, au sud du lac Tumba jusqu’aux contrefort du Ruwenzori, où elle a poussé sur l’emplacement d’un immense lac préhistorique dont il ne reste, de nos jours, que les lacs Maï-Ndombe et Tumba. Néanmoins, la forêt équatoriale demeure encore impénétrable pour les voyageurs, à cause de sa masse végétale dès que l’on quitte la trouée des villages.

La découverte de cette orgueilleuse forêt, même pour les familiers les plus intimes, ne se limite qu’au niveau de quelques clairières de sa périphéries. Le visiteur se contentera en conséquence d’admirer du bord de la route les palmiers, aloès et raphias, les copaliers aux troncs enserrés de lianes, qui se bousculent à trente ou quarante mètres du sol.

Selon les estimations, la forêt vierge ne saurait, à terme, tarder à échapper à la nuisance de l’homme. Ses essences, dont le wenge, sont convoitées par d’importants projets industriels déjà à l’étude. Ils visent tous à tirer de la jungle les fabuleuses richesses qui s’y cachent, à commencer bien sûr par le bois.

De l’avis des spécialistes, cette ruée promet d’être plus importante encore que celle du cuivre, au début du siècle. Mais en attendant d’être dénaturée par l’homme, la forêt équatoriale continue de régner, sereine et imposante.