Taxis : En
ville, le moyen de locomotion le plus rapide est le taxi. Les taxis sont de couleur jaune.
Ils sont disponibles partout et à toute heure; ils sillonnent la ville en utilisant les
grands axes de circulation, et il vous suffit de lever la main pour en arrêter un. Les
taxis sont dépourvus de taximètres; le prix de la course est fonction de la distance à
parcourir et du nombre de passagers. En effet, ces taxis sont toujours utilisés par
plusieurs personnes à la fois, et le chauffeur s'arrête pour charger des passagers
supplémentaires, jusqu'à ce que sa voiture soit pleine. Si vous désirez un taxi pour
vous seul, précisez-le au chauffeur et entendez-vous avec lui sur le prix, avant de
démarrer.
La conduite à Kinshasa : A
l'arrivée à Kinshasa, il faudra vous familiariser avec le type de conduite kinois. En
effet, les règles de la circulation et les habitudes des conducteurs ssont déroutantes;
le non-initié a besoin d'un certain temps d'adaptation aux usages locaux. En tout état
de cause, la conduite à Kinshasa doit tenir compte de la distraction et de la témérité
des autres chauffeurs et des piétons.
Aux heures de pointe, la circulation est
très dense à Kinshasa. Le trafic est généralement réglé par des gendarmes. Aux
carrefours des grands axes, ils sont postés sur des podiums. Il faut apprendre à
distinguer le rouge, le vert et l'orange, indiqués par des gestes particuliers.
Arrêtez-vous toujours avant les lignes blanches lorsqu'il y en a. Apprenez vite à
reconnaître le sens giratoire autour des principaux rond-points de la ville, ainsi que
les sens interdits et les voies "réputées prioritaires". En ville, la vitesse
est limitée à 60 km/h pour les voitures et à 40 km/h pour les autres véhicules. La
priorité de droite est d'usage en République démocratique du Congo. Respectez-la
scrupuleusement et soyez prudents sur les axes prioritaires ou réputés tels.
Garde-robe : La République démocratique du Congo est un
pays tropical où la chaleur et l'humidité règnent presque toute l'année. Il faut donc
prévoir des vêtements légers, de préférence en fibres naturelles et facilement
lavables. Les tissus synthétiques, cuirs et caoutchouc ne sont pas recommandés, ils sont
très désagréables à porter car ils n'observent pas la transpiration.
En saison de pluies, la garde-robe d'été sera assortie d'un parapluie,
un maillot de bain, des lunettes de soleil et des chaussures légères, bien aérées, de
préférence en cuir ou en toile.
En saison sèche, il faut prévoir des pull-overs pour les soirées
fraîches. Quelques vêtements de demi-saison seront bienvenus.
Pour les excursions à l'intérieur du pays, les safaris et autres
équipées en brousse, il est nécessaire de s'habiller de façon confortable. Prévoir :
chapeau ou casquette, chaussures de marche, lunettes solaires, crème solaire, produit
anti-moustique, pull, blouson sport...
Electricité : Dans les grands centres urbains, le
courant électrique est de 220 V, alternatif, 50 Hz. L'utilisation du groupe électrogène
est fréquente à l'intérieur du pays.
Eau : l'eau du robinet est réputée potable à Kinshasa.
Néanmoins, il est recommandé de la faire bouillir et de la filtrer avant consommation.
Les eaux vendues en bouteille capsulées sont potables. Soyez vigilants sur la façon dont
l'eau est bouillie et filtrée (l'ébullition doit durer 20 min. pour être efficace,
rincez et stérilisez régulièrement à froid les récipients contenant l'eau potable).
Attention aux glaçons qui doivent aussi être fabriqués avec de l'eau filtrée.
Boissons : La boisson nationale par excellence est la
bière dont la production est l'une des grandes industries nationales. Bien entendu,
toutes les autres boissons, alcoolisées ou non, sont disponibles. Celles que les
Congolais appellent des "sucrés" regroupent les diverses limonades gazeuses.
D'excellents jus de fruits, notamment le délicieux maracuja qui pousse à Kinshasa, dans
le Bas-Congo et le Kivu, sont aussi proposés. Il faut enfin goûter les "vins"
locaux : vin de palme, de bananes... ainsi que la grande variété d'alcools qui se
fabriquent à partir des céréales, fruits et plantes.
Table : Tous les restaurants, hôtels et snacks dans les
grandes villes du pays servent une cuisine internationale. Le visiteur qui n'entend pas
déroger à ses habitudes culinaires est assuré de trouver des plats qui correspondent à
ses goûts.
Il existe une cuisine typiquement congolaise à base de produits locaux.
Citons d'abord le manioc doux dont on consomme les feuilles préparées comme des
épinards (saka-saka) et le manioc amer dont les tubercules, séchés et réduits en
farine, servent à la préparation de la "chikwange", plat de choix du
Congolais. C'est une pâte épaisse, à l'odeur forte, enveloppée dans une feuille de
bananier ou autre.
Toutes les sortes de bananes, crues ou cuites, les patates douces, les
haricots, le riz, le maïs, le sorgho, l'igname, l'arachide, la noix de palme sont à la
base des plats nationaux souvent assaisonnés d'huile de palme et de pili-pili, petit
piment rouge très fort. La cuisine congolaise utilise aussi les viandes de brousse et les
poissons locaux, consommés frais, séchés ou boucanés. On prépare toute sorte
d'animaux et insectes, à priori peu alléchants pour les non-initiés, mais à la saveur
surprenante.
Il pousse en République démocratique du Congo des légumes et des fruits
magnifiques et l'assortiment des marchés locaux permet une cuisine très variée. Il faut
goûter les merveilleux fruits exotiques du pays parmi lesquels le mangoustan, le litchi
appelé ici "poilu", le maracuja, la goyave, le corossol, le carambol et bien
d'autres variétés délicieuses. (Si nous vous avons ouvert l'appétit, consultez notre
rubrique "Gastronomie"
qui présente plus de 100 recettes congolaises).
Précautions d'hygiène : Les visiteurs qui débarquent
en République démocratique du Congo pour la première fois ont généralement besoin de
quelques jours d'adaptation. La chaleur et surtout l'humidité sont très fatigante. Il ne
faut pas se surmener, boire beaucoup sans excès de boissons alcoolisées) et se reposer.
Quelques précautions toutes simples dans le domaine de l'alimentation
pourront vous éviter bien des ennuis de santé. Veillez à une alimentation équilibrée
et variée. Lavez soigneusement légumes et fruits. Si vous mangez des crudités, il est
indiqué de les rincer à l'eau filtrée. On peut aussi tremper les légumes dans une
solution de permanganate avant préparation. Il faut cuire la viande (préalablement
congelée) à point, ne pas abuser des graisses, saler en abondance les aliments, surtout
en cas de transpiration abondante.
Au début du séjour, il vaut mieux ne pas abuser de la nourriture locale,
fortement épicée.
Il est très important d'éviter que les insectes (mouches, moustiques,
cancrelats, fourmis et autres "bilulu" peu sympathiques) pénètrent dans la
maison. Ils transmettent de nombreuses maladies infectieuses dont le paludisme. Il faut donc leur livrer une chasse
sans merci et équiper vos fenêtres de moustiquaires.
Tous les vêtements séchés en plein air doivent être repassés, pour
éviter les vers de Cayor. La mouche de Cayor a la charmante spécialité de pondre ses
oeufs sur le linge humide et les larves pénètrent alors dans la peau. Seul un repassage
soigneux peut les détruire.
Il est déconseillé de marcher pieds nus dans les jardins où l'on risque
d'attraper des puces "chiques" ou "djiques", qui se logent sous les
ongles des orteils.
Ne restez pas trop longtemps au soleil les premiers temps. Utilisez des
crèmes de protection d'un indice élevé : le soleil congolais tape fort et les coups de
soleil sont fréquents et douloureux.
Conseils médicaux : On prescrit généralement un
anti-malarien aux personnes qui se rendent dans les pays tropicaux. Il faut le prendre
dés l'arrivée, pendant toute la durée du séjour et durant les six semaines qui suivent
le retour. Les symptômes suivants : frissons, maux de tête, température élevée,
courbatures sévères peuvent indiquer une crise de malaria.
Dans ce cas, il faut se rendre immédiatement chez un médecin. De même, les problèmes
intestinaux sérieux doivent être traités d'urgence.
Votre trousse de médicaments de première nécessité doit comporter :
- le matériel pour les premiers soins (désinfectant, poudre
antiseptique, gaze, ouate...)
- un anti-paludéen
- un collyre contre les brûlures solaires
- un sédatif
- un anti-diarrhéique
- un anti-vomitif
- un anti-tussif
- un anti-allergique
- un anti-mycosique
- un anti-moustique et une solution analgésique conter les piqûres
d'insectes
- un sérum anti-vénimeux (Attention à la date de péremption de ce
produit. Cette précaution est surtout valable à l'intérieur du pays.)
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