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ar2-r.gif (1769 octets) PARCS NATIONAUX
L’Institut congolais de la Conservation de la Nature gère sept parcs nationaux, dont celui de la Salonga, sur l’Equateur, considéré comme la plus grande réserve forestière de la planète.

La politique de conservation de la nature, menée au Congo depuis son indépendance, en 1960, et qui inclut tant les rivières, le fleuve, les forêts, les animaux, les lacs, les volcans, les montagnes que les plaines, permet aujourd’hui de placer ce pays parmi les plus avancés en matière de protection de la nature. De quelque côté de la république qu’il puisse se trouver, le voyageur est certain de voir évoluer librement, c’est-à-dire dans leur milieu naturel, les animaux les plus rares.

A l’époque, les parcs nationaux eurent beaucoup à souffrir des différents événements que connut le pays, au point que vingt-trois gardes restés fidèles à leur poste y trouvèrent la mort pour avoir voulu défendre les animaux des braconniers. Aujourd’hui, un monument de pierre construit à l’entrée du Parc national de Virunga immortalise ce sacrifice unique dans les annales de la protection de la nature, et qui fait la fierté de tous les gardes du monde. Un autre hommage leur sera rendu par le directeur du parc, M. Jacques Vershuren, dans son livre Mourir pour les éléphants.

Les parcs nationaux du Congo constituent des laboratoires uniques au monde, où biologistes, zoologistes, pharmaciens, botanistes, géologues, volcanologues, géographes et autres spécialistes affluent parce qu’ils y découvrent des phénomènes que seule la sagesse de la conservation des ressources naturelles pouvait préserver.

 

Le Parc National de Kahuzi-Biega
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A quelques kilomètres de Bukavu se trouve le Parc national de Kahuzi-Biega, d'une superficie de 600.000 hectares. C’est là que le touriste pourra rencontrer le gorille, ce grand primate au tempérament doux et timide malgré son impressionnante carrure.

 

Le Parc National des Kundelungu
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Les Parc National des Kundelungu, au Katanga, constituent, eux, les domaines de prédilection des grands ongulés, qui ajoutent une note de parfum animal à la randonnée touristique dans cette partie du Congo. Le Parc National des Kundelungu, avec ses 210.000 hectares de superficie totalement protégée et une zone annexe de 750.000 hectares, inclut les plus hautes chutes du continent africain, les chutes de la Lofoï (347 m d'un seul jet). Le guépard y trouve un de ses tout derniers refuges dans le territoire de la République démocratique du Congo à côté d'autres spécimens caractéristiques de la faune comme le zèbre, l'antilope rouanne, l'éland du Cap, l'hippotrague noir et le grand koudou.

 

Le Parc de la Rwindi
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Le Parc de la Rwindi, quant à lui, se situe à trois heures de voiture de Goma. C’est une vaste plaine de savanes traversée par les rivières Rutshuru et Rwindi, où vivent des milliers d’hippopotames. Au bord de ces rivières se rencontrent divers genres d’animaux : lions, léopards, éléphants, buffles, antilopes, hyènes, etc. L’hôtel de la Rwindi est aussi très connu tant pour la finesse de sa cuisine que pour son confort et son accueil tout court.

 

Le Parc des Virunga (ancien Parc National Albert), établi à partir de 1929, représente de l'avis des spécialistes l'expérience la plus réussie dans le monde entier de ce qu'on appelle la "réserve intégrale" ou l'évolution du monde végétal et animal est laissée sans aucune intervention humaine. Il s'étend sur 300 km de longueur et 150 km de largeur (800 000 hectares) couvrant des milieux biologiques exceptionnellement variés depuis le lac kivu et la chaîne des volcans Virunga jusqu'au pied des cimes neigeuses du Ruwenzori, en longeant l'immense plaine qui borde le lac Edouard. C'est dans la forêt de la Semliki au nord du lac Edouard qu'a été découvert à la fin du XIXème siècle le fameux okapi, espèce particulière aux forêts de l'est du Zaïre. Le lac Edouard constitue le lac le plus poissonneux du Zaïre et sans doute la nappe d'eau la plus animée du monde avec ses innombrables oiseaux aquatiques et ses milliers d'hippopotames. Sur les pentes des Virunga vivent des colonies de gorilles uniques au monde (sans doute, en partie décimée par le passage de centaines de milliers de réfugiés rwandais lors du génocide de 1994) dont la protection fut à l'origine de la création de ce parc. Dans toute l'étendue du parc se rencontrent à foison : éléphants, buffles, lions, antilopes, gazelles, phacochères, hyènes, etc... Situé à cheval sur l'Equateur et proche de la crête Congo-Nil, le Parc de Virunga renferme une diversité de biotopes (volcans, savanes, forêts ombrophiles, lacs, glaciers éternels).

 

Le Parc National de la Garamba, institué par décret du 17 mars 1938, occupe une superficie de 492.000 hectares au nord de Faradje près de la frontière soudanaise. Ce parc est constitué de vastes savanes herbeuses entourées de savanes boisées s'étendant dans une pénéplaine très ancienne qui fut jadis soumise à de nombreux cycles d'érosion. On y trouve en plus de tous les grands mammifères du Parc des Virunga (sauf l'okapi et le sanglier géant ou hylochère) des animaux rares tels que le rhinocéros blanc, la girafe et l'élan de Derby. On y trouve également une station de domestication des éléphants africains, unique au monde.

 

Le Parc National de l'Upemba
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Le Parc National de l'Upemba, créé en 1939, couvre une superficie de 1 170 000 hectares dans la province du Shaba. Il englobe les monts Kibara et d'importants secteurs des lacs Upemba et Kisale et la totalité du lac Babwe. Ce parc offre, comme le Parc National des Virunga, une grande diversité de milieux biogéographiques, mais sous des aspects absolument différents. C'est le pays des horizons immenses, interrompus par de nombreuses vallées profondes, allant des vastes plateaux des Monts Kibara, par une succession de contreforts entaillés, jusqu'au graben du Kamalondo avec ses considérables nappes lacustres. L'Upemba renferme ainsi des associations végétales aux multiples aspects où des témoins d'une flore très ancienne font place à la forêt claire. Placé sur une zone de fracture géologique, l'Upemba présente, comme dans un livre ouvert, toute l'histoire des grandes convulsions géologiques auxquelles son sol a été soumis. Il se trouve aussi au confluent de deux grandes provinces biogéographiques : la guinéenne et la zambézienne, ce qui lui vaut, outre les caractères de sa végétation, de posséder une faune typique et variée. De grands troupeaux de zèbres, d'élands du Cap, de bubales, y vivent paisiblement sur les hauts plateaux, tandis que les savanes abritent de non moins nombreux troupeaux d'éléphants, de buffles, d'antilopes, et les marécages de multiples oiseaux aquatiques parmi lesquels figurent de nombreux migtrateurs paléarctiques.

 

Le Parc National de la Salonga
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Le Parc de Salonga (3.600.000 hectares) englobe une grande partie de la province de l'Equateur et du Kasaï occidental. Il est constitué de deux blocs pratiquement intacts de forêt tropicale humide , de plaine, principalement sur terrains non-marécageux. Ce parc immense protège des populations d'éléphants et également le curieux chimpanzé nain (Pan paniscus), primate qui intrigue à la fois le zoologiste et l'anthropologue. Le Parc National de la Salonga, de nature essentiellement forestière, constitue une réserve d'eau et joue indirectement le rôle d'accumulateur d'énergie.

 

Le Parc National de la Maïko
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Le Parc de Maiko dans la forêt de l'Ituri est essentiellement destiné à la protection de l'okapi et des gorilles et occupe 600 000 hectares. Un autre objectif de la création de ce parc était de préserver un bloc de forêt ombrophile tout à fait différente de celle de la Salonga. Il s'agit en effet d'une forêt semi-montagneuse dont l'altitude moyenne est de 1.200 mètres. La Maïko est d'une topographie vallonnée et d'accès malaisé. La pluviosité y est la plus élevée de la République démocratique du Congo, mais la forêt y est très belle et d'une productivité naturelle remarquable. Le Parc National de la Maïko possède la caractéristique de protéger à la fois trois espèces étonnantes et peu communes : le gorille de montagne, l'okapi et le paon congolais