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ar2-r.gif (1769 octets) GROTTES, CHUTES ET LACS
Aussi bien pour les spécialistes - spéléologues ou archéologues - que pour les simples voyageurs avides de singularités naturelles, on a que l’embarras du choix au Congo dans le domaine. Les grottes, cavernes et galeries foisonnent depuis la région de Matadi, en bordure du fleuve, jusqu’aux contreforts montagneux de l’Est, dans la province du Kivu.

Les cavernes enfouies sous une presqu’île rocheuse, à une heure et demie de marche de Matadi sont de véritables caves jadis habitées par des pêcheurs. Tandis que les célèbres grottes de Mbanza-Ngungu sont des lieux de " cultes ou de sépultures de chefs des temps anciens. D’autres encore semblent avoir servi de refuges inexpugnables lors des grandes invasions, il y a deux millénaires.

Dans les grottes situées dans la région du Mont-Hoyo, d’intéressantes découvertes archéologiques ont été effectuées, alors que la grotte Dumba, toujours aux environs de Mbanza-Ngungu, abrite un atelier préhistorique bien conservé, dont les parois aux motifs variés relèvent d’une véritable architecture.

Ces grottes sont éclairées lors de visites soit par des lampes à pétrole, soit par l’électricité produite par un groupe électrogène. La promenade s’effectue donc en toute sécurité.

 

Les chutes qu’offre le Congo constituent, sans nul doute, la plus forte concentration jamais rencontrée en Afrique. La plus prestigieuse, incontestablement, est celle d’Inga, légitime sujet de fierté pour les habitants du Bas-Congo, puisque cette chute donne naissance à un gigantesque barrage, qui compte deux phases réalisées sur les quatre prévues. Mais si tout l’ouvrage arrive en fin de construction, le barrage d’Inga représenterait, et de loin, le plus puissant du monde.

Une autre merveille du pays, non équipée celle-là, et qui laisse tout son plaisir au visiteur épris de beauté sauvage, sont les " Chutes Guillaume ". Situées à proximité de la frontière angolaise, les chutes Guillaume tombent en gradins.

D’autres beautés sauvages sont les chutes de la rivière Luie, tombant de 30 mètres entre Popokabaka et Kikwit, dans le Bandundu ; les chutes de Maï Munene sur la rivière Kasaï, aux environs de Tshikapa ; les chutes de la Lulua qui coule au travers de gorges où l’eau s’engouffre en rugissant, ainsi que les chutes et les rapides de la Lubi, au Kasaï.

Mais c’est la province du Katanga qui a l’honneur d’abriter la plus haute chute d’Afrique, celle de la Lufoï, qui tombe d’une pente de 384 mètres de hauteur ! Toutes aussi belles sont les chutes de la Lufira, qui produit de l’électricité alimentant Likasi, et celles de la Kilubi et de la Kakule près de Lubudi, dans la même province.

Le Kivu n’est pas non plus en reste dans le domaine de merveilles en la matière, comme les chutes de la Rutshuru, qui se détachent d’un site grandiose, au milieu d’un joli paysage verdoyant.

Le Congo compte une quinzaine de lacs aussi reposants les une que les autres. Le lac Tanganyika est le plus impressionnant de tous : 32.000 kilomètres carrés et 1.470 m de profondeur, soit le deuxième du monde après le lac sibérien Baïkal. Il est, par ailleurs, le lac le plus haut d’Afrique, puisque situé à 1.400 m d’altitude. A signaler également les lacs Idi Amin et Mobutu, reliés entre eux par le déversoir de la Semlinki, et tous les deux tributaires du Nil.

D’autres lacs, plus sauvages et moins fréquentés, sont ceux de plateau ou les lacs résiduels, vestiges de l’ancienne mer intérieur. Ce sont le lac Moero, paradis des pêcheurs, les lacs Tumba et Maï Ndombe, qui surgissent au milieu de la forêt vierge, le Kisale et l’Upemba avec leur splendide flore aquatique, ainsi que le Mukamba et le Fwa, au fond tapissé de roches multicolores.

Pour la plupart de ces lacs, il est possible d’admirer des scènes de pêche, de s’y baigner, de faire du ski nautique ou de la voile.