| Aussi bien pour les spécialistes - spéléologues ou archéologues - que
pour les simples voyageurs avides de singularités naturelles, on a que lembarras du
choix au Congo dans le domaine. Les grottes, cavernes et galeries foisonnent depuis la
région de Matadi, en bordure du fleuve, jusquaux contreforts montagneux de
lEst, dans la province du Kivu. Les cavernes enfouies sous une presquîle
rocheuse, à une heure et demie de marche de Matadi sont de véritables caves jadis
habitées par des pêcheurs. Tandis que les célèbres grottes de Mbanza-Ngungu
sont des lieux de " cultes ou de sépultures de chefs des temps anciens.
Dautres encore semblent avoir servi de refuges inexpugnables lors des grandes
invasions, il y a deux millénaires.
Dans les grottes situées dans la région du Mont-Hoyo, dintéressantes
découvertes archéologiques ont été effectuées, alors que la grotte Dumba,
toujours aux environs de Mbanza-Ngungu, abrite un atelier préhistorique bien conservé,
dont les parois aux motifs variés relèvent dune véritable architecture.
Ces grottes sont éclairées lors de visites soit par des lampes à pétrole, soit par
lélectricité produite par un groupe électrogène. La promenade seffectue
donc en toute sécurité.
Les chutes quoffre le Congo constituent, sans nul doute, la plus forte
concentration jamais rencontrée en Afrique. La plus prestigieuse, incontestablement, est
celle dInga, légitime sujet de fierté pour les habitants du Bas-Congo,
puisque cette chute donne naissance à un gigantesque barrage, qui compte deux phases
réalisées sur les quatre prévues. Mais si tout louvrage arrive en fin de
construction, le barrage dInga représenterait, et de loin, le plus puissant du
monde.
Une autre merveille du pays, non équipée celle-là, et qui laisse tout son plaisir au
visiteur épris de beauté sauvage, sont les " Chutes Guillaume ".
Situées à proximité de la frontière angolaise, les chutes Guillaume tombent en
gradins.
Dautres beautés sauvages sont les chutes de la rivière Luie, tombant de
30 mètres entre Popokabaka et Kikwit, dans le Bandundu ; les chutes de Maï
Munene sur la rivière Kasaï, aux environs de Tshikapa ; les chutes de la Lulua
qui coule au travers de gorges où leau sengouffre en rugissant, ainsi que les
chutes et les rapides de la Lubi, au Kasaï.
Mais cest la province du Katanga qui a lhonneur dabriter la plus
haute chute dAfrique, celle de la Lufoï, qui tombe dune pente de 384
mètres de hauteur ! Toutes aussi belles sont les chutes de la Lufira, qui
produit de lélectricité alimentant Likasi, et celles de la Kilubi et de la Kakule
près de Lubudi, dans la même province.
Le Kivu nest pas non plus en reste dans le domaine de merveilles en la matière,
comme les chutes de la Rutshuru, qui se détachent dun site grandiose, au
milieu dun joli paysage verdoyant.
Le Congo compte une quinzaine de lacs aussi reposants les une que les autres. Le lac Tanganyika
est le plus impressionnant de tous : 32.000 kilomètres carrés et 1.470 m de
profondeur, soit le deuxième du monde après le lac sibérien Baïkal. Il est, par
ailleurs, le lac le plus haut dAfrique, puisque situé à 1.400 m daltitude. A
signaler également les lacs Idi Amin et Mobutu, reliés entre eux par le
déversoir de la Semlinki, et tous les deux tributaires du Nil.
Dautres lacs, plus sauvages et moins fréquentés, sont ceux de plateau ou les
lacs résiduels, vestiges de lancienne mer intérieur. Ce sont le lac Moero,
paradis des pêcheurs, les lacs Tumba et Maï Ndombe, qui surgissent au
milieu de la forêt vierge, le Kisale et lUpemba avec leur splendide
flore aquatique, ainsi que le Mukamba et le Fwa, au fond tapissé de
roches multicolores.
Pour la plupart de ces lacs, il est possible dadmirer des scènes de pêche, de
sy baigner, de faire du ski nautique ou de la voile. |