La pratique des sports est très ancienne au Congo; qu'on
pense simplement au duel, à la lutte ou à la course dans les villages. Mais la pratique
des sports modernes date de la colonisation. C'est, en effet, durant la première moitié
du 20è siècle que le football, le tennis, le basketball, le volleyball ou l'athlétisme
sont introduits au Congo. Grâce aux missionnaires, ces sports y connaissent un essor
florissant.
Cependant, si le football, le basketball, le volleyball, le
tennis et le cyclisme rencontrent un grand intérêt auprès du public, on peut déplorer
aujourd'hui la quasi disparition de la pratique des disciplines de l'athlétisme, dans les
écoles et même au sein de l'armée. Diverses raisons, liées au peu d'intérêt des
pouvoirs publics, sont à la base de cette situation. En effet, depuis l'indépendance en
1960, peu d'infrastructures ont été mises en place pour la pratique de l'athlétisme.
Dans beaucoup d'écoles, primaires et secondaires, le cours de gymnastique a disparu, et
dans les universités, aucun effort n'a été tenté pour un regain de l'athlétisme.
Seuls le football et le basketball connaissent encore un certain
engouement populaire; les autres sports ne trouvant pratiquement pas de mécènes. Et
pourtant, de nombreux clubs sportifs ont tenté de se transformer en clubs omnisports où
l'attention des dirigeants ne devrait pas se limiter au football, mais s'étendre à
d'autres disciplines telles que le basket, le volley, le cyclisme ou le tennis de table.
Le sport, fait social, reste encore aux mains de quelques hommes de bonne
volonté, l'Etat n'intervenant souvent que lorsqu'il pouvait en tirer un bénéfice
politique.C'est lors des grands événements sportifs mondiaux, -Jeux Olympiques, coupes
d'Afrique - que l'Etat participe aux frais des équipes et délégations nationales.
Mais, souvent et bien malheureusement, il n'intervient que quand il
est trop tard. C'est en tout cas le constat qu'on peut dresser de ces vingt dernières
années.
Et pourtant, on ne peut passer sous silence certains faits
marquants dans l'histoire sportive congolaise : les coupes d'Afrique des Nations de
football, remportées par le Congo-Kinshasa (Zaïre) en 1968 et 1974, la participation à
la Coupe du monde de football en 1974 en Allemagne, l'organisation, toujours en 1974 à
Kinshasa, du combat de boxe opposant Mohamed Ali à George Foreman. A ces faits, il
convient d'ajouter les victoires en coupes d'Afrique de football des équipes Englebert
(Mazembe), Vita Club et Daring Motema Pembe.
En basketball, les filles congolaises ont ramené quelques
trophées, tant en équipe nationale qu'au niveau des clubs. Mais la piètre prestation
des cyclistes congolais aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992 ou celle d'autres
athlètes témoigne du niveau très bas de l'athlétisme congolais, au moment où d'autres
pays africains marquent de leur empreinte l'athlétisme mondial. C'est le cas du Kenya, de
l'Ethiopie, du Nigeria, du Maroc, de l'Algérie et de la Namibie qui dominent la plupart
des compétitions dans certaines disciplines athlétiques. D'autres nations africaines
telles que le Mozambique, le Burundi, la Tanzanie, l'Afrique du Sud et la Zambie
fournissent des efforts remarquables pour se mettre au niveau des autres ténors
africains.
Pour l'épanouissement des disciplines sportives, les
nouvelles autorités doivent repenser toute la politique sportive et accorder aux sports
la place qu'ils méritent au sein de la société congolaise. |