Les différentes étapes de la privatisation et de la "renationalisation" de Sizarail

 

Séparation de la Société Nationale des Chemins de fer du Zaïre (SNCZ, créée en 1974 suite à la nationalisation et au regroupement des diverses sociétés de chemin de fer), en quatre nouvelles entités publiques : la SNCZ Holding, chargée des réformes du secteur et des sociétés ayant pour mission l'exploitation des réseaux, l'OCS (Office des Chemins de fer du Sud), la SFE (Société des chemins de Fer de l'Est) et la CFU (Office des chemins de fer des Uèle). Le chemin de fer Kinshasa-Matadi (CFMK) a été confié à l'Onatra.

Le ministère des Transports et des Communications du Zaïre charge la société belge Transurb Consult de faire un diagnostic sur la situation de l'OCS et de la SFE et de proposer un plan de redressement du réseau interconnecté.

Approbation par le ministre de la proposition de Transurb de privatiser la gestion de l'exploitation des chemins de fer.

Constitution par Transurb et Spoornet, division chemin de fer de la société publique sud-africaine Transnet, d'une société de droit sud-africain, Comazar.

Signature d'un accord-cadre entre Comazar et la SNCZ, intervenant en qualité de société holding des deux sociétés d'exploitation, l'OCS et la SFE.

Autorisation par le Conseil des ministres (Kengo wa Dondo) de la constitution d'une société de droit zaïrois dénommée Société interrégionale zaïroise du rail, Sizarail, mandatée pour l'exploitation de l'activité de transport ferroviaire du réseau interconnecté.

Signature des statuts de la société Sizarail. Les actionnaires sont : Comazar (51 %), SNCZ (20 %), Gécamines (12 %), BCZ (10 %) et la Miba (7 %).

Reprise de la gestion du réseau interconnecté par Sizarail pour une durée de 5 ans.

Autorisation par décret de la constitution de Sizarail.

Dissolution des établissements publics dénommés SNCZ, OCS, SFE et CFU et autorisation de la création d'une nouvelle entreprise publique, la SNCZ. Apport des actifs, passifs, droits et obligations de la SNCZ et de ses sociétés d'exploitation dissoutes à la nouvelle entreprise publique.

Lors de la rébellion qui secoua tout le pays durant neuf mois, la Sizarail a été "renationalisé" par l'Alliance conduite par Laurent-Désiré Kabila.

L'administrateur délégué belge de la Sizarail, Patrick Claes,  a été arrêté par les nouvelles autorités à Kinshasa.