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| Tamba Ndembe est
né à Boma dans le Bas-Zaïre le 28 septembre 1942. Il effectue ses études primaires et
moyennes dans la fameuse Colonie scolaire de cette ville, l'un des berceaux de la
première élite intellectuelle du pays. Sa passion pour le dessin l'amène à l'Académie
des Beaux-Arts de Kinshasa, d'où il sort en 1965 détenteur d'un diplôme de sculpture.
En 1967, il effectue à Liège un stage d'une année académique à l'Ecole Saint-Luc
auprès du professeur Albin Courtois. A son retour au Zaïre, il est nommé assistant au
département de Sculpture à l'Académie des Beaux-Arts. Chef de travaux depuis 1975, il
en est l'animateur principal. En 1984, il abandonne l'enseignement pour se consacrer à la
pratique indépendante de son art. |
| Tamba est l'auteur
du monument de la place du Zaïre à Kinkole, des personnages silhouettés sur feuilles de
cuivre du bâtiment central de la Cité du Parti à N' Sele, des Méfaits néfastes de la
guerre dans l'immeuble des Affaires étrangères, de plusieurs " Mère et
Enfant " et de diverses autres formes. Il participe à la décoration de la
Cité de l'Office zaïrois de radiodiffusion et de télévision à Kinshasa. Il est
également présent à l'Institut des musées nationaux. Il prend part à plusieurs
expositions collectives dont celles d'Anvers en 1977, de Bruxelles en 1978, 1979 et 1983.
Individuellement, il a aussi à son actif quelques expositions dont la plus marquante
demeure celle tenue à la Galerie Van Bever en 1983 à Kinshasa. A l'étranger, on le voit
notamment dans les pays suivants : Belgique, Pays-bas, France, Suisse, Etats-Unis, Italie
et Cuba. Tamba est considéré
comme un artiste d'élite à cause de l'hermétisme de son art. Anticonformiste,
véritable passionné de l'art, il s'y plonge avec volupté. Entré tôt le matin dans son
atelier, il n'en sort parfois que le soir ivre de fatigue et de faim.
"Son art se veut être le résultat
d'une symbiose entre sa personnalité propre et les techniques assimilées des
civilisations étrangères. |
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| Parti d'une
formation académique, basée sur une vision réaliste et naturaliste des choses, il veut
arriver à l'union de l'idée et de la forme qui sera le signe d'une réalité supérieure
d'ordre psychologique. Tout en réalisant un art figuratif né de l'existence de l'objet,
l'artiste Tamba ne crée plus l'objet tel qu'il le voit mais présente l'idée qu'il s'en
fait. Ici, la subjectivité prend le pas sur la réalité objective. Loin de lui, donc,
les scènes de la vie courante, dont l'uniformité conduit à la monotonie qu'il déteste.
Il aime modifier à volonté ses objectifs ". |
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Il se dégage de l'oeuvre de
Tamba un dynamisme de recherche qui se traduit par la création de formes audacieuses,
d'apparence fantaisiste, quelquefois déconcertantes. Il crée au sein de l'oeuvre
sculpturale une " implosion " qui traduit sa volonté d'insertion dans
la société à partir de sa propre authenticité. C' est un art essentiellement soutenu
par une activité spéculative-cérébrale permanente, d'où sa saisie parfois difficile
et son inaccessibilité au grand public. Dans cet ordre d'idée, Tamba Ndembe est l'un des rares
avant-gardistes à s'identifier à l'esprit, dés la création du mouvement auquel il a
adhéré. Professeur exigeant, il encadre ses disciples avec sévérité, conscient du
fait que pour asservir la matière brute utilisée par le sculpteur, il faut acquérir la
maîtrise de soi et des outils. |
| Ouvert
à la critique, Tamba n'a pas hésité à accepter de devenir membre associé de
l'AICA/Zaïre. |
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