La production artistique de
Lubanza, né à Kinshasa le 16 juin 1952, n'est pas sans bénéficier d'une solide
expérience professionnelle et enseignante menée parallèlement au creuset que constitue
l'atelier personnel de l'artiste. Il décroche son certificat d'études primaires en 1965.
En 1976, il est proclamé gradué en arts plastiques, option sculpture. En 1983, il est
diplômé d'études supérieures d'arts plastiques, option sculpture monumentale et
gravure en médailles à l'Ecole Nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. En 1985,
il est reçu Maître d'Esthétique et Sciences de l'art à l'Université de la Sorbonne à
Paris. Successivement enseignant à l'Institut des Beaux-Arts de Kinshasa (1976-77),
marbrier à la marbrerie du Bel-Air à Villeneuve-Le-Roi (1979-80), professeur à
l'Académie des Beaux-Arts de Kinshasa de 1986 à ce jour, la carrière de Lubanza est
ponctuée de stages enrichissants à la Fonderie Landowski à Paris (1978-79) et à
l'Administration des Monnaies et Médailles à Paris (1985).

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Depuis 1976, année où il remporte le Prix
de sculpture Paul-Louis Weiller (Institut de France, Paris), ses oeuvres ont été
présentées à diverses expositions tant au Zaïre qu'à l'étranger, notamment à Paris
(Grand Palais - 1983, 84 et 85) et au Chili lors de la huitième biennale de Valparaiso,
en 1987.
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Parmi les
distinctions et prix qui lui ont été décernés, on retiendra le Premier Grand Prix de
la IIème biennale du CICIBA (1987), Chevalier de l'Ordre National du Léopard (1995),
Médaille d'or du Mérite des Arts, Sciences et Lettres (1996). Lubanza affirme son originalité, non seulement face
au classicisme, mais également et, peut-être surtout, face à l'art ancestral. |
| Son tempérament volontaire et
fougueux ne renie pas les influences glanées à travers son cursus. Son peuvre en est une
articulation incarnée, vivante. S'inspirant des formes ancestrales et naturelles, l'art
de Lubanza est ambitieux et laborieux. Tour à tour conventionnel et non conformiste, tout
est mis au service d'idéal de la biomorphie. En cela, Lubanza prolonge César, Etienne
Martin, pol Bury, henri Moore et Tamba. Autant par ses courbes, tantôt massives, tantôt
fluettes, Lubanza rappelle ses devanciers autant par son éclectisme et son naturalisme,
il s'en éloigne pour tendre inlassablement vers l'infini nébuleux que scrute son regard
de mystique. |
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