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Tout ce qui a été dit doit rester au pied de l'arbre nlolo
(arbre des steppes). (Se dit en cas de malchance ou d'oubli)
La mère qui a des jumeaux a donné naissance à l'inimitié.
(Quand on est deux à partager quelque chose, il est rare de s'entendre.)
Tu m'offres du kola de la côte atlantique, tu me causeras des
insomnies. (Tu m'apportes une nouvelle qui me donnera des soucis. Se dit aussi pour
marquer que le conseil qu'on vous demande est délicat.)
La vaurien a gagné son procès, le plaignant était sot. (C'est
la faute du plaignant s'il ne mène pas intelligemment son affaire, s'il ne fournit pas de
preuves, de témoins, etc...)
Les danses qu'on exige ne sont pas gracieuses. (Précepte moral :
quelque chose qu'on fait à contrecoeur ne sera jamais parfaitement fait.)
Makinu vo katumba ko (nzitu) waku, vula mbongi. (Boko,
Kwilu-Ngongo)
Si ton beau-père désapprouve les danses, arrache ta peau de chat
sauvage. (Mariage ; obligations envers la belle-famille : sois scrupuleusement
délicat envers tes beaux-parents.)
Makukwa ye biinzu bitelamanga, mu sungula mbongw'a bantu.
(Gombe-Matadi)
Les termitières et les casseroles se tiennent debout. Ainsi doivent
prospérer les familles. (Précepte moral : un clan où l'on s'entend est prospère.)
On ne boit pas le vin à cause de son arôme. (Ce n'est pas parce
que le vin est bon qu'on peut le boire, il faut encore la permission du propriétaire. Ce
n'est pas tout trouver le vin bon, il faut encore voir s'il ne vous fait pas du tort, s'il
convient à votre santé.)
Que le vin de palme aille dans la tête du chef et du prêtre.
(procédure : que celui qui a bu reste aussi maître de lui qu'un chef.)
Le vin de palme mis dans le coin, c'est celui qui le possède qui le
fait servir. (Un travail bien fait mérite considération pour celui qui l'a fait.)
Peines qu'endure le varan, le lézard les endure aussi.
(Ingratitude ; divorce : nous sommes unis dans le malheur, nous souffrons par sympathie.
Autorité des anciens : quand le chef ou l'ancien est en difficulté, les inférieurs ou
les jeunes en souffrent également.)
Les bananiers et les cannes à sucre poussent dans le même jardin. (Solidarité)
Les larmes que tu te tires des yeux, essuie-les toi-même. (Accusation
non fondée : accusation se retournant aux torts du demandeur; plainte qui trouve son
origine dans la faute ou la bétise du demandeur.)
Lacets qu'on s'est tendus soi-même, filets tendus à soi-même. (Se
dit quand quelqu'un enfreint une règle qu'il a lui-même établie, tombe dans le piège
qu'il a dressé pour autrui, se cause à lui-même du dommage.)
Ta salive va droit au ciel quand tu urines. (A force de trop
faire de gaffes, on finit par tomber dans la bassesse.)
Toi, scorbut, tu me ronges toutes les dents, tu veux que mon champ
d'arachides devienne le tien. (Se dit lors de disputes conjugales, particulièrement
lorsque la femme se sent exploitée ou abandonnée par sa belle-famille.)
Les guêpes attaquent l'homme actif. (Menaces : celui qui veut
faire du zèle s'attire des ennuis. C'est toujours à l'homme actif qu'on en veut, soit
par envie, soit parce qu'il dérange la quiétude et la passivité des autres en poussant
au progrès.)
L'eau que puise l'ancien, désaltère. (L'ancien est de bon
conseil.)
Les oreilles, même quand elles auront poussé, ne peuvent dépasser
la tête. (Les jeunes gens, même instruits, même riches, doivent respecter leurs
anciens.)
Matunga est le fétiche du clan; c'est celui qui a la jambe enflée
qu'on perce l'abcès avec un éclat de bois. (C'est le coupable qui doit être
accusé et pas un autre.)
Mawalakasa, (homme brouillon et chicaneur) tu es le mauvais tabac qui
arrive le premier au marché. (Il ne faut pas décider sur les premières
impressions.)
Les affaires du ménage sont affaires personnelles. ("Chacun
pour soi, Dieu pour tous.")
Si l'eau qui coule a besoin d'une pirogue, l'homme a besoin d'un
couteau pour sa survie. (Faites de moi ce que vous jugez bon, je m'en remets à vous
et à la justice.)
L'eau du fossé même si elle est sale, "viens, viens
boire". (Complicité : tu veux m'inciter à faire quelque chose de mal, tu veux
m'entraîner dans une affaire épineuse.)
L'eau déversée ne peut être recueilllie. (En général, ce qui
est fait est fait, il n'y a plus à le regretter.)
L'écureuil est en l'air; s'il tombe, lâche le chien. (Ne
laissez pas traîner une affaire; quand tu as un grief, va accuser tout de suite.)
Ce varan ne va jamais sous l'auvent d'un autre, il s'obstine à
revenir sous le mien. (Plaidoirie : pourquoi est-ce toujours chez moi qu'on vient
quémander?)
Le bâton est bon quand il s'agit du gibier; mais si c'est pour le
chien, la chasse se disperse. (Il faut toujours rechercher la vérité pour ne pas
provoquer des rebondissements futurs avec une décision mal prise ou encore une affaire
mal jugée.)
Le gourdin du beau-père, aux abords du village. (Obligation
envers la belle-famille : le proverbe souligne encore une fois le respect à l'endroit du
beau-père ou de la belle-mère. Il faut en général éviter d'entretenir des relations
d'affaires avec son beau-père ou sa belle-mère.)
Même le coiffeur habile ne peut se couper les cheveux. (Même un
homme influent et sage doit recourir à autrui ou aux juges, et c'est avec les témoins
présents, que l'affaire pourra être traitée.)
La gifle de l'ancien cuit, même donnée de la main gauche. (Le
conseil de l'ancien est précieux, même donné pour un petit cas.)
Le couteau avec lequel tu t'es blessé, essuies-en le sang, remets-le
dans la gaine. (Si le mal est arrivé par ta faute, ne t'en plains pas et retiens la
leçon.)
Le couteau de l'éléphant doit être utilisé pour dépecer
l'éléphant. (Responsabilité civile : pour chaque affaire, la réparation doit
être proportionnelle à la gravité.)
Le couteau est à ta ceinture, pourquoi le cherches-tu à la ceinture
du voisin? (Pourquoi accuser un tiers alors que c'est un de tes parents qui est
coupable?)
La lame du couteau est enfoncée dans la manche. (Témoignage et
débats : il est normal qu'un témoin cherche à favoriser son parent ou son ami.)
Le couteau que cherche le tireur de vin, mais il l'a à la ceinture. (Vous
cherchez à incriminer quelqu'un, mais parfois la faute vient de votre propre côté.)
Tu apportes l'hostilité sous la plante de tes pieds.
Le malade ne guérira pas un autre malade. (Personne ne peut se
rendre justice.)
Le malade qui s'est couché près de ton feu deviendra ton coupeur de
fagots. (Celui à qui tu as rendu service te le rendra.)
Le malade vomit sur le guérisseur, celui-ci possède-t-il la maladie?
(Acquitte-toi de tes dettes, car plus tard tu peux avoir encore besoin du secours
d'autrui.)
Le malade paralysé, soigne-le chez lui. |