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| C'est à
Mikalay, dans le Kasaï occidental, que Tshiboko voit le jour le 17 avril 1948. Il débute
ses études primaires à Tshilundu (ex-Mérode), importante mission catholique, et les
achève à Kananga. Il revient ensuite à Tshilundu pour y entreprendre des études
normales. Devenu orphelin en 1968, il est envoyé à Kinshasa auprès de son nouveau
tuteur et poursuit ses études secondaires, cycle pédagogique, au complexe scolaire de
Ngiri-Ngiri. Ayant échou une première fois à son diplôme d'Etat en 1969, il
l'obtient tout de même en autodidacte l'année suivante. En 1971, il entre en
Préparatoire à l'Institut supérieur de développement, actuel Centre interdisciplinaire
de développement et d'éducation permanente (CIDEP). Sa candidature a été refusée à
l'Académie des Beaux-Arts qui était l'objet de ses rêves depuis l'école primaire,
époque de ses premiers tableaux. |
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| En 1972, il parvient enfin
à être admis à l' Académie des Beaux-Arts, en Préparatoire, puis franchit l'année
suivante le seuil du graduat en peinture, couronné par un diplôme de fin de cycle avec
distinction en 1975. Il est directement recruté à l' Institut comme chargé de pratique
professionnelle pour les cours de croquis, technologie de la peinture et composition. En
1982, il est muté dans l'administration et devient gestionnaire adjoint de la Salle
d'exposition de l'Académie. Actuellement, artiste indépendant, il vit essentiellement de
sa peinture. Doué d'une
fécondité déjà remarquable, Tshiboko compte à son actif plusieurs expositions à
l'intérieur du pays. En 1974, il expose pour la première fois au Collège Boboto dans le
cadre du combat de boxe Foreman-Ali. En 1976, à la Banque du Peuple avec Ndoki et Moz
Massa, à la Galerie de la BCZ, à l'occasion de son inauguration. Toujours la même
année, il est présent au Festival national de la culture et des arts et participe à une
exposition itinérante dans les Centres culturels français, américain, allemand et
belge. En 1977, il expose à la BDP, seul d'abord, ensuite en compagnie de Kamba,
Kikabakanga, Nginamau et Ntabala. En 1978, il est présent à la BDP, puis au CCIZ (Centre
de Commerce International du Zaïre) dans le cadre de la Nouvelle |
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Génération et à
l' Académie des Beaux-Arts, à l'occasion du CIAF. En 1979, il revient à la BDP en
compagnie du céramiste Tshibande Mulemba, avant de se retrouver à l'IMNZ avec Ndoki. En
1980, il expose seul au Centre culturel français et, en 1981, avec ses collègues de la
Nouvelle Génération. A la BCZ, il participe, en 1982, à l'exposition d'art chrétien
et, en 1983, à l' exposition " Mère et Enfant ".Ses peintures sont
placées à maints endroits : à la Présidence de la République, à l'IMNZ, à la BCZ,
chez " Bell-Zare ", chez " Taba-Zaïre ", au
motel Nzekele à Gbadolite, à la résidence de 1'ambassadeur de France à Kinshasa, etc.
Plusieurs oeuvres se trouvent à l'étranger. |
| Faisant partie de la Nouvelle
Génération dont il fut, avec Kamba, l'un des animateurs, Tshiboko attache une grande
importance à la recherche et veille à dépasser dans son art le niveau de simple
représentation. Sa conception esthétique se résume dans cette description qu'il fait de
ses personnages principaux que sont l'homme et la femme : " La femme a une
petite tête avec un bassin imposant, l'homme très mince et élancé, écrasé par
l'espace-milieu, signifiant par là que dans le monde, la femme s'impose et domine
l'espace et partant les situations-problèmes. Tandis que l'homme est écrasé, dépassé
par les problèmes, asservi par la femme." Cette pensée, bien qu'encore
embryonnaire, se traduit dans les personnages de son art dont les thèmes tournent autour
des questions brûlantes de la vie quotidienne, particulièrement des rapports sociaux
entre l'homme et la femme. Sa
palette est dominée par des motifs aux contours soulignés avec plus ou moins d'ardeur
selon les circonstances et gravitant autour d'un point de départ commun. Ses personnages
féminins sont massifs, très vivants et arrogants, baignant cependant dans une
atmosphère d'angoisse et d'incertitude.
Tshiboko a une passion pour la photographie
qu'il pratique. Il se soucie également de l'encadrement et de l'épanouissement des
artistes. Il milite au sein de l'ANAZAP (Association Nationale des Artistes Zaïrois en
Arts Plastiques). |
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