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| N'Damvu Tsiku-Pezo est né le
10 février 1939, à Boma, dans le Bas-Zaïre. Son père était un grand batteur de
tam-tam et sa mère, la fille d'un chef. A la Colonie scolaire, où il entreprend ses
études primaires, il se révèle très bon dessinateur. Il s'oriente, en 1953, vers
l'Académie des Beaux-Arts de Kinshasa où il poursuit une formation de sept ans en
peinture. En 1960, il est engagé comme enseignant à 1Académie des Beaux-Arts pour
combler le vide laissé par des expatriés en fuite en fuite en Europe à la suite des
événements qui ont marqué l'accession du pays à l'indépendance. |
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| En 1962, il bénéficie
d'une bourse d'études et se rend en Belgique. Inscrit à l'Académie des Beaux-Arts de
Bruxelles, il s'initie à la technique de la fresque monumentale. Au terme de quatre
années sanctionnées par un diplôme de graduat, il revient au pays en 1966 et reprend,
jusqu'en 1986, l'enseignement de la peinture à l'Académie des Beaux-Arts. Très prolixe et d'une imagination fertile, N'Damvu
fut remarqué par les responsables de son pays. Il participe au premier Festival mondial
des arts nègres à Dakar par un envoi en 1966, à l'Exposition universelle de Montréal
en 1967. Il expose aussi à Liège en 1973, à Lausanne en 1974, à Paris en 1975, aux
Eats-Unis, àLos Angeles en 1977, aux Foires de Bâle, de Bruxelles et de Paris en 1978,
en 1979 à la Belgolaise. Il est présent à l'exposition " Mère et
Enfant " en 1983 à la Galerie de la BCZ. |
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| Père d'une production
abondante et remarquable, N'Damvu est sans conteste l'un des peintres les plus doués du
Zaïre. Son étonnante virtuosité dans le dessin, la monumentalité instructive de ses
compositions, la sensibilité et la force de ses couleurs le désignent d'emblée comme le
peintre favori des monuments publics. Il aime parfois transposer ses créations en
mosaïques rutilantes. On retrouve ses imposantes fresques et céramiques murales à la
Cité du Parti à N'Sele, au mont Ngaliema, à la Banque du Zaïre, à la Cour suprême de
justice, au salon d'honneur de l'aéroport de N'Djili, au motel Nzekele, à l'hôtel
Palace de Kisangani et à la BCZ. Plusieurs de ses oeuvres picturales ont pris le chemin
de l'étranger et figurent dans des collections célèbres. Bon vivant, musicien, chanteur, guitariste et organiste à ses
heures perdues, N'Damvu est un fin observateur de la société dont il tire ses thèmes de
prédilection. Il analyse la condition humaine, en épouse les proccupations
jusqu'à y mêler sa vie. Aussi peint-il l'angoisse, l'érotisme, la folie, la vie
politique, la maternité, le salongo... Une place de choix est réservée à la femme dans
ses expressions plastiques les plus profondes et saisissantes : la femme-épouse, la
femme-mère, la femme-Eros, la femme-destin.
Avant-gardiste de la première heure,
N'Damvu est présent dans tous les forums sur l'art. Pendant un temps, il a milité au
sein du Grand Atelier. Malgré le succès de son art, il ne semble pas s'être érigé une
vie matérielle très aisée. Sa philosophie très peu matérialiste et son mépris pour
un certain mercantilisme inconditionnel et asservissant font de lui un artiste
spiritualiste, sans cesse dans le besoin. Mais toujours en action et heureux de produire,
de s'exprimer, de vivre en artiste. Dans cet état presque de béatitude que n'encombrent
point les précisions du protocole, des formalités extérieures, de la courtoisie des
affaires, il a un idéal et en vit profondément, passionnément. Aussi ses tableaux, bien
que toujours abondamment garnis, dégagent-ils une impression permanente d'insatisfaction. |
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