1958 :
exposition à l'hôtel Métropole de Matadi avec le grand peintre Nkusu; 1959 : à
l'hôtel Mangrove à Moanda; 1965 : au musée de la Vie indigène et au Collège Albert
Ier, puis, dans le cadre du Festival mondial des arts nègres à Dakar, par un envoi; 1967
: à l'Université Lovanium lors du Congrès des médecins; 1968 : à Bruxelles, sous le
patronage de Théo Verwilghen; 1970 : à Kinshasa, à l'occasion de la visite officielle
du roi des Belges ; 1973 : au troisième congrès extraordinaire de l'AICA à N'Sele; 1974
: à la Foire de Lausanne (55e Comptoir suisse); 1975 : à la Foire de Paris; 1977 : au
Festival mondial des arts nègro-africains (FESTAC) par un envoi; 1978 : aux Foire de
Bâle, de Bruxelles et de Paris; 1979 et 1983 : à la Belgolaise à Bruxelles; 1980 :
exposition des avant-gardistes (Grand Atelier) à Kinshasa.
Peintre très personnel,
Mavinga aime affirmer son indépendance vis-à-vis de toute influence extérieure. Son
secret réside dans son extrême sensibilité. "Quand je peins, avoue-t-il, il ne
s'agit pas de me laisser impressionner par ce que je vois, mais d'exprimer ce que je suis
et pense". Sur un fond qui est resté sagement académique, il exprime les lieux
communs de la voie traditionnelle avec une fine psychologie que sert une palette tantôt
lumineuse et chaude, tantôt obscure et froide. Il est très marqué par les événements
qui, d'une façon ou d'une autre, influencent son existence comme ce fut le cas en 1981
avec la perte de son épouse. Ses thèmes de prédilection sont les scènes religieuses,
la maternité, l'amour et le flirt, le marché et la vie au village. Sur ses personnages
transpirent l'angoisse, l'inquiétude, l'interrogation permanente; le tout part de
l'Afrique, sa terre natale.
Les oeuvres de Mavinga peuplent
les collections tant officielles que privées aussi bien au zaïre qu'à l'étranger. Il a
eu à collaborer dans des productions remarquables avec des céramistes et des batteurs de
cuivre. On peut citer à Kinshasa la dalle en céramique du building de l'Institut
national de la sécurité social (INSS), les céramiques et les cuivres monumentaux à
l'aéroport international de n'Djili et, à Gbadolite, les fresques murales à l'hôtel
Nzekele.
D'un esprit alerte, aimant la
discussion sur l'art, Mavinga se signale par des prises de position qui sont le reflet
d'une réflexion et d'une pensée profondes. Il est présent aux différents forums,
notamment au Colloque national sur l'authenticité organisé en septembre 1981 par l'Union
dse écrivains zaïrois à N'Sele. Avant-gardiste de première heure, Mavinga est aussi
membre associé de l'AICA/Zaïre. Plusieurs écrits et travaux de recherche ont déjà
été consacrés à la vie et à l'oeuvre de Mavinga - notamment des travaux de fin
d'études à l'ABA. |