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| Lubaki était un sculpteur d'ivoire originaire de
Mbanza-Ngungu (Bas-Congo) qui émigra à Bukama, au Katanga où il se reconvertit, entre
autres, dans la décoration des cases. C'est là qu'il fut remarqué vers 1926 par Georges
Thiry, un fonctionnaire belge. |
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| A sa demande, Lubaki commença à reproduire ses peintures sur papier, en
échange de quoi il recevait le matériel nécessaire. Aidé de sa femme Antoinette, il
créa ainsi un grand nombre d'aquarelles mettant en scène les animaux de la brousse (le
léopard, le serpent, l'antilope...), les soldats de la Force Publique, les Européens
ainsi que divers de leurs véhicules : le tram, le vélo, la voiture. Une des
particularités de Lubaki était de travailler la nuit. La raison de cette étrange
habitude doit être cherchée dans les croyances tribales : la tradition interdit de
raconter les histoires des ancêtres pendant le jour, sous peine de redoutables
châtiments, imprévisibles comme tous ceux qui accompagnent l'offense aux coutumes. |
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Peindre une histoire, n'est-ce pas une manière de la
raconter? Mais la nuit, c'était aussi le moment privilégié de l'inspiration. Sous
l'impulsion de Gaston-Denys Périer, fonctionnaire au Ministère des Colonies à
Bruxelles, les aquarelles de Lubaki figurèrent dans plusieurs expositions en Europe entre
1921 et 1931. Abandonné par ses mentors, Lubaki, le premier peintre contemporain du
Zaïre cessa progressivement de travailler et finit par disparaître sans laisser de
traces. |
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