| José Kamena Nkalulu Ko est né, en 1956, à Matadi, ville portuaire de la
République démocratique du Congo qu'il quitta pour passer sa jeunesse à Kinshasa où il
bénéficia d'une solide formation secondaire et supérieure en arts plastiques (option
peinture) à l'Académie des Beaux-Arts. Ensuite, il se spécialisa à l'université de
Kinshasa dans le domaine des iconographies scientifiques pharmaco-médicales. |
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A partir de cette formation, l'artiste évolue vers des disciplines variées qui
vont de la création artistique pure à toute une panoplie d'arts appliqués tels que le
bronze, le modelage en argile, la décoration intérieure, le dessin industriel et même,
pendant un temps, le dessin animé.
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Dans le courant des années 70, Kamena perfectionne sa
technique de peinture. jusqu'en 1985, il travaille au Zaïre où il expose régulièrement
(voir expositions ci-dessous). Le rayonnement international de ses activités débute
vraiment en 1986 lors d'une exposition itinérante à bord d'un bateau de la Compagnie
Maritime Zaïroise qui accostait dans différents ports du Cameroun, du Portugal,
d'Espagne et de France. |
| Chassé de Kinshasa par la violence des événements de septembre 1991
(première vague de pillages), il s'installe en Belgique, contraint de se refaire un
public malgré les difficultés du "marché de l'art", et attendant comme tant
d'autres la possibilité de retourner dans un pays où l'exercice de la peinture serait de
nouveau possible sans vous valoir d'être arrêté ou intimidé. Outre ses expositions au
pays, il a participé à de multiples autres aux quatre coins de l'Europe. Il n'appartient
pas à ce qu'on a appelé la "peinture populaire" : il a choisi la voie la plus
traditionnelle des matériaux de qualité et de la recherche d'un style personnel,
dénommé le "Tshiak-tshiak". |
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L'oeuvre d'art pour Kamena repose sur la relation
Forme-Contenu. ce n'est pas le problème de la forme en tant que telle qui lui parait
être de première importance, mais la question est plutôt de savoir comment exprimer un
contenu au moyen d'éléments plastiques, exploités avec tous les moyens d'harmonie du
beau. C'est l'échange permanent d'une intention et d'un matériau. |
La peinture à l'huile lui offre toutes les possibilités et la liberté
d'expression pour réaliser avec beaucoup de netteté sa pensée. Elle lui permet le
passage de l'idée à l'image et à la couleur, ainsi que de créer une symbiose entre la
forme claire et intelligible, et le contenu plus profond, plus vécu, plus hermétique.
| Ce qui a permis l'élaboration de son style propre, c'est le traitement
fortement individualisé de toutes les formes d'expression, de tendances et de mouvements
artistiques, dans lesquels Kamena a incessamment trouvé un point commun et un centre
d'intérêt. Ceci rend apparemment très difficile la détermination d'un dénominateur
commun; néanmoins, il semble que le leitmotiv de ses entreprises artistiques soit de
'dresser la réalité du monde intérieur face à celle du monde extérieur et de la faire
rentrer dans le règne du visible". La nature est source d'inspiration. Il la regarde
et y voit une richesse de formes familières et géométriques, le sens de la couleur et
de la lumière. La signification des apparences lui apparaît et il trouve dans sa nature
intérieure une correspondance, une force de réalisation. pour extéroiriser ce
phénomène, allant de l'imagination à la sensibilité, il se sert d'un moyen
d'expression lui offrant toutes les possibilités de Force et de Vie qu'est le
"Tshiak-tshiak". L'originalité technique de Kamena réside dans la recherche de
la composition et dans l'application de la peinture à l'huile. Avant d'obtenir un dessin
satisfaisant, Kamena effectue plusieurs esquisses. Il reproduit ensuite minutieusement en
série le modèle. Les reproductions, dont le nombre varie en fonction de la grandeur et
de l'importance des détails, vont pouvoir être exploitées individuellement. |
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Kamena découpe chaque modèle et obtient un négatif et un
positif. Dans sa démarche, ceux-ci interviennent simultanément. Ce qui permet à Kamena
de travailler en dégradé de couleur et en couches superposées pour donner un espace à
sa peinture qui lui est propre et singulière. Kamena peut découper un détail de chaque
négatif, afin de constituer un pochoir qu'il arrosera ensuite de goutelettes de peinture
à l'aide de son outil, le tshiak-tshiak. celui-ci est une grille métallique percée de
trous : en y frottant le pinceau, le peintre obtient les pointillés microscopiques à
l'origine de cet effet de vibration qui attire irrésistiblement l'oeil. répété, ce
geste permet aussi de multiplier les plans de la représentation, lui assurant son rythme
et cette épaisseur sémantique si caractéristique chez Kamena qui compte sur la
juxtaposition de fines couches de peinture pour donner l'apparence des tons différents.
Kamena est membre fondateur d'Afriqu'Info, l'association sans buts
lucartifs propriétaire de congonline.com
Il est l'auteur des oeuvres qui accompagnent spécifiquement chaque
rubrique de notre site congonline.com et qui constituent un des éléments
de différentiation en faveur de notre site sur l'ensemble de la toile.
Ces oeuvres ont été spécifiquement conçues pour notre site
congonline.com.
Expositions (liste non exhaustive) :
- Salle permanente de l'Académie des Beaux-Arts de Kinshasa (1974)
- Centre Belgo-zaïrois de Kinshasa (1977)
- "Nouvelle Génération" - Centre commercial International de Kinshasa (1977 et
1979)
- Hôtel Intercontinental de Kinshasa (1977 et 1978)
- Biennale de Brescia (Italie-1979)
- Centre Culturel Français de Kinshasa (1984)
- Biennale du CICIBIA (Libreville-Gabon-1985)
- Zebra 1 (Mol-Belgique-1985)
- Institut Goethe de Kinshasa (1986)
- Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa (1986)
- Divers expos privées (de 1987 à 1990)
- Symphonie des Arts à Kinshasa (1990 et 1991)
- Cercle artistique Bastien (Neder-Over-Hembeek-Belgique-1992)
- Galerie Groupe Espace Libre (Bruxelles-Belgique-1992)
- Galerie "Oeil et Racine" (Bruxelles-Belgique-1993)
- "Dunia" au musée de Tervuren (Belgique-1994)
- Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin (Namur-Belgique-1995)
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