Le pétrolier de la chanson
Ses intimes le nomment Djo Kess. Pétrolier de la chanson, sa muse est intarissable. Il est le géniteur attitré de ces nombreuses mélodies porteuses d'émotion fortes qu'on a entendues dans les Kassapards de Lubumbashi,
dans Viva La Musica de Papa Wemba (Ata nkale....) et dans Victoria Eleison, son pmpre groupe (Ngabelo, Nzinzi...). Sur les planches du Zenith à Paris (1988) aux côtés d'Abeti, de Bernard Lavillieret de François Lougah (Côte d'ivoire), l'artiste est resté le même "branché", à la fois "super sapeur" et "chanteur de charme". Bien qu'ayant un temps été contaminé par l'aura de Wemba, Kest se veut aussi "sapeur pompier" des coeurs en feu. Installé, depuis les années 90 à Paris avec tout son groupe, il entend devenir le nouveau leader de la "rumba funk" qu'il a inauguré avec l'album Nzinzi. Croustillant. Un pas dans le futur Beaucoup moins "un cracheur de feu et un marchand des fables qui sème le soir venu ses grains de folies joyeuses" sur un public parisien habitué depuis peu à la saveur du sebene zaïrois. Déjà ses émules, parmi lesquels les jeunes stars de Wenge Musica, dont les accents à la Jo Kess (Mulolo, Km Ebouger..) swinguent irrésistiblement dans un genre qu'ils ont maîtrisé maintenant à la perfection. Devant le sphinx Kess dira : hier j'avais quatre pieds, aujourd'hui deux... et demain? Sûrement encore deux. Bien implantés dans Victoria Eleison de l'an 2000.