| URGENT LIBERTE DE LA PRESSE - REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Sakombi Inongo traduit un journaliste en
justice
Le 18 mai 2001
SOURCE : Journaliste en danger (JED), Kinshasa
Mukebayi Nkoso, directeur de publication du bihebdomadaire
The Post, paraissant à Kinshasa, a été cité à comparaître, le jeudi 24 mai 2001,
devant le tribunal de Paix de Kinshasa/Gombe à la requête de l'ancien ministre de la
communication, M. Dominique Sakombi Inongo.
Dans la citation directe datée du 14 mai 2001, l'ancien
ministre de la communication accuse le journaliste d'imputations dommageables
conformément à l'article 74 du Code Pénal Livre II qui stipule que "celui qui a
méchamment et publiquement imputé à une personne un fait précis qui est de nature à
porter atteinte à l'honneur ou à la considération de cette personne, ou à l'exposer au
mépris public, sera puni d'une servitude pénale de huitjours à un an". A titre de
dommage-interêt, M. Dominique Sakombi réclamme 50 millions de Francs congolais (plus ou
moins 166.000 USD).
Le journal The Post, sous la signature de Mukebayi Nkoso,
avait publié, dans son édition N° 9-112 du 3 mai 2001, un article intitulé :"La
confiscation de TKM a servi Sakombi pour obtenir des subsides mensuels de 200.000 dollars
de L.D. Kabila". Citant un magazine londonien dénommé Grands Lacs, le journaliste
affirme que que l'ancien ministre de la communication recevait du président
Laurent-Désiré Kabila des subsides mensuelles de l'ordre de 200.000 USD pour le
fonctionnement des chaines confisquées RTKM (Radiotélévision Kin-Malebo) et Canal Kin.
Dans son droit de réponse publié dans l'édition N° 9-113 du 10 mai, Dominique Sakombi
Inongo reconnaît plutôt avoir reçu mensuellement (janvier, fevrier et mars 2001) la
somme 4.491.967 Francs congolais (plus ou moins 80.000 USD) et que ces fonds ont été
"remis aux chargés de mission de ces médias (RTKM et Canal Kin)".
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