| Monsieur Brian Kuntima, A propos des informations que vous m'apportez, vous semblez
vous-même ne pas les prendre pour paroles d'évangile. La preuve? "Ces faits ne sont
pas de preuves tangibles mais ils forment une solide base pour mettre en doute la
pseudo-filiation biologique de Kabila junior". Première contradiction: en même
temps que ces faits ne sont pas de preuves tangibles, dites-vous, vous nous demandez de
reposer notre doute quant à la filiation biologique de Joseph sur les mêmes faits. Plus
loin, vous parlez des faits précis. Malheureusement, vous ne dites pas en quoi consiste
cette précision. Vous savez, par les temps qui courent, les fabricants de l'information,
payés pour désorienter et décourager les Congolais, pour enfin profiter de la situation
pour récupérer les avantages perdus, sont prêts à tout pour arriver à leurs buts.
"Afrique Magazine" et "News Africa" sont des journaux comme les
autres, c'est-à-dire, ils sont financés par des groupes d'intérêts qui influent sur
leurs lignes éditoriales. La ligne éditoriale, c'est la tendance politico-idéologique
d'un organe de presse, d'une radio-diffusion, d'une chaîne de télévision. On vous dira
par exemple que "Le Soir" est de tendance gauche, "La Libre Belgique"
est, elle, de droite. Aujourd'hui, les médias sont sous la coupe des puissances
financières, et jouent naturellement leur jeu.
Qu'est-ce que ces médias n'ont pas écrit et dit du Congo
depuis trois ans? Par exemple, dès "l'intonisation" de Joseph, "Le
Monde", journal dit serieux a accusé le nouveau président "d'avoir fait
torturé et tué des opposants". Mais le journal n'a jamais dit qui étaient ces
"opposans", dans quelles circonstances, où, comment et quand? Le 18 janvier,
"La Libre Belgique" affirmait que Joseph Kabila avait fui le pays, que les
Kasaïens étaient massacrés par dizaines au Katanga et qu'ils fuyaient par dizaines de
milliers en Zambie... Tous ces médias vous diront qu'ils tiennent ces informations de
sources sûres, très bien informées. Puis, rien! Aujourd'hui, "Le Monde", par
la plume du même journaliste-Stephen Smith-, une barbouze de la DGSE (service de
contre-espionage français ) accuse tantôt le Congo d'entretenir un soi-disant commerce
d'uranium, tantôt il accuse les autorités congolaises de persécuter Eddy Kapend,
l'homme qui, selon lui, aurait mis JOseph au pouvoir, etc.
Vous voyez bien que ce monsieur est utilisé et qu'il
mène une guerre psychologique contre le Congo. Vous oubliez que beaucoup de mobutistes
ont travaillé et continuent de travailler avec les services de renseignement occidentaux,
et sont les grands informateurs des médias occidentaux. Cher compatriote, si un chef
d'Etat doit passer son temps à se justifier auprès de minables journalistes au service
des intérêts obscurs, il risque d'en oublier ce qu'il a à faire: son métier de chef
d'Etat. Est-ce qu'un chef d'Etat du Congo a le temps pour cette distraction alors que le
pays est menacé par des prédateurs venus d'ailleurs? Pour le reste, je vous demande
d'approfondir votre enquête, au cas où. Salutations distinguées.
Tshimankinda Vila
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