| Je suis un simple Citoyen résident au Pays,
simple passager à bord de l'avion Congo en folie. J'ai peur des turbulences, d'un crash
mortel. Mais depuis fin janvier 2001 et avec un pilote aux commandes, j'ai un répit, je
respire. Et je me dis: peut-être allons-nous attérir? Certains se sont livrés à l'évaluation des "cent
jours" de Joseph Kabila. Certains, comme l'ASADHO ont même prononcés des verdicts.
Soyons sérieux.
Voilà un jeunot qui n'a pas été préparé à assumer
d'aussi lourdes tâches dans un pays divisé, en guerre et en ruine et où même,même du
temps de la prospérité,les plus expérts internationaux avaient perdu leur latin.
La seule question à poser est celle ci : " est-ce
que Mobutu, ayant hérité une telle situation désastreuse, aurait mieux fait que Joseph,
après cent jours?".
Reprenons : " est-ce que notre expert gestionnaire
national Kengo Wa Dongo, ayant hérité une telle situation désastreuse, aurait fait
mieux que Joseph? ".
Poursuivons: "est-ce que notre premier ministre élu
légal de la Conférence Nationale Souveraine et chef de fille de l'Opposition , ayant
hérité d'une telle situation désastreuse aurait mieux fait...?".
Continuons: "est-ce que Olenga Nkoy ...? est-ce que
Jean Pierre Bemba...? est-ce que Onusumbo...? Etc... Etc...
Et comme on aurait pu lire dans la bible: "que celui
qui aurait mieux fait que Joseph, après cent jours, lui lance la première pierre".
La vérité dure à avaler pour certains est que le gamin
assure jusqu'ici une "transition" positive. L'enjeu n'est pas l'avenir politique
de l'actuel dirigeant, mais le salut des passagers de l'avion Congo.
Hilaire Kashala
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