La mort vient de Satan ! |
 |
Jules de Tibeiro |
 |
|
Chers compatriotes,
Dans mon message (prémonitoire) de voeux au seuil de cette nouvelle année 2001, j'avais
bel et bien rappelé qu'on était tous sans exception aucune, de passage sur
cette terre. Kabila vient de compléter son passage sur cette terre grâce au
concours manifeste de son propre entourage (Tshémbé-Tshémbé) au regard
des informations - contradictoires et confuses il est vrai - qui nous parviennent.
Nous saurons peut-être un jour la vérité sur cette mascarade. Au fait, cela ne nous
intéresse vraiment pas. L'essentiel est qu'il aille enfin retrouver son compère, son
maître à penser le maréchal Mobutu(e) afin de méditer sur leur gestion calamiteuse des
affaires du pays.
Dans ce droit fil, je souhaite de tout coeur que la disparition de Kabila puisse au
moins débloquer la situation catastrophique que traverse présentement notre pays.
Étant chrétien, je déplore naturellement et sincèrement la mort du Mze mais si
sa mort peut nous aider à nous unir pour reconstruire notre pays sur de nouvelles
bases, je dis : pourquoi pas ?
La mort est dans la nature, la mort est en nous, et la mort vient de Satan. La
terre est sous une malédiction; elle est donc subordonnée à cette malédiction. Si nous
voulons avoir une vie de victoire sur cette terre, nous aurons à surmonter la mort qui
est dans le monde.
La mort est dans notre corps. Elle a commencé son oeuvre en nous le jour de notre
naissance; car lequel d'entre nous, ce jour-là, n'a pas commencé son pélerinage
vers la tombe ?
Ne regardez pas la mort - y compris celle du Mze - simplement comme une
"crise", elle est éminemment une chose progressive. Elle est déjà en nous
et nous dévore impitoyablement.
L'abandon de notre tente terrestre n'est que la crise de consommation d'une oeuvre
de mort qui s'est prolongée. Elle peut frapper notre esprit, le privant de vie et
de puissance; elle peut frapper notre âme, paralysant notre sensibilité, notre pensée
et notre volonté, ou elle peut frapper notre corps, le rendant faible et malade (comme
l'a été l'Aigle de Kawélé).
C'est donc le but de Dieu d'amener Ses enfants, maintenant, à l'expérience d'un
triomphe sur la mort. Triompher du péché, de la vie propre, du monde, de Satan,
c'est nécessaire; mais la victoire n'est pas complète sans un triomphe correspondant sur
la mort.
Si nous désirons jouir d'une complète victoire, nous devons d'abord détruire ce dernier
ennemi. Nous laisserons subsister un ennemi si nous n'expérimentons pas le triomphe sur
la mort !
Avec tous mes sentiments de fraternité.
Jules de Tibeiro, Ph.D.
Professeur Titulaire
Jules de Tibeiro |
|