Réponse à Kiwele: Braeckman, Forrest et Kabila |
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Yves Mpiana |
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L'ami Kiwele s'en prend violemment à Colette Braeckman pour la couverture très médiatisée de l'inauguration de l'usine de traitement du terril de Lubumbashi.
Les journalistes congolais n'ont pas échappé à ce qui semble avoir été un des grands spectacles à la katangaise et où il n'aurait manqué que la présence personnelle de Kabila, enfant du coin.
A apprendre par les journaux ce qui s'est rééllement passé, on imagine mal comment un chef d'Etat aurait accepté la performance théatrale.
Bien sûr Kiwele livre, dans sa lettre ouverte, une opinion sur les performances de la nouvelle unité industrielle ( soit 15% de cobalt seulement alors que Gecamines produit normalement du 99%).
Qu'on proclame "congolais" un belge porteur de surcroît du titre de Consul de France et tout cela en violation de la loi sur la nationalité congolaise. Voilà qui aurait ridiculisé Kabila s'il eût été présent.
Il y a plus. En se fourvoyant dans les méandres du pouvoir coutumier, l'homme d'affaires belge aura commis un crime de lèse-majesté: car Kabila, ni Mobutu avant lui, n'a jamais été intronisé chef ou notable.
Les dictateurs n'aiment pas qu'on les mette à l'ombre. Les vrais congolais non plus.
Yves Mpiana |
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