Déclaration politique |
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Masidi Mansi Emmanuel
et Mboso N'Kodia Pwanga Christophe |
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République Démocratique du Congo
Convention pour la République et la démocratie
(COREDE)
Depuis le mois de novembre, le pouvoir en place à Kinshasa se livre à une activité diplomatique de
séduction en direction des opposants congolais vivant à l’extérieur (Afrique, Europe, Etats-Unis et Canada). En
effet, des invitations établies à Kinshasa, d’une manière unilatérale et sélective, sont adressées à des opposants ;
des dîners d’apparat sont offerts pour convaincre les opposants à rencontrer le Président autoproclamé de la
R.D.C à Libreville, ce 21 décembre 2000.
A ce sujet, LA CONVENTION POUR LA REPUBLIQUE ET LA DEMOCRATIE, parti politique de
l’opposition congolaise, consciente de la gravite et face à la persistance de la crise, prend ses responsabilités
pour fixer l’opinion nationale et internationale sur les
points ci-après:
1. Compte tenu des enjeux et des conséquences incalculables de la crise, la COREDE privilégie la
solution politique, seule solution susceptible de ramener une paix durable au Congo, dans la Région des Grands Lacs
et en Afrique centrale. La solution politique globale sauvegardera l’unité nationale et l’intégrité territoriale
du Congo.
2. La COREDE réaffirme sa déclaration politique du 29 juin 1999, publiée à l’occasion du 40ème anniversaire de
l’INDEPENDANCE du CONGO.
3. Interpellée par la misère et la souffrance du Peuple congolais, conséquence directe de la guerre et de la
mauvaise gouvernance, la COREDE s’engage résolument à soutenir toute initiative de recherche de paix et de
réconciliation nationale, qui intègre tous les facteurs
capables de conduire à la résorption harmonieuse de la crise politique actuelle. La prise en compte de l’ensemble
des facteurs et des acteurs impliqués dans la crise s’avère indispensable pour la réinvention des solutions concertées
durables et pour juguler la crise gravissime jamais vécue dans l’histoire politique du Congo.
4. Pour la COREDE, les ACCORDS de Lusaka constituent une base de concertation indéniable pour une avancée
certaine dans la recherche d’une paix durable au Congo et
dans la Région des Grands Lacs. Pour ce faire, et dans ce contexte général, la COREDE soutiendra toute initiative qui
permette de concrétiser le dialogue inter-congolais prévu par les Accords de Lusaka, sous les auspices de la
communauté internationale.
5. Afin de permettre au dialogue inter-congolais de se dérouler en toute sérénité et dans des meilleures
conditions de sécurité et de succès, la COREDE exige, au préalable, la libéralisation totale de l’espace politique
congolais, l’abrogation du décret loi n° 194 , la mise en liberté de tous les prisonniers politiques, journalistes,
militants des droits de l’homme et de partis politiques détenus pour délit d’opinion.
6. La COREDE estime qu’il est impérieux, en ce moment tragique, que toute rencontre inter-congolaise, au
sommet, vise en priorité la résorption de la grave crise qui décime notre peuple et balkanise notre pays. Il est
irresponsable de concocter des rencontres de séduction dans l’unique but de légitimer le pouvoir en place. Le peuple
meurtri attend des solutions urgentes pour sa (sur)vie.
7. Constatant, d’une part, l’échec de plusieurs sommets consacrés à la crise et, d’autre part, les
atermoiements du pouvoir maintes fois manifestés, la COREDE invite les forces politiques et sociales du Congo à prendre
davantage conscience de la misère et de la souffrance du Peuple Congolais et à se rassembler en un front uni, en vue
de libérer le Peuple et la Patrie de la guerre et de la dictature.
Fait à Bruxelles, le 18 décembre 2000
Pour le Comité Exécutif de la COREDE
Masidi Mansi Emmanuel
Mboso N'Kodia Pwanga Christophe
Secrétaire général
ff
Président national |
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