Réponse à madame Sciller ( re-suite ) |
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Tseki Bayoka |
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Madame,
Vous n'avez rien trouvé à opposer à mon interpellation que de m'insulter. Eh bien, cela me réjouit et démontre que vous êtes à court d'arguments. Vous avez donc choisi l'argument des faibles:l'insulte. Mais, rassurez-vous, je ne vous suivrai pas sur ce chemin: mon éducation me l'interdit.
Je ne suis ni une autruche, ni un borgne et encore moins un amnésique. Madame, sans fausse modestie, je peux vous assurer que je maîtrise suffisamment l'Histoire de notre pays et j'ai la prétention de pouvoir soutenir un quelconque débat sur le sujet.
Je repète une fois de plus que vous faites de l'imposture et que vous falsifiez l'Histoire. "De 67 à 74, il ya eu un peu de positif", dites-vous? Donc, vous reconnaissez que sur 32 ans de règne sans partage, votre "père de la nation" n'a créé l'illusion-je dis bien ILLUSION- que pendant 7 ans? Qu'a-t-il alors fait pendant les 25 autres années?
Et puis, vous ne dites pas ce qu'il a fait concrètement. Combien de kilomètres de route, d'hopitaux, d'écoles, d'aéroports, de ports, pour ne citer ça, a-t-il construits? Soyons serieux!
Pour votre gouverne, sachez que malgré la rébellion, Mobutu a hérité d'un pays prospère: savez-vous que le franc congolais était aussi fort, si pas plus fort que le franc belge? Si vous lisiez les cahiers économiques du Congo-Zaïre, vous devriez savoir que le Congo est l'un des rares pays sub-sahariens à avoir hérité des plus solides structures économiques après la colonisation. Il a simplement bénéficié d'une embellie de longue date.
Après avoir dilapidé l'énorme réserve de change héritée du précédent régime, l'homme a démontré ses limites. Et cela, à partir de 1974 comme vous le dites.
Madame, personne ne court après les cerveaux sataniques du dictateur d'hier pour la simple raison que ce pays ne manque pas de cerveaux. On leur demande simplement de rentrer chez eux au lieu d'errer comme des apatrides en Occident.
Au fait, vous donnez l'impression de vouloir une chose et son contraire: d'un côté vous réclamez l'union et la réconciliation, de l'autre vous criez au scandale quand on intègre l'un de vos amis.
Pour le reste, Madame, je serai toujours là pour répondre à votre intox, vous pouvez en être sûre.
Salutations patriotiques.
Tseki Bayoka |
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