| Chers
Compatriotes,
La Patrie est
en danger, Notre Congo est occupé, nos ennemis saignent à blanc
notre Peuple et le plan de partition de notre pays se réalise au jour
le jour. Ainsi, pour ne pas garder l'oisivité, les Patriotes
congolais viennent de lancer une structure de résistance populaire et
multiforme de longue durée contre les agresseurs et leurs collabos,
afin que le Peuple congolais retrouve sa dignité.
Nous vous
invitons à lire avec une attention particulière, le document
ci-joint et d'en faire une large diffusion.
Salutations
patriotiques,
Mara
Basaula-Divididi
Lève-toi,
Immense Pays d’Afrique...
Chers
Compatriotes Congolais,
Nous
avons décidé la création d’un Comité d’Organisation chargé de
préparer une Conférence des Partisans de la résistance congolaise
contre les agresseurs et les collabos afin de juger de la situation
critique du pays et chercher ensemble les voies et moyens de développer
la lutte populaire partout.
La
Conférence des Partisans de la résistance sera ouverte à tous les
Congolais, à toutes les associations, aux groupements politiques et
religieux qui sont contre l’occupation et la partition de notre
pays, afin de chercher un cadre pour mobiliser toutes les énergies
patriotiques et développer la guerre populaire de longue durée
contre les agresseurs et les collabos.
Ce
cadre doit être trouvé à travers nos concertations, discussions et
débats démocratiques au cours de cette conférence.
Parmi
les initiateurs de la Conférence des partisans de la résistance
congolaise, à côté des délégués des organisations politiques
patriotiques, il y a des représentants des associations
socioculturelles, des représentants de la société civile et clubs
patriotiques des zones occupées, de Kinshasa et des provinces sous
contrôle du Gouvernement congolais ainsi que de la diaspora
congolaise. Tous ceux qui luttent contre le néo-colonialisme, la
mondialisation, le tribalisme et le fascisme; tous ceux qui luttent
pour l’unité du Congo, la liberté, le triomphe de la démocratie
nouvelle, l’indépendance et la souveraineté de notre Patrie la
R.D. Congo y sont conviés.
A
la préparation et l’élaboration des décisions de notre Conférence,
nous demandons aux personnalités politiques patriotes mais aussi au
Gouvernement Congolais d'y prendre part. Nous pensons que cela n’étonnera
personne de notre initiative de regrouper les partisans de la résistance
pour restaurer la paix, la sécurité au Congo et sauvegarder l’unité
et l’intégrité territoriales de la R.D. Congo.
En
effet, lors des deux guerres mondiales, l’occupation de la plupart
des pays de l’actuelle Union Européenne par les troupes
d’agression nazie révéla la nécessité pour leurs peuples de
combattre les agresseurs. Il n’était pas question de dialogue entre
les agresseurs et les agressés, il n’était pas question de réconciliation
entre les collabos et les résistants, il n’était pas non plus
question d’organiser les élections pour ensuite mener la résistance
contre l’occupant. La recherche de solutions de paix par la voie
pacifique d’armistice était qualifiée de capitulation.
Pourquoi
les Belges, Français, Anglais, Néerlandais,... n’ont-ils pas
organisé les élections avant de faire la résistance? Pourquoi ces
peuples n’ont-ils pas organisé le dialogue avec les collabos des
nazis? Pourquoi, jusqu’à ce jour, ces peuples refusent la réconciliation
avec eux? Pourquoi les gouvernements de ces peuples et
l’administration américaine qui a déclaré la guerre au Japon à
la suite de leur agression contre les Etats-Unis (Pearl Harbor), nous
demandent de faire ce qu’eux-mêmes n’ont pas fait pendant les
guerres de 1914-18 et 1940-45?
Eux,
ils ont combattu les agresseurs et réprimé les collabos, mais ils
nous demandent de chercher des compromis avec les agresseurs et de
nous réconcilier avec les collabos "rebelles" dans le cadre
d’un dialogue "inter-congolais"!
Nous
avons, comme eux, le droit de nous défendre contre les agresseurs et
les collabos. C’est une question de principe et de dignité humaine,
car, "entre la liberté et l’esclavage" comme l’a dit
Patrice Emery Lumumba, "il n’y a pas de compromis".
Nous
défendre non seulement en pensées, en paroles et mais surtout en
actions. La participation active de chaque Congolaise et Congolais
patriotes dans la lutte contre les agresseurs, les collabos, les intérêts
privés spoliateurs souvent mafieux des grandes puissances impérialistes
à la tête de laquelle se trouvent les Etats-Unis témoignera de
l’authentique union du Peuple Congolais.
L’Unité
du Congo est détruite avec acharnement par les collabos et les
capitulationnistes de toutes les couleurs, parce qu’ils voient en
elle, et non sans raison, la source de la force et de la légitimité
historique du patriotisme congolais.
Essayer
de prouver aujourd’hui que la R.D.Congo est en danger mortel,
c’est enfoncer une porte ouverte. De la tragédie que vit notre
pays, non seulement gazouillent les troupes rwandaises (APR),
ugandaises (UPDF), burundaises, les forces "rebelles" de RCD/Goma,
RCD/ML, les ex-DSP (Baramoto), etc..., mais aussi les grandes
puissances occidentales qui créent et attisent les conflits ethniques
dont les mérites en cela sont vraiment indiscutables. Peuvent ignorer
le danger de la division de notre pays, seulement ceux qui ne veulent
pas le voir ou ceux qui leur est avantageux. Les slogans "Retour
au processus démocratique", "les droits de l’homme"
sous lesquels marchèrent les "rebelles", exécuteurs
fascistes en mêmes temps que les soi-disant "opposition démocratique",
des agents d’influence des services spéciaux occidentaux, ces
slogans, sans bruit et sans regret, sont introduits dans les accords
de Lusaka et les résolutions des Nations-Unies. Nous assistons à un
passage en douceur à la Yougoslavisation de la R.D.Congo.
Sur
l’avant-scène politique sortent en foule "Front Congolais pour
la reconstruction Nationale", le "Collectif de
l’opposition", le "Congrès des Progressistes pour la Libération",
les "ONG des droits de l’homme", les "Sociétés
Civiles" et d’autres intermédiaires de la bureaucratie
militaro-tribale de l’ancien régime, tous à la solde des
agresseurs et des intérêts étrangers.
L’appareil
d’Etat Congolais se disloque progressivement aux seuls bénéfices
des pays étrangers ou des intérêts privés. La privatisation de
toute l’activité économique rentable ne laisse actuellement plus
aucune place pour l’Etat Congolais et pour la reconstruction
nationale. Nous pensons qu’après encore quelques "succès"
des agresseurs et des "rebelles", la R.D.Congo se disloquera
et s’éteindra définitivement comme Etat souverain dans ses frontières
du 30 juin 1960.
Le
tourbillon d’attaques et contre-attaques amène fréquemment la
panique. Les populations sont constamment prises en tenailles et laminées
en fonction des intérêts stratégiques des grandes puissances de
domination qui créent et attisent les conflits armés locaux en
Afrique et en R.D.Congo. Surtout les Etats-Unis à travers les pays
supplétifs interposés (Uganda, Rwanda, Burundi, Afrique du Sud...)
en vertu du libéralisme sauvage qu’ils veulent imposer sur le plan
mondial. La plupart des sociétés privées exploitant les minerais du
Kivu, du Nord-Katanga et de la Province
Orientale ont d’ailleurs leur adresse de contact auprès de
la section commerciale de l’Ambassade des Etats-Unis à Kinshasa.
Cette
ingérence des Etats-Unis est directe à travers la présence sur
place d' agents de l’USAID, l’aide accordée aux pays agresseurs
par des programmes BIRD, FMI, Banque Mondiale, etc..., et le contrôle
des Organismes des Nations Unies implantés dans notre pays. Les gens
ne peuvent pas échapper à l’illusion que tout ce qui se passe
n’est qu’un cauchemar éphémère! Jugez-en vous-même!
Comment
peuvent réagir nos compatriotes à l’esprit patriotique, que
peuvent-ils ressentir:
1.
Quand les troupes étrangères d’agression se disputent le
contrôle de Kisangani au détriment des populations congolaises!
2.
Quand on exige la "démocratisation" du régime de la
R.D.Congo, sans jamais faire état aussi du caractère autoritaire des
régimes mono-ethniques-militaristes installés dans les pays voisins
qui l’ont envahi!
3.
Quand la culture de la haine a pris pied dans le Nord-Est du
Congo, cette culture qui a commencé à s’imposer lorsque les problèmes
ethniques du Rwanda et du Burundi ont été exportés au Congo!
4.
Quand nous savons que les responsabilités principales de ces
conflits sont étrangères à la R.D.Congo:
-
responsabilité des génocidaires de 1994;
-
responsabilité de la "communauté internationale"
complice qui refusa de prendre les mesures nécessaires pour mettre
fin à la violence, et responsabilité de la Belgique qui fut
incapable en 1994 d’exercer efficacement son mandat onusien de
pacification, ni de prendre les initiatives nécessaires de médiation
en vue de la pacification;
-
responsabilité de la France au moment de l’opération
"turquoise" qui poussa la population hutue vers le Kivu en même
temps que les milices et les responsables du génocide des tutsis;
-
responsabilité de l’Union Européenne qui, durant de
nombreux mois, a entretenu les camps de réfugiés hutus dans le Kivu
à raison d’un million de dollars US de dépenses par jour;
-
responsabilité de l’Etat mobutiste qui ne s’est pas soucié
de désarmer l’armée rwandaise et les milices interahmwe présentes
sur le territoire congolais et n’a pas cherché à résoudre le
problème des camps de réfugiés à la frontière du Rwanda, tirant
profit de la situation pour mater les "mouvements
insurrectionnels" du Kivu, trop actifs dans la résistance contre
le néo-colonialisme depuis 1964;
-
responsabilité des autorités actuelles de Kigali qui, au nom
de la protection de leurs frontières, ont pénétré très profondément
dans notre territoire, y compris dans les zones où n’existent pas
des milices interahamwe;
-
responsabilité des autorités rwandaises instrumentalisant les
"communautés congolaises d’origine tutsie"! dans le but
d’affirmer leur domination ethnique au Congo;
-
responsabilité du Rwanda, de l’Uganda et du Burundi faisant
fi des conventions internationales de l’O.U.A, relatives au respect
de l’intangibilité des frontières africaines, et des conventions
internationales sur la guerre;
-
responsabilité des multinationales des Etats-Unis, de l’Union
Européenne, du Canada qui, en Province Orientale, au Kivu et au
Nord-Katanga ont trouvé des matières premières stratégiques pour
leur industrie aérospatiale!
5.
Quand on enrôle les enfants dans la guerre pour les obliger à
se battre contre leurs frères ou parents directs!
6.
Quand des petites filles ou jeunes filles sont obligées de
suivre des soldats pour les servir ou leur servir d’esclaves
sexuels! (cfr: les troupes d'occupation japonaises en Corée)
7.
Quand les enrôlements et captures entraînent une très grande
instabilité dans les villages. Les habitants nomadisent en brousse,
les jeunes filles ne logent plus dans leurs familles, les enfants qui
ne souhaitent pas se battre pour les "rebelles" se cachent
comme ils le peuvent, surtout émigrent vers les grandes villes où la
sécurité est relativement "mieux assurée"!
8.
Quand beaucoup d’enfants sont entraînés vers les
concessions minières où ils tombent dans les mains d’officiers ou
d’hommes d’affaires installés dans les centres et en particulier
à Goma, ville frontalière avec le Rwanda, ces jeunes gens et jeunes
filles sont utilisés comme main-d’œuvre servile!
9.
Quand parmi les creuseurs de mines, on trouve aussi d’anciens
miliciens interahamwes sortis des prisons du Rwanda et placés sous le
commandement d’officiers rwandais s’étant attribué des carrés
miniers!
10.
Quand la violence, le viol et les massacres sont parmi les
armes utilisées pour terroriser systématiquement la population.
11.
Quand une femme ou une fille violée ne peut plus espérer créer
de liens matrimoniaux normaux dans sa communauté, le mari s’en désintéresse
et l’opprobre s’installe sur elle
12.
Quand certaines jeunes filles "se marient" en hâte
avec les soldats sans respecter les règles coutumières du mariage.
Elles sont rapidement dégoûtées de leur situation de ménagères de
troupes. Elles ne peuvent plus, dès lors, que tomber dans la
prostitution pour pouvoir survivre!
13.
Quand la jeunesse est abandonnée à elle-même et que tous les
niveaux d’enseignement sont sinistrés physiquement et
culturellement; classes délabrées et surpeuplées, enseignants impayés,
programmes dépassés, recyclages et documentation inexistants,
travaux pratiques détournés à des fins inutiles, etc...!
14.
Quand l’exploitation de diamant, de colombo-tantalite qui
servent dans les alliages de haute technologie pour les programmes
spatiaux; de cassitérites (étain), de titane, d’or, etc...dans les
carrés miniers privatisés par des sociétés bidon ou confisquées
par les agresseurs, s’opère dans un contexte d’esclavage. L’écoulement
direct de ces minerais étant dans les mains des commerçants
Rwandais, Ugandais, Libanais, Pakistanais, etc...!
15.
Quand n’importe qui peut aller ou venir exploiter sans se préoccuper
des populations traitées comme de la main d’œuvre servile. Des
hommes, des femmes et des enfants meurent chaque jour dans les trous
miniers, sans que leurs maîtres n’appliquent aucune règle de sécurité
sociale!
16.
Quand on se moque des populations du Congo, quand certains
"services" occidentaux considèrent que les Congolais
n’ont d’autres choix que de se plier aux injonctions des
envahisseurs Rwandais et Ugandais et de leurs sponsors Américains,
Européens ou disparaître!
17.
Quand le Conseil de Sécurité de l’ONU a exigé que l’Uganda
et le Rwanda "retirent toutes leurs troupes du Territoire
Congolais sans délai", mais sans fixer de date limite!
18.
Quand les diplomates savent que la Grande Bretagne et les
Etats-Unis s’étaient montrés mécontents que toute la
responsabilité de la situation en R.D.Congo soit amputée au Rwanda
et à l’Uganda, sans qu’il soit fait mention des trois autres pays
africains amis invités par le Gouvernement Congolais!
19.
Quand la Banque Mondiale et les donateurs occidentaux veulent
tellement que leur nouveau programme d’allègement de la dette des
pays surendettés fonctionne, qu’ils préfèrent fermer les yeux sur
le financement occulte de l’armée ugandaise par l’entretien du
pillage de notre pays, plutôt que présenter de vraies données!
20.
Quand au mois de juillet, l’Uganda s’est en effet vu récompensé
par la Banque Mondiale et le FMI qui lui ont promis d’effacer près
de deux milliards de dollars de sa dette extérieure!
21.
Quand "l’opposition <congolaise> interne", au
lieu d’œuvrer pour la recherche d’un cadre qui puisse consolider
la lutte contre les agresseurs et les collabos, exige le jeu de
l’alternance du pouvoir sous l’occupation!
Manifestement,
il est temps d’expliquer que tout cela n’est ni exagération, ni déformation
des faits, mais l’essence même de la mondialisation qui, en réalité,
est une autre forme de recolonisation.
Aujourd’hui,
il est temps de ne plus s’étonner, mais de constater que devant
nous se trouve le plus ordinaire, le plus naturel ennemi du Peuple
Congolais, le plus naturel ennemi historique de l’Afrique qui, sans
choisir les moyens, se lance logiquement et fermement vers le nouvel
"ordre mondial" de domination économique et vers la reconquête
du pouvoir politique. Il ne se lance pas du tout pour la "démocratisation"
ou les "Droits de l’Homme", il utilise ces termes comme
outils de division, de domination et de pillage pour la défense des
intérêts étrangers dans notre pays.
Nous
le soulignons encore une fois: ennemi du Peuple Congolais, ennemi de
l'Afrique comme envers tout ce qui est pour l'indépendance et la
liberté des peuples et des Nations faibles, il est prêt à accomplir
déjà aujourd'hui n'importe quel crime pour renforcer son hégémonie
sur l'Afrique et la R.D.Congo.
Et
maintenant, les ennemis de l'indépendance, du panafricanisme, de
l'unité nationale, de l'intégrité territoriale de notre pays, il ne
faut plus les chercher. Ils ont tous brillé pendant la transition
mobutiste. Il faut seulement les séparer de la masse des dupes qui se
mettent la corde au cou.
Entretenus
par les ennemis de l'indépendance de la R.D.Congo, les slogans de
"démocratie", de "Droits de l'Homme" ont déjà
préparé le "terrain idéologique général" qui servira à
la production en masse de robots-exécuteurs Congolais, ignorant leur
parenté historique. Par la reproduction de tels modèles d'
"Homme politique démocrate", en fin de compte, se
transformeront aussi la culture, l'art, l'éducation du peuple, l'école
au détriment de nos valeurs africaines sacrées.
Toute
cette campagne nettement orchestrée et coordonnée est la revanche
sociale, politique et économique de l'Occident pour ses défaites
passées dans la lutte contre la liberté des Peuples esclaves et les
Nations colonisées et opprimées à travers le monde.
L'armée
rwandaise (APR), l'armée ugandaise (UPDF), l'armée burundaise (ANB)
occupent nos territoires. Elles sont couvertes par les soi-disant
forces "rebelles" qui, leur servent de 5ème
colonne. Sous nos yeux, le gouvernement congolais a signé les accords
de Lusaka parce que le Peuple Congolais "veut la paix".
Malgré cela les accords ne marchent pas.
Nous
savons tous ce que veulent les agresseurs, les prétendus
"rebelles" et leurs sponsors occidentaux.
Les
accords de Lusaka ont failli à leurs objectifs. Ces accords ne
peuvent restaurer la paix que s'ils exigeaient:
·
Un cessez-le-feu effectif des hostilités;
·
Un déploiement des forces onusiennes qui remplaceraient systématiquement
les troupes des pays agresseurs;
·
Un retrait sans délai ni condition des forces d'agression,
forces non-invitées par le gouvernement congolais;
·
Et enfin, l'interposition des troupes de l'ONU aux frontières
de la R.D.Congo et des pays agresseurs.
Sous
nos yeux, avec les troupes des pays de la SADC dont notre pays est
l'un des membres, le Gouvernement Congolais est entrain de faire
respecter le principe de maintien de l'intégrité territoire de notre
pays. Mais, les Etats-Unis, l'Union Européenne, le Canada, le Rwanda,
l'Uganda et le Burundi sont bien décidés à utiliser l'ONU pour la
recolonisation et le partage du Congo.
L'Occident
parle beaucoup du Congo Démocratique sans poser un seul acte effectif
pour mettre fin à la guerre. Ainsi, l'on a parlé de l'envoi au Congo
de troupes de l'ONU. Cependant, avant, il a fallu que l'ONU envoie
5000 casques bleus. Après, il est question de 550 observateurs, les
autres casques bleus étant chargés de la sécurité de ces
observateurs. Il est clair que tant que Mr Laurent-Désiré Kabila
sera à la tête de la R.D.Congo, tant que la majorité des Congolais
continueront à refuser le découpage du Congo en petits morceaux, les
Etats-Unis et leurs alliés n'accepteront pas que la situation s'améliore
en R.D.Congo.
La
Belgique, ancienne métropole coloniale du Congo, a affirmé qu'elle a
effectivement l'ambition de faire avancer les choses. Mais lorsque son
Gouvernement affirme: "tant que le pays est en guerre, l'aide est
impossible", et lorsque son appareil judiciaire émet des
plaintes internationales contre les Dirigeants Congolais, il n'est pas
étonnant que les agissements des autorités rwandaises et ugandaises
rencontrent une compréhension "intéressée" aux Etats-Unis,
au Canada, en Afrique du Sud et en Belgique qui, par exemple, veulent
"punir" la R.D.Congo à la manière de l'Irak ou de la
Yougoslavie si Kinshasa tient à reconquérir le Nord de l'Equateur,
la Province Orientale, le Nord-Katanga et le Kivu! Pourquoi?
La
raison est simple et connue de tout le monde:
la
R.D.Congo est un scandale géologique, surtout dans la Province
Orientale, le Kivu, le Katanga et le Kasaï où se trouvent l'or, le
diamant, le niobium, le coltan, l'étain, le charbon, le fer, le
cobalt, le cuivre, l'uranium, etc. Tous les métaux les plus
importants et les plus rares y abondent encore que nulle part au
monde. Dans les conditions où les ressources minières dans d'autres
pays du monde sont déjà fortement entamées, si pas épuisées, il y
a de grands financiers de ce monde, chasseurs de richesses minières
qui veulent devenir propriétaires sans partage de ces ressources
chez-nous. Et il ne faut pas douter, tous les moyens sont bons chez
ces marchands de "démocratie" et de "défense des
droits de l'homme" pour parvenir à leur fin! Ceci pour informer
et avertir ceux qui en appellent à l'intervention de l'ONU et de la
"communauté internationale" dans notre pays.
Aujourd'hui,
avec l'effondrement de l'ex-URSS, l'ensemble de la planète Terre est
livré au capital international. La disparition du camp socialiste en
Europe a favorisé rapidement la montée en puissance de sociétés
multinationales dont aucune force, désormais, ne peut contrarier ni
l'expansion ni les stratégies.
Aujourd'hui,
comme jadis à l'époque esclavagiste de la Traite Négrière, du
partage de l'Afrique à la Conférence de Berlin en 1885, des conquêtes
coloniales et du néo-colonialisme, le monde entier est retombé sous
l'esclavagisme du capitalisme sauvage occidental. Le Congo étant,
bien sûr, la proie la plus convoitée dont le triste sort de partage
a été décidé et déjà entamé à la manière de la Yougoslavie.
Depuis
1996, alors que l'AFDL annonçait la prise des principales localités
de la R.D.Congo, les médias s'empressaient de préciser en détails
leur importance économique et dévoilant par là même les acteurs
principaux jusque là inconnus:
de
grands financiers intéressés par l'exploitation des ressources minières
du Congo. Juger de leur importance:
la
Consolidated Eurocan Ventures du Lundin Group, Barrick Gold
Corporation (B.G.C), l'Anglo American Corporation (A.A.C.) d'Afrique
du Sud. Il y en a aussi des "petites", c'est le cas de l'American
Minerals Fields Inc. (AMFI) et de son associée l'American Diamond
Buyers et d'autres encore des Etats-Unis, du Canada, de l'Afrique du
Sud, d'Uganda, de la Belgique, d'Israël...
L'AMFI
est un instrument destiné à exécuter en Afrique la volonté de
domination économique des financiers occidentaux et particulièrement
d'assouvir, dans notre pays, la soif de richesses et d'accomplir leurs
desseins de domination des sociétés américaines dont les dirigeants
participent aux grands enjeux stratégiques mondiaux qui relèvent de
la science, de la technologie, des finances, de l'industrie ou de la
politique.
Possédant
d'énormes capitaux, ces bourgeois monopolistes ont amorcé une lente
offensive au milieu des années 1990. En effet, les sociétés
multinationales ne se contentent plus aujourd'hui de dicter leurs lois
aux gouvernements du monde, même aux plus puissants, ni de contrôler
ces Etats; elles veulent fonder un "nouvel ordre mondial" en
procédant à la création de nouvelles entités étatiques qui
seraient leurs nouvelles zones d'influence: les
Néo-colonies.
C'est
le vrai sens de la guerre en R.D.Congo dont le but est la division du
Territoire Congolais en petits morceaux.
Les
moyens militaires que ces groupes détiennent et manipulent leur
permettent d'imposer leur volonté à des institutions nationales et
internationales ainsi qu'à des gouvernements; d'utiliser les services
secrets de leurs Etats respectifs; de prendre possession d'un Etat, de
l'acheter entièrement mais également de l'anéantir, d'en démanteler
les structures et d'ériger à la place des nouvelles entités étatiques
ou micro-états
fantoches. C'est le triste sort déjà commencé que va subir la
R.D.Congo, si nous ne faisons pas attention, si nous ne faisons rien!
Aujourd'hui,
aucune institution, aucune organisation nationale ou internationale,
aucun gouvernement, aucun pays et forcément aucun individu, fut-il Président
de la République, Roi, Empereur, Premier Ministre ne peut opposer de
résistance notable, sérieuse à ces Maîtres du Monde sans l'appui
du peuple. Ces puissances financières ont entrepris la reconquête et
le remodelage des pays du monde, retraçant de nouvelles frontières
comme ex-URSS, en ex-Tchécoslovaquie et en Yougoslavie, forçant la
création de nouveaux petits Etats dans les Balkans, en Asie
Centrale...et maintenant en Afrique Centrale dont la R.D.Congo notre
pays est la première victime.
Pour
mieux contrôler leurs capitaux, ces "Nouveaux Maîtres du
Monde" imposent aux populations les dirigeants politiques de leur
choix qui sont souvent très mal connus et mal appréciés du peuple,
déstabilisant ainsi la région et donnant, par le biais hypocrite
d'une soi-disant pacification, l'occasion aux troupes de l'ONU d'entériner
une scission de fait dont le peuple ne veut pas. Elles auront alors créé
leur Etat dans l'Etat.
Les
gouvernements des anciennes puissances coloniales occidentales ne possèdent
plus de moyens de leur politique de 1885 à 1960 en Afrique. La
bourgeoisie monopoliste remplace ses moyens par des fantoches "démocrates"
pour mettre en place un "nouvel ordre politique" dicté par
leurs seuls intérêts au détriment de ceux des populations.
Aujourd'hui,
très convoitée, la R.D.Congo, de par sa situation géo-stratégique
au cœur du continent africain ainsi que ses richesses colossales, est
la première cible et terrain de choix pour la poursuite en Afrique de
cette stratégie de reconquête mondiale de l'impérialisme
occidental.
La
tentative de reconquête du Congo par la guerre actuelle devrait
permettre à ces multinationales minières, si la victoire va au camp
de l'Uganda, du Rwanda, du Burundi et des "rebelles" qui se
battent pour elles, de faire main basse sur nos richesses
et d'en faire usage qui correspond le mieux à leurs intérêts. Il
s'agit en fait d'une véritable recolonisation de l'Afrique par l'Occident via
le capital privé international. L' "ordre nouveau" voulu
par ces firmes se caractérise par l'abolition des frontières issues de la Conférence de
Berlin de 1885, entérinées par la Charte de l'OUA
d'Addis-Abeba en Mai 1963, par la balkanisation systématique des
anciens Etats et par la création des nouvelles entités étatiques
fantoches au service total des recolonisateurs occidentaux.
La
désillusion amère suscite le mécontentement des populations, des
indignations, de la résistance passive, active ou armée.
Notre
Etat, notre pays le Congo, suit lentement mais sûrement ce chemin de
l' "ordre nouveau néo-colonial" dont P.E.Lumumba nous a mis
en garde. Maintenant, les leaders de l' "opposition
interne", de collectif de l'opposition, de la diaspora, le Front
Congolais pour la Reconstruction, veulent être des fantoches...mais
des fantoches de micro-Etats...en création!
S'il
faut changer de pouvoir à Kinshasa en leur faveur, le résultat sera
le même. Pour ce prix et par ce biais, la bourgeoisie monopoliste
internationale qui soutient et encourage avec détermination la guerre
au Congo pourra contrôler toutes nos richesses naturelles.
Il
faut que nous pensions aujourd'hui non seulement à l'expulsion des
agresseurs du territoire congolais, ce qui est une tâche inéluctable,
mais aussi à l'écrasement des collabos et capitulationnistes
nationaux que P.E.Lumumba désignait par le nom des "ennemis intérieurs
du Congo".
C'est
pourquoi, pour y parvenir, nous avons pensé qu'il nous est
indispensable d'organiser une grande rencontre à l'instar d'une Conférence.
Nous voulons que cette Conférence parvienne en toute franchise à
regrouper l'ensemble des forces patriotiques qui s'opposent à la
domination étrangère, au pillage de nos richesses et à l'occupation
de notre pays par les Armées étrangères.
Il
faut remarquer que les collabos ainsi que leurs partisans politiques
et idéologiques dans l'opposition ont des moyens d'information qui
agissent sous les slogans de liberté, de démocratie, droits de
l'homme, Etat de droit..., slogans creux auxquels ils s'acharnent à
donner un sens et un contenu "humains" mais le sens et le
contenu sont en réalité fascistes et anti-démocratiques.
Nous
savons qu'après la victoire des forces nationalistes aux élections
de mai 1960 et la conquête du pouvoir par P.E. Lumumba en tant que
leader de ces forces, tous ses adversaires, toutes les forces du mal
se réunirent autour du slogan de la "démocratie". Mais
est-ce que le Collège des Commissaires Généraux, les gouvernements
Ileo, les gouvernements Adoula, les gouvernements Tshombe, Kimba, les
gouvernements Mobutu et les gouvernements de Transition issus de la
Conférence nationale "souveraine" étaient démocratiques?
Pourtant,
tous ces gouvernements anti-démocratiques et dictatoriaux patentés
ont tous été soutenus par l'Occident démocratique, respectueux des
droits de l'homme!
Est-ce
qu'on peut compter, par exemple, le RCD-Goma, le RCD-ML, le MLC, le
FCRN, le CPL...parmi des organisations démocratiques? Pourtant, tous
leurs moyens d'action proviennent de l'Occident démocratique,
champion des droits de l'homme!
A
travers les moyens d'information confisqués par les alliés des
collabos, on nous insinue que les "rebelles" sont les démocrates
et que la population veut la restauration du "processus démocratique"
issu de la Conférence nationale "souveraine" (CNS)!
Pour
l'écrasante majorité des Congolais, la "rébellion" et les
capitulationnistes nationaux sont des traîtres à la Nation
Congolaise.
En
R.D.Congo, la "démocratie" made in Occident s'est changée
en pouvoir d'une meute, en illégalité et en anarchie. Dans la société
s'implante un amoralisme agressif, qui a joué son rôle dans
l'existence d'une "génération perdue". Ces jeunes, qu'on a
éduqués pendant trente-sept années dans l'esprit de falsification
de l'Histoire du Congo et anti-patriotique; ces jeunes ont été drogués,
assourdis par les chefs d'œuvre du mauvais goût de la culture de
masse européenne; ces jeunes ont été excités et dressés contre
les Valeurs Sacrées Africaines
L'agression
contre la R.D.Congo aurait été impossible sans la faiblesse du
pouvoir à la tête de notre pays. Et cette faiblesse a commencé au début
1997 quand l'AFDL s'est transformée de Front des organisations
politiques en Mouvement de rassemblement de masses. Nous avons assisté
là à la renaissance du "bagage" idéologique et politique
des "collabos" des années 1960.
La
liquidation de l'AFDL et l'institution des CPP qui furent annoncées
justement quand les agresseurs occupent nos territoires n'ont pas
apporté une solution efficace au problème. La situation s'est empirée
davantage avec l'occupation de la Province Orientale, du Kivu, du
Nord-Katanga et du Nord de l'Equateur par les Armées rwandaise (APR),
ugandaise (UPDF) et burundaise (ANB) couvertes par le RCD/Goma proche
du Rwanda, le RCD/ML proche de l'Uganda, le MLC soutenu par l'Uganda,
le FCRN (ex.DSP de Mobutu) de Baramoto soutenu par l'Uganda sur base
des accords de Lusaka et des résolutions de l'ONU.
Les
conditions sont formées pour l'identification claire et formelle des
capitulationnistes qui militent pour le dialogue avec les agresseurs,
la réconciliation avec les collabos, ceux-là qui discréditent les
idées de l'indépendance, de la liberté et brade la souveraineté du
Congo.
Les
Nationalistes par conviction ne sont pas tous dans les arènes du
pouvoir actuel à Kinshasa. Malgré le décret-loi relatif aux partis
politiques et au regroupement politique, aucune initiative sérieuse
n'a été prise pour le regroupement des Patriotes, partisans de la résistance
contre les agresseurs, les collabos et les capitulationnistes.
L'
"alternative" au Président Laurent-Désiré Kabila n'est
pas formée par les "démocrates" au service de l'étranger,
mais par les masses populaires que les acolytes des multinationales
craignent et assassinent parce que voyant en elles l'obstacle majeur
à leur politique de capitulation. Cela signifie en réalité qu'ils
craignent le Peuple, la source du pouvoir dans une véritable démocratie.
La
Conférence des partisans de la résistance congolaise que nous
voulons préparer et organiser doit servir au renforcement de la
guerre populaire de longue durée. Cette Conférence doit regrouper
tous ceux qui ne veulent pas le compromis humiliant et inacceptable
avec les commanditaires de la guerre, les agresseurs et les collabos,
tous ceux qui n'acceptent pas la capitulation.
A
cet effet, il nous faut choisir minutieusement des compatriotes
actifs, compétents qui savent communiquer pour la formation du Comité
national d'organisation. Il nous faut organiser la préparation de la
Conférence mais aussi la coordination des activités variées des
partisans de la résistance en liaison avec le Comité National
d'Organisation. Tel est l'objet du présent message que nous vous
adressons.
Le
mobutisme a divisé les Congolais en Riches et Pauvres et il ne faut
pas admettre que les agresseurs nous divisent en VIVANTS et MORTS. De
notre position de principe et de notre activité dépend l'avenir de
la R.D.Congo et, tout d'abord, du maintien de son intégrité
territoriale.
Dès
maintenant, il nous faut nous préparer pour résister longtemps et
efficacement aux agresseurs et les collabos.
Voilà
la tâche noble, grandiose et primordiale qui incombe à nous tous
patriotes, à chacune et à chacun de nous, fille et fils de ce grand,
majestueux et riche pays tant convoité, la R.D.Congo, notre beau
pays.
A
chaque mouvement des collabos et des pseudo-démocrates, il faut une
riposte organisée et décisive des Résistants Congolais.
Tel
est le mot d'ordre à suivre et à mettre en pratique dans cette
longue guerre de résistance.
Préparons
la Conférence des Partisans de la Résistance!
Quoi
que ce soit encore difficile aujourd'hui, le Peuple Congolais vaincra!
En
avant, Peuple Congolais!
Notre
Action est Juste!
L'Avenir
du Congo est à Nous!
Sous
l'enseigne immortelle de Patrice Emery Lumumba… Nous vaincrons!
Le
Comité d'Organisation,
e-mail :
mara.basaula@planet.nl
Tél :
+31.650.546.381
Fax :
+31.20.77.22.083
|