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L'ASADHO exige la lumière sur l'affaire MASASU et consorts

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Dave Banza

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1.      Dans son communiqué du 2 décembre 2000, l’ASADHO faisait état de l’arrestation le 7 novembre 2000, du Commandant Masasu Nindaga et de son transfert le 21 novembre 2000 à Lubumbashi où il a été conduit vers une destination inconnue à bord d’un avion de la compagnie privée Itab.

2.      Le même communiqué précisait qu’avec M. Masasu, près de 120 autres soldats et officiers, tous originaires des provinces du Kivu, avaient été arrêtés et détenus dans différents lieux de détention des services de sécurité. Une liste nominative de 36 de ces officiers et soldats supposés avoir été extrajudiciairement exécutés pendant leur détention était annexée audit communiqué.

3.      Par sa lettre datée du 13 décembre 2000, l’Asadho se préoccupait des informations persistantes sur une probable exécution extrajudiciaire du Commandant Masasu le 24 novembre 2000 à Pweto au Katanga.. Eu égard à la gravité de ces informations qu’elle qualifiait de rumeurs, l’Asadho en appelait à une intervention du Président de la République pour faire la lumière sur ces événements en vue de fixer les familles et la nation sur le sort de Masasu et de ses compagnons.

4.      En réponse au communiqué de l’ASADHO, l’Etat-major interarmes des Forces Armées Congolaises (FAC) a publié le 16 décembre 2000 une déclaration suite à cette affaire, sans pour autant apporter la lumière sur ces allégations.

5.  Le communiqué des FAC constitue plutôt un démenti en bloc, exprimé en termes généraux, des allégations contenues dans le communiqué de l’Asadho et dans la lettre qu’elle a adressée au Chef de l’Etat. Les faits précis et les circonstances exactes détaillés dans le communiqué et la lettre de l’Asadho demeurent non sérieusement  non démentis. 

6.      A la suite du communiqué des FAC, des agents des services de sécurité se mettent à s’intéresser de manière inquiétante aux activités de l’Asadho et à ses membres et dirigeants, au point que la sécurité de ces derniers est sérieusement en danger. Des attaques en règle sont ouvertement dirigées contre l’Asadho et ses membres par les médias contrôlés par le gouvernement. Les mêmes attaques et accusations qui avaient précédé les mesures injustes de bannissement de l’Asadho en avril 1998 sont aujourd’hui à nouveau recensées.

7.      L’ASADHO est convaincue que la meilleure façon pour le gouvernement de rassurer l’opinion publique est la présentation publique des personnes arrêtées, l’autorisation des visites en leur faveur aux lieux de détention ainsi que de les déférer dans un délai raisonnable devant une cour de justice indépendante.

8.      D’autre part, l’Asadho est consternée par la récupération politique que le mouvement rebelle RCD essaye de faire de cette triste affaire, notamment en décrétant, avec grand bruit, un deuil “national” en mémoire du Commandant Masasu, alors que des centaines de paysans tombent régulièrement sous les balles des soldats placés sous l’autorité du RCD et des troupes rwandaises dans les territoires sous leur contrôle, sans que la moindre enquête judiciaire ne soit diligentée.

Il faut que la lumière soit faite sur le sort de Masasu Nindaga et des 120 soldats et officiers arrêtés avec lui!

Fait  à Génève, le 19 Décembre 2000

Dave Banza

Président
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