Re: Fw: Des rencontres en dehors de
Lusaka: Une fuite en avant du gouvernement de Kinshasa. |
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Ambassadeur Adeito N. Bagbeni |
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En depit des demarches insolites du pouvoir de Kinshasa de convoquer le
sommet de Libreville le 21 Decembre et de celles entreprises par l'UDPS le
mois passe a Madrid, mettant a nu la maladresse avec laquelle ces sommets ont
ete convoques, il est temps que les composantes des Accords de Lusaka au
nombre de 4 a savoir l'opposition armee, le pouvoir de Kinshasa, l'opposition
non armee, tant externe qu'interne, et la societe civile, explorent des
horizons susceptibles de les placer sur la trajectoire du dialogue politique
inter-congolais, au lieu d'alimenter une polemique sterile et improductive
entre elles. Certes les initiatives annoncees n'ont pu recueillir l'assentiment d'autres parties mais faut-il pour autant attendre et se
complaire dans cette situation au moment ou le Conseil de Securite des
Nations Unies, apres la prorogation du mandat de la Monuc, attend de la
classe politique congolaise dans son ensemble de faire preuve d'humilite, de
patriotisme, du civisme et de maturite politique, en reliant le volet militaire des Accords de Lusaka au volet politique et en formulant des
propositions constructives en faveur de la tenue de ce dialogue ! Que suggere
actuellent le RCD pour ce dialogue et pourquoi prefere-t-il confier au
pouvoir de Kinshasa le soin de convoquer ce dialogue ? Si le facilitateur est
frappe d'incapacite de jouer son role pour avoir ete recuse par une partie du
fait d' avoir tenu des propos incompatibles avec son role de
facilitateur, lesquels l'ont pratiquement disqualifie aux yeux d'une des composantes,
pourquoi la classe politique congolaise peut-il admettre que cet handicap
puisse obstruer le processus de son dialogue sans reagir dans le sens de la
rectification ou de l'eliminaton de cet obstacle ? Des eminents hommes
d'Etat de la trempe de Abdou Diouf, de Soglo ou de Rawlings, peuvent valablement
remplacer ce sir Ket et remettre sur le rail le processus du dialogue afin de
hater son avenement et par ricochet, mettre fin a la guerre qui dechire de
maniere sauvage notre beau pays, decime sa population et divise une Nation
unie depuis les rebellions de 1960. L'esprit de consensus implique l'acceptation par toutes les parties des elements constitutifs du dialogue, a
savoir: le lieu, la date, le nombre des participants selectionnes sur une
base geo-politique en tenant compte de toutes les composantes, le
facilitateur, l'ordre du jour et la duree. De ce fait, l'opposition armee est
appelee a formuler ses propositions en considerant cette condition sine qua
non tout comme le pouvoir de Kinshasa et l'opposition non armee. Une
rencontre prealable des dirigeants de ces parties composantes serait souhaitable dans une capitale neutre comme Rome, Paris ou Bruxelles en vue de
peaufiner l'organisation du dialogue. Telle est notre modeste contribution a
l'avancement du processus.
Ambassadeur Adeito N. Bagbeni
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