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Merci compatriote Yves KAWAYA

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Alphonse Ndjate

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Cher compatriote,

Mon intervention n'avait qu'un seul but : celui de rappeler qu'il existe une distinction de taille entre la nullité juridique et la nullité intellectuelle.
A propos de Dr SONDJI, si tu ne le connais pas alors j'ai toutes les raisons de croire que tu es déconnecté des réalités politiques de ton pays. 

SONDJI, c'est le docteur courage qui, a sauvé la vie des quelques (centaines ?) de Rwandais hutus qui allaient être exécutés par les militaires tutsi lors de l'arrivée de Kabila à Kinshasa. 
Il s'était déjà signalé auparavent en bravant le pouvoir dictatorial de Mobutu en organisant les comités d'autodéfense populaires à la veille de la chute de Kinshasa.
SONDJI, c'est ce ministre courage qui a dénoncé en face de Kabila le procédé adopté par celui-ci pour doter le pays d'une loi constitutionnelle en reclamant une large ouverture du débat. Il démissionna même à l'occasion pour signifier son désaccord avec la ligne officielle du gouvernement... Bref c'est un personnage clé dans l'évolution politique postmobutienne dans notre pays. Mais à la différence des uns ou des autres, il n'a pas choisi de s'exiler pour rechercher des appuis. Il est resté au pays pour faire de l'opposition constructive. Voilà les raisons (je présume) de sa cooptation dans ce parlement provisoire, qui d'ailleurs n'a rien à envier à son ancêtre , le haut conseil de la République, parlement de transition.
Pour doter un pays d'une constitution, il faut bien commencer quelque part. En 1958, ce n'est pas un parlement élu qui a offert à la France cette constitution qui fait d'elle l'un des régimes démocratiques les plus stables d'Europe, c'est bien la volonté d'un seul homme : le général de Gaule...volonté avalisée par le peuple français au travers d'un référendum. Alors pourquoi refuser un début de vie juridique normale dans notre pays ?
Fallait-il qu'un autre soit à la place de Kabila pour que cela soit acceptable ?
Je crains qu'à l'allure où vont les choses les "Nuls réputés" ne soient pas ceux que l'on croit.

Avec toute ma considération.

Alphonse Ndjate

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